Politique, Social
Les écoliers victimes collatérales de la crise
Si Alain Andriamiseza ne croit pas aux sanctions promises par le GIC, le peuple malgache n’a pas cette chance et pour lui les sanctions sont déjà visibles et palpables au quotidien. Les directeurs des écoles privées constatent ainsi une augmentation inquiétante du nombre d’élèves quittant leurs établissements en cours d’année. En cause, l’incapacité des parents à s’acquitter de leurs frais de scolarité. Comment en effet payer leur écolage quand on a déjà du mal à les nourrir ? Mais après tout pourquoi s’en faire ? Toutes les « révolutions » à Madagascar ont eu leur génération sacrifiée. Alors une de plus ou une de moins…
Commentaires
1 commentaire sur Les écoliers victimes collatérales de la crise
- Verohanitra le
mer, 24th fév 2010 10:06
Les écoliers ne sont pas seulement victimes de la crise, il est à craindre que certains y laissent la vie :
- Combien de rapts d’enfants a-t-on enregistré depuis le début de cette crise ? Que sont devenus les enfants kidnappés : ventes d’organes, trafics de personnes ?
- Les enfants sont mal nourris, les parents étant sans emplois et subissent les maladies qui en découlent. Les frais d’hospitalisation sont chers. La médecine traditionnelle à laquelle ont recours les parents ne s’avère pas toujours adaptée aux maladies dont souffrent les enfants.
- Le taux de scolarisation des enfants a sûrement baissé : les enfants quittent l’école pour les raisons évoquées par la rubrique mais aussi pour aider les parents à gagner la vie de la famille. Le travail des enfants reprend de plus belle.
- Les droits des enfants ne sont pas respectés. Comment oublier cette grenade lacrymogène tombée dans la cour de l’EPP d’Antanimbarinandriana, ni celle auprès de l’hôpital des enfants à Tsaralàlana qui a causé l’étouffement d’un bébé en bas âge ?
Pitié pour nos enfants qui n’ont pas demandé à vivre les conséquences néfastes de cette crise qui perdure au-delà de toute mesure.















