Politique
Il y avait des Français derrière ce coup d’Etat
Dans une interview accordé au Monde ce jour, Marc Ravalomananana soupçonne la main des Français derrière le coup d’Etat de Andry Rajoelina. Selon l’ancien chef de l’Etat, « Je ne dis pas que la France a tout organisé, mais il y avait des Français derrière cela. Les services de renseignement sud-africains, ici, me l’ont dit. ». Interview de Marc Ravalomanana dans le Monde
Commentaires
3 commentaires sur Il y avait des Français derrière ce coup d’Etat
- achille52 le
mer, 28th oct 2009 19:22
- lal le
jeu, 29th oct 2009 09:46
- ralambo le
ven, 30th oct 2009 10:09
Rien de neuf quoi, mais il faut des preuves concrètes. tout le monde sait que les gaulois veulent se prendre pour jules césar.
Heureusement qu’il y a toujours un homme comme RAVALOMANANA sur cette terre.
CE putschiste de rajoelina ne sait rien du tout.lui qui prétend être le président n’ a même pas sa propre personnalité.
sit tu crois vraiment capable de gérer le pays, degage toi de là rajoelina et les francais à la con!!!
regarde ce que tu as fait des malgaches, de madagascar et tt le reste.
des tas de 4mi sur la route, le prix des PPN de cessent d’augmenter, et même ce petit salaire de fonctionnaire, tu n’arrives même pas à le payer.
Quand SEM RAVALOMANANA était au pouvoir, j’étais tres fier de présenter madagascar dans les autres pays, que j’étais malagasy et que tout le monde était content de discuter avec un malagasy. les MALAGASY avaient beaucoup d’honneur et de fiérté, mais là franchement c’est la HONTE ABSOLUE
Mes commentaires à l’endroit du tract distribué au MAGRO « Feon’ny Vahoaka ara-dàlàna (FVA).
« …koa nampandeferina fanindroany indray ny Mouv. RAVALOMANANA Marc satria tsapa fa nisy ny COMPLICITE sy ny PRESSION politique niraisan’ireo mpanohana ny mouvances 3 sy ny GIC…»
En effet, il existe une complicité tacite entre la Communauté Internationale et Alphonse.
Alphonse a totalement bafoué les Accords de Maputo I – non libération totale des détenus à caractère politique. Et quand bien même, si certains ont été libérés, ce ne fut qu’après avoir signé par les bénéficiaires de certaines conditionnalités, ou après avoir rendus des jugements dénaturant totalement l’esprit du pardon et de l’amnistie – remaniement unilatéral du gouvernement Ndefo.
Après Maputo II, certaine mouvance a joué le jeu d’Alphonse. On peut noter l’entrée d’Emmanuel Rakotovahiny en tant que VPM – sans que le GIC ait manifesté, d’une manière sans équivoque, les manœuvres scandaleuses perpétrées par les actuels dirigeants de la transition.
«Manara-maso antsika izao tontolo izao»
Ne soyons pas trop prétentieux ! Madagascar ne préoccupe pas trop les pays occidentaux. Leurs médias ne parlent pas ou peu de Madagascar. Notre pays n’est stratégiquement pas plus important que le HONDURAS alors que le président démis de ses fonctions par un véritable coup d’état ne bénéficie que du soutien du bout des lèvres de la part de la Communauté Internationale. Alors l’argument selon lequel la Communauté Internationale n’approuve pas le coup d’état est à nuancer. A l’instar du Président Hondurien, la Communauté Internationale souhaite le retour à l’ordre constitutionnel … mais sans RAVALO. Le problème de ce pays c’est l’homme ! Ravalo ! D’accord pour condamner et renvoyer Alphonse. Mais Ravalo, nenni !
«Hiazakazaka amin’ny famotehana ny Firenena»
Avant de remarquer la paille aux yeux de nos adversaires politiques, voyons (et scandalisons-nous de la poudre cachant les nôtres.
Après neuf mois de crise, l’économie est à genoux. Que de temps a été perdu ! Alors que je me scandalise des énergies perdues pour trouver la solution à la gouvernance de la transition, alors qu’on n’a aucun écho sur la façon de redresser – pour ne pas dire révolutionner – le pays. Quid du perfectionnement de la loi sur les partis politiques ? Quid à la rédaction de la vision pour Madagascar, document préalable à celle d’un projet de société ? Quid de la nouvelle constitution ? Quid de l’unité tant désirée mais tant rejetée dès que les premiers signes de tension apparaissent ? Quid de la gestion du patrimoine minier de Madagascar ? Quid ? quid ? Autant de questions capitales auxquelles les médias semblent bouder. Je sais qu’il existe beaucoup de gens qui en pensent, mais qui sont-ils ? Où sont-ils ? Comment faire pour grouper les efforts ? Ravalomanana se rabaisse en voulant, d’une part, jouer le jeu de Andry, de Didier, de Zafy et de tous ces énèrgumènes qui grenouillent par-ci et par-là et, d’autre part, en faisant en sorte pour éterniser cette crise.. Jusqu’où veut-il aller ? Jusqu’au clash final qui est la désintégration des forces armées et la guerre civile à Madagascar ? Avait-il fait un deal avec les marchands d’armes internationaux ? L’acquisition d’une industrie chocolatière en Afrique australe fait-elle partie du scénario ? L’avenir nous le dira.
«…avadiho ho krizim-pitiavan-tanindrazana izao krizy izao…ka hanova ho olom-baovao ny olom-pirenena, indrindra ireo izay mba hanam-paniriana hitondra firenena»
Le rédacteur de ce tract n’aurait pas pu bien pensé lorsqu’il avait rédigé ce message. Alors, attelons-nous à la tâche ! Réglons vite et bien cette transition et reportons nos efforts à répondre aux questions citées plus haut !
Enfin, en ce qui concerne la gestion de cette fameuse transition, la question centrale n’est pas la nomination du président et/ou du co-président de la transition. Certes, compte tenu du niveau politique de la masse paysanne – qui constitue le gros de l’électorat – le poste de Président de la République (ou de la transition) est fondamental du point de vue calcul purement électoraliste. En effet, à l’instar des fameux moutons évoqués par le Sieur Panurge, cet électorat là va voter pour le ray amandreny mpitondra Fanjakana. Cependant, rien ne sera comme avant ! Quatre mouvances, et non plus une, vont représenter le Fanjakana, du Président de la Transition jusqu’à un certain niveau de hiérarchie administrative (Chef de Région ? Chef de District, Maires ?) En passant par les ministres et chefs d’institution, les hommes issus respectivement des 4 mouvances seront aux commandes. Comment cet électorat, dont on fera âprement la cour, réagira-t-il ? Nul ne peut préjuger de son comportement.
Devant cette caricature de la Démocratie, jouons vraiment de la Démocratie ! Donnons-lui sa chance ! Ayons des visions réalistes ! Des projets quantifiables et vérifiables. Cessons de prendre les gens pour des demeurés. Respectons-les pour que nous soyons dignes de leur respect. Mais d’une façon terre à terre, grandeur d’esprit ne rime pas avec naïveté. Je fais allusion à la répartition des portefeuilles ministériels. Qui sera à la Justice ? À l’Intérieur ? À la Décentralisation ? À la Défense ? Et aux autres non cités pour autant qu’on prémédite certaines actions pour mettre des bâtons dans les roues de son adversaire et surtout pour truquer, voire orienter le choix des électeurs ! Au lieu de nous chamailler sur le poste de président, concentrons nos réflexions sur le partage équitable des responsabilités. Il n’y a pas de solution miracle et le choix sera délicat. A mon avis, les ministères électoralement stratégiques, tels que ceux de l’Intérieur et de la Décentralisation seront à diviser en plusieurs départe »ment, à la tête desquels des responsables issus de mouvance différente à celle du ministre sont à même de contrebalancer et contrôler l’action du ministre, conformément à l’adage bien connu, selon lequel qu’il ne faut pas créer des occasions, qui, elles-mêmes, créeront des larrons !
Soyons réalistes, aucune élection, surtout dans un pays sous-développé, ne peut être transparente ! Mais ce n’est pas une raison pour ne pas y aller, ni pour tergiverser, au risque de prendre la population en otage. Prenons des solutions consensuelles, sages, humainement justes. C’est le moment d’intérioriser et de mettre à l’épreuve le slogan «Minoa fotsiny ihany» !!! C’est un cri du cœur voulant dire qu’on a foi en Dieu et qu’on aime sa Patrie. Que cette crise soit vraiment un « krizim-pitiavan-tanindrazana. »
Naivo















