Politique
Je suis prêt à négocier … mais je ne concède et je ne cède rien
De couacs en cacophonies, de suspensions répétitives en blocages systématiques, Maputo 2 n’aura été finalement qu’une vaste farce. Après les formidables espoirs suscités par les avancées obtenues lors de Maputo 1 pour la résolution de la crise malgache, les pseudo politiciens malgaches se seront une nouvelle fois distingués par leur formidable égoïsme, le soit-disant laïus sur l’intérêt suprême de la nation n’aura été que prétexte pour faire valoir leurs propres intérêts suprêmes. A l’issu de ce sprint mozambicain, tout un chacun est effectivement et légitimement en droit de se demander pourquoi est-ce que le président de la HAT a perdu son temps à se déplacer à Maputo s’il savait dès le départ qu’il ne concéderait rien en ce qui concerne la présidence et la primature de la transition ? L’impression qui s’en est dégagée est qu’effectivement, le message de Andry Rajoelina semble être le suivant : « Je suis prêt à négocier … mais je ne concède rien et je ne cède sur rien ». L’ancien maire de la capitale semble également avoir sa propre conception de la transition « inclusive » que demande la communauté internationale, ladite communauté internationale, via Joaquim Chissano, qui fixe donc une dernière date limite pour régler cette cacophonie des seza malgaches : le 04 Septembre 2009. En attendant, la situation à Madagascar a regressé au niveau de l’avant Maputo 1.














