Code d’Éthique et de bonne conduite : qui doit montrer l’exemple ?


Parlons de bonne conduite

Parlons de bonne conduite

Le Code d’Éthique et de bonne conduite des politiciens et autres entités civiles pendant la Transition a été promulgué. Certes, l’intention est bonne, cependant, au constat de la conjoncture, on se demande si les acteurs politiques alliés à Andry Rajoelina, lequel a promulgué cette loi, ne devraient pas d’abord montrer l’exemple.


Il n’est pas déplacé d’espérer que ce Code d’Éthique et de bonne conduite n’a pas été promulgué contre les entités opposantes au pouvoir. Quelques articles dudit Code attirent particulièrement l’attention :

Article 6 : Tous les acteurs politiques s’engagent à ne pas instrumentaliser l’administration et à respecter l’indépendance de la Justice et la neutralité de l’administration, à s’abstenir à toute forme d’entrave au bon fonctionnement de l’appareil administratif.


- Oui, cependant, nul n’ignore que la Justice n’a jamais été indépendante durant la période de la transition. D’ailleurs le SMM a plusieurs fois révélé l’ingérence des hautes personnalités dans les affaires juridiques. Christine Razanamahasoa, ministre de la Justice a été ouvertement pointée du doigt par le président du SMM, en ce sens.

Article 19 : Tous les acteurs politiques doivent respecter le principe de transparence dans la gestion des affaires publiques et s’engagent à toute forme de corruption.


- Plusieurs faits de corruption et d’usage d’influence ont été constatés pendant toute la période transitoire et demeurent d’actualité. On ne citera que les cas d’intervention de hauts responsables du régime pour faciliter le trafic illicite de bois précieux et d’autres patrimoines. D’un côté, certains agissements d’Andry Rajoelina lui-même demeurent dans le flou, comme l’acquisition des hélicoptères Alouette II et le choix des Airbus A340. On note d’ailleurs que jusqu’à présent, seule une minorité parmi les membres des Institutions de la Transition ont fait leurs déclarations de patrimoine.

Article 21 : les dispositions du présent Code s’appliquent aux médias publics tant que privés.

Ils sont appelés à sensibiliser les acteurs politiques à l’apaisement social et à la solidarité nationale. Ils sont tenus de procéder au traitement égalitaire envers tous les acteurs politiques.

- Un traitement égalitaire, parlons-en, spécialement pour les chaines nationales. L’accès des acteurs politiques de l’opposition aux médias publics demeure restreint. Les leaders de la mouvance Ravalomanana ont plusieurs fois demandé à s’exprimer sur la TVM ou la RNM et n’ont que rarement obtenu satisfaction. L’interdiction d’antenne qui est allée jusqu’à affecter le Premier ministre Omer Beriziky a d’ailleurs fait la polémique récemment.

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freeze dit :

« Nous devons regarder notre laideur intérieure avec honnêteté et faire l’examen douloureux de notre conscience »

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Dr CELESTIN Robin dit :

Ce code d’éthique et de bonne conduite est un plagiat de loi concernant la pratique de la politique à Madagascar promulguée vers fin décembre 2008 par le Gouvernement RAVALOMANANA MARC.
Les journalistes ,s’ils suivaient vraiement la vie politique du Pays , auraient dû sortir l’original de leurs archives..
Voilà une occasion pour les journalistes pour démontrer leur objectivité et leur jugement neutre.et non partisan !.

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