1,376 milliards d’Ariary de plus payés par Ambatovy, une erreur administrative ?


1,372 milliards d'ariary d'écart

1,372 milliards d’ariary d’écart

Nous avons évoqué dans une de nos brèves l’incohérence sur le fait que le secteur minier soit moins porteur pour l’État malagasy que le secteur touristique. À quoi bon installer d’énormes concessions d’exploitation et de lancer des opérations d’extraction minières au détriment de l’environnement pour ne récolter que 145 millions de dollars en une année ?


En vérité, dans le secteur minier, tout va à l’avantage des politiciens au pouvoir et des autorités à divers échelons. On peut citer notamment le cas de racket à plusieurs centaines de millions d’Ariary contre un permis d’exploitation ou la promesse du régime de ne pas veiller au grain.

Tirons un exemple du rapport de l’EITI pour l’année 2012, publiée récemment. Dans ce rapport, l’EITI a calculé un gap de 1,376 milliards d’Ariary entre les déclarations respectives de l’État malagasy et des industries extractives. Si les firmes d’extraction minière ont déclaré avoir payé 316,896 d’Ariary en 2010, le régime affirme avoir encaissé 318,272 milliards d’Ariary.

De piètres prétextes ont été avancés pour expliquer ce surplus 1,376 milliards d’Ariary. Pour le cas de la firme Ambatovy qui a payé 1,439 milliards d’Ariary en plus (d’autres firmes ont déclaré des chiffres inférieurs à ceux de l’État), des erreurs comptables sont avancées comme prétexte. Cette compagnie aurait payé des droits de douane qu’elle n’aurait pas dues, étant donné qu’elle est inscrite dans un protocole lui donnant l’avantage de l’exemption de douanes. Une erreur d’amateur, se permet-on de dire surtout pour une firme d’une telle envergure. Une autre hypothèse serait que les responsables de cette firme avaient besoin de classifier les sommes d’argent versées officieusement au régime de Transition. Quoi qu’il en soit, l’essentiel dans cette initiative pour la transparence des transactions avec les industries extractive est de pouvoir fournir une explication à cet écart, a déclaré Yan Rasamoelina du cabinet Ernest & Young.

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jr31 dit :

c’est clair, le gap a été empoché! mais par qui? surement pas par le trésor public! c’est un secret de polichinelle!

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admin dit :

« Ernst & Young » et non « Ernest & Young » sinon on va se faire tirer les oreilles encore

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debile profond a répondu :

@admin,

le profil :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ernst_%26_Young

c’est pas plus tôt un audit pour transférer a l’extérieur du pays légalement et juridiquement les avoirs volés pendant cette transition par certains du pouvoir ?

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Joh dit :

si vous dites à quoi bon ? dans cette liste, combien sont réellement opérationnelles et donc rapportent ? La plupart pour ne pas dire la majorité écrasante ne l’est pas. Je suis en même temps surpris par l’apport ridicule de QMM !

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Tsisdinika a répondu :

@Joh,
Seulement 4 sur les 11 sont en phase d’exploitation commerciale en effet. Ces 7 autres sont en cours de recherche ou en cours de construction de leurs mines.

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Joh dit :

il y a une chose que je comprends pas : si certains dirigeants se sont empochés le fric, comment retrouve-t-on la trace de cet argent dans la déclaration officielle de l’Etat, donc dans le trésor public…
les raccourcis sont trop simples même si les dirigeants de ce pays ne sont pas les plus clean.

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