La SADC a négocié, convié, invité, menacé et sommé, sauf qu’aucune manœuvre n’a porté les fruits escomptés. Malgré son incompétence avérée à prendre en main le dossier de la crise malgache, la communauté de développement subsaharienne ne décourage pas. Lors de son passage express dans la Grande-Île vers la fin de la semaine passée, Marius Fransman a proposé une nouvelle démarche.
Une nouvelle démarche, mais pas inconnue. Après les échecs des négociations aux Seychelles, la SADC s’est rendue à l’évidence que la résolution de la crise malgache n’est pas seulement une affaire entre Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina. De ce fait, le vice-ministre sud-africain a annoncé une nouvelle rencontre entre toutes les parties prenantes à la Feuille de route. Il fallait malgré tout injecter un extra pour faire démarquer ce nouveau projet, face à l’impression de déjà-vu. La prochaine rencontre verra par conséquent la participation des autres forces vives non-signataires du document de sortie de crise.
Cette nouvelle rencontre est planifiée pour le mois de septembre ou octobre prochain. Deux mois pendant lesquels les médiateurs locaux prendront le relais pour tenter d’apaiser les tensions entre les camps politiques protagonistes, et essayeront de trouver un terrain d’entente préalable. La Troïka quant à elle se penche sur le rapport des rencontres de Seychelles et des consultations des parties prenantes malgaches effectuées par Marius Fransman vers la fin de la semaine passée. « Nous allons préparer ce rapport en vue du sommet de la SADC qui se tiendra les 17 et 18 aout à Maputo », a précisé Marius Fransman. S’il est certain que le sommet saluera et encouragera la démarche de l’organe de médiation, on ignore si des directives en découleront.
D’une manière ou d’une autre, la partie au pouvoir semble tendre lentement mais sûrement vers sa victoire face au camp Ravalomanana. Faut-il rappeler que le temps est compté pour l’exilé d’Afrique du Sud s’il compte toujours se présenter aux élections ? Le Code électoral exige en effet de tout candidat aux élections, la résidence sur le territoire national pendant au moins 6 mois précédant la date des scrutins. Ceci implique pour Marc Ravalomanana, le retour au pays avant le 8 novembre prochain, sous peine de disqualification. On suppose aussi que la mouvance Ravalomanana ne restera pas les bras croisés, même si ce délai est dépassé faute à l’échec de la nouvelle démarche de la SADC.









Izao ilay hoe adalain’ny afrikanina an!!! Te-hatoky azy eo ko!!! Zarany aza ny firenenao hilatsaka ambanimbany kokoa mba ahafahany misondrotra milamina. Aza mba vendrana ihany hoa.
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On parle souvent d’échec de la médiation de la SADC aujourd’hui. Le mot échec est un peu trop fort au stade actuel de la situation, je dirais plutôt que la SADC est en difficulté. Mais comment a-t-elle pu s’embourber à ce point?
La réponse est simple : La SADC s’est écarté des textes internationaux, comme les accords de Cotonou dans la résolution de la crise malgache. Accord qui aurait très bien pu lui servir de base du fait de sa valeur internationale. Les accords malgacho-malgaches ultérieurs ne devraient présenter en aucun point et sous aucun prétexte des contradictions vis à vis d’un accord internationalement ratifié. Accepter qu’un putschiste dirige la transition et organise des élections est déjà un viol avéré de ces accords.
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vonona a répondu :
novembre 22nd, 2012 à 00:17
@Rabota, Tout à fait d’accord avec vous.
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