Après la décision du ministère de l’Éducation nationale de suspendre les soldes des membres du SEMPAMA, voici celle du ministère de la Santé publique de suspendre ceux des paramédicaux. Selon le syndicat des paramédicaux, une centaine de personnes sont concernées par cette décision.
Le projet est en gestation au sein du ministère de la Santé publique. Selon le Syndicat des infirmiers et sages-femmes de Madagascar (SISFM), une centaine de personnes sont concernées par la menace de suspension de soldes. Il s’agit des paramédicaux exprimant un refus de se conformer à la note de réquisition de services confirmée par la Cour Suprême. Les membres de ce syndicat n’entendent pas céder de si peu. Selon Aimé Rakotondrazafy, président du SISFM, la réponse a été adressée à la ministre de tutelle, alors que la note de suspension de solde n’a pas encore été émise. En ce sens, les infirmiers et sages-femmes mettent en avant leur intention d’effectuer une démission collective si jamais la ministre signe une telle note. La grève des paramédicaux de Madagascar quant à elle est maintenue, malgré cette menace du ministère. Le SISFM a même annoncé la prise d’ampleur du mouvement des paramédicaux qui se traduira en l’investissement de l’enceinte du ministère de la Santé publique pour la tenue d’un sit-in.
De son côté, la ministre Johanita Ndahimananjara a réagi en précisant que la suspension de solde ne concerne pas une centaine de personnes comme les paramédicaux l’ont prétendu. Dans la foulée, elle a précisé que cette note entre dans le cadre de la note de réquisition de services émise le 10 juillet dernier. « Nous prenons cette mesure afin de mettre fin à la grève des paramédicaux. Des vies sont en jeu dans le domaine de la Santé publique, et il importe que les membres du personnel soignant assurent à nouveau leurs fonctions », a-t-elle martelé. En ce qui concerne la revendication de sa démission par les paramédicaux, la ministre de la Santé publique a lancé la réponse habituelle, « cela ne résoudra pas les problèmes ». Johanita Ndahimananjara a conclu que son devoir est de faire en sorte que l’ordre prévale au niveau du domaine de la Santé publique et que le paiement des indemnités exigé par les paramédicaux est du ressort du gouvernement.







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