Courrier des lecteurs : Pourquoi il fallait destituer Marc Ravalomanana

- Marc Ravalomanana, un batisseur
POURQUOI LE COUP D’ETAT DE 2009 ?
Avec Ravalomanana au pouvoir, c’est le début de la fin du règne de la France à Madagascar. Le monopole des 600 entreprises françaises présentes depuis des lustres sur tout le territoire malgache, volait en éclat. Ravalomanana laisse jouer la concurrence ; place au mieux disant et au plus performant. C’est le début la vraie indépendance, et non celle annoncée en 1960 par De Gaulle.
Pour la France, Ravalomanana était l’homme à abattre. Elle a trouvé son valet en Rajoelina. (voir les dénonciations du Cdt Charles Andrianasoavina).
LES REALISATIONS DE RAVALOMANANA
En 7 ans :
- la réserve en devises est passée de 200 millions de dollars (2003) à 1,4 milliards de dollars ;
- le taux de croissance atteint 7,1% en 2008, alors qu’en Afrique il est de 6,8% ;
- l’inflation est de 9,4% seulement, s’il est de 12% en Afrique ;
- en 2005, il fait construire le Port de Fort-Dauphin, qui devient le 2è port africain après Durban, en termes de capacité ;
- Le budget national est investi dans les routes, les infrastructures, la santé et l’éducation.
- C’est la première fois que tous les enfants scolarisés reçoivent des « kits scolaires ».
- 9000 Km de routes sont bitumées, soit bien plus que ce que les gouvernements successifs ont effectué en 43 ans d’indépendance (Omar Bongo=1000kmen 40 ans)
« Madagascar n’a jamais été aussi performant » dit la Banque Mondiale.
OUVERTURE-
- en 2007, le Canada est devenu le 1er investisseur à Madagascar ;
- la Chine est le 1er partenaire commercial, tandis que la France recule à la 4è place ;
- l’Anglais devient langue officielle au même titre que le malgache et le français ;
- le malgache devient langue d’enseignement à la place du français ;
- Ravalomanana refuse la privatisation de AIR MAD et de la JIRAMA. Et il donne la gestion d’AIR MAD à la LUFTHANSA, une compagnie allemande, et celle de la JIRAMA à une autre compagnie allemande.
PROJETS-
- Ravalomanana a préparé pour Juin 2009, la mise sur pied d’une Banque Nationale, secteur jusqu’ici monopolisé par 3 groupes français ;
- 2008, création d’une cimenterie avec l’aide chinoise, secteur monopolisé par HOLCIM. Le ciment coûte trois fois plus cher à Madagascar qu’à Maurice, qui pourtant l’importe.
- Ravalomanana comptait louer 1,3 millions d’hectares à une société Sud-Coréenne, qui était prête à investir 5 millions de dollars. Il faut savoir qu’aujourd’hui, 8% des terres seulement sont exploités. Et même si on louait 1,3 millions d’Ha, il resterait 42% de terres inexploitées.
- Découverte d’une réserve de pétrole évaluée à 15 milliards de barils, représentant 2000 milliards de dollars (soit 3 siècles de PIB malgache). EXXON (USA) et CHINA Petroleum sont reçus par Ravalomanana.
France 24 et AFP diabolisent alors le régime de Ravalomanana, dénonçant sa « dictature » le taxant de monopoliser l’économie. Mais ils ne disent pas qu’en 2001, son entreprise TIKO, 1ère industrie agro-alimentaire, faisait déjà vivre plus de 4000 personnes. En remettant à plat les bases de l’économie, Ravalomanana perturbe les rentes de situation, et attire la haine sur lui.

- Les réalisations d’Andry Rajoelina
LES REALISATIONS DE RAJOELINA
Inutile de revenir sur la façon dont Rajoelina a dirigé et réussi le putsch. Les déclarations du (Commandant) Colonel Charles Andrianasoavina sont plus que suffisantes pour le mener au poteau, ou à l’échafaud.
UN POUVOIR DE CORROMPUS-
- Rajoelina a collecté quelques 233 milliards Ariary pour acheter des militaires, et de hauts fonctionnaires de la magistrature pour réaliser son putsch.
- A l’image de leur « maître », les sous-mercenaires aux postes de commande, se livrent eux-aussi à la spoliation à grande échelle du pays. Les voitures et les logements sont monopolisés, même s’ils ne sont plus en fonction…
- Bon nombre d’entre eux sont impliqués dans l’exportation illicite de bois précieux, et de pierres précieuses ;
- Des policiers ou des militaires louent leurs armes à des bandits, source de l’insécurité ;
- Actuellement, le régime négocie avec DAEWOO concernant la location de terrains (ce que la France et Rajoelina ont critiqué à Ravalomanana. Plus encore, la société Tozzi Green cultive des hectares de jatropha à Ihorombe avec seulement une autorisation de prospection.
SOURCE DE LA PROLONGATION DE LA CRISE-
- Ce n’est pas une fois ni deux que Rajoelina se dédie. Rappelons qu’il avait promis que la transition ne durerait pas plus de 24 mois, le pouvoir « ne l’intéressant pas ».
- Il est le premier à ne pas respecter la Feuille de Route qu’il a signée par deux fois ;
- Emission de NOTAM pour empêcher Ravalomanana de participer aux élections présidentielles ;
- Mépris du droit universel du « Droit de l’homme » en empêchant la libre circulation des individus.
MADAGASCAR MIS AU BAN DE LA SOCIETE INTERNATIONALE-
- L’Union Africaine suspend Madagascar, et refuse sa participation à ses réunions.
- L’Union Européenne, au lendemain du dernier Notam émis le 21 Janvier dernier, suspend les aides qu’elle était prête à enclencher ;
- La Banque Mondiale et le FMI suspendent aussi les aides prévues pour Madagascar.
PAUPERISATION ET TERREUR DE LA POPULATION.-
- Des écoliers perdent connaissance en plein cours, par manque de nourriture ;
- Les parents suspendent les études de leurs enfants, incapables de subvenir à leurs besoins ;
- Suite à la fermeture de plusieurs entreprises franches, plus de 300 à 400.000 travailleurs restent sans emploi jusqu’à ce jour ;
- Devant tant de pauvreté, l’insécurité augmente en ville comme à la campagne ;
- Donc, baisse de la productivité et de la production au niveau national. L’économie est complètement désorganisée.
A l’occasion du 7 février, on peut répondre à la question : « à qui profite le crime ? »
Un citoyen défenseur de la démocratie.
Mais, mais ??? Mais c’est que le SG Razafimananjato Jocelyn Yves n’en est pas à son coup d’essai ???
Ci-dessous un autre courrier, envoyé le 20 Janvier 2012 cette fois.
Les sales manœuvres de couloir commencent à apparaitre au grand jour

Un petit courrier de dissuasion
Mahazoarivo : Communiqué de la primature

Omer Beriziky contre-attaqie
Suite au retour manqué le 04 février dernier, de Mme Lalao Ravalomanana, ancienne Première Dame, le Premier Ministre a convoqué le Ministre des Transports et son Secrétaire Général pour lui apporter des éléments d’information y afférents.
Il est important de porter à la connaissance du public les réalités suivantes :
- Des grandes décisions sont parfois prises à l’insu du Gouvernement ;
- Or, afin de respecter la Feuille de Route dans un réel souci de consensualité, il est nécessaire d’harmoniser les actions de l’Exécutif.
Après la rencontre de Pretoria, le Président de la Transition et le Premier Ministre ont convenu de mettre en place une plate forme Ambotsirohitra/Mahazoarivo chargée de se pencher sur les questions importantes relevant de la mise en œuvre de la Feuille de Route.
Il est regrettable que des décisions continuent d’être prises de façon unilatérale sans aucune concertation.
Aux familles des victimes des événements du 07 février 2009, le Gouvernement s’associe pleinement à leurs douleurs ainsi qu’à celles des victimes des autres événements passés. Toutefois, un appel leur est lancé afin que de telle commémoration, sous toute forme que ce soit, puisse contribuer à un processus d’apaisement social dans le respect de la mise en œuvre de la Feuille de Route.
Le contexte socio-politique de notre Pays n’étant certes pas simple, la tolérance, le pardon, dans l’esprit du Fiavanana malagasy et la considération de l’intérêt supérieur de la Nation, sont les seuls vrais gages de sortie de crise.
Antananarivo, le 05 février 2012
Communiqué de presse GTT International – Genève : Lettre ouverte aux membres de la mouvance Ravalomanana

GTT International – Genève
Lettre ouverte aux membres de la mouvance Ravalomanana
Nous demandons la démission collective de tous ceux qui ont intégré les institutions de transition
Suite aux graves événements qui se sont succédés depuis 15 jours, notamment l’empêchement du retour au Pays du couple présidentiel , nous nous interrogeons sur le véritable rôle que vous jouez au sein de cette transition.
Force est de constater que votre volonté réelle de lutter pour le retour du Président Ravalomanana n’est point visible. Nous rappelons que vous êtes au service de la Nation et non l’inverse.
Votre décision d’intégrer ce régime “transitoire” ne fait que confirmer votre acceptation de la mise en oeuvre biaisée de la feuille de route et a eu pour grave conséquence quelques signes de reconnaissance internationale. De fait, vous participez pleinement à la légitimation des putschistes.
Après les trois mois passés au sein de ce gouvernement, nous sommes en droit de nous demander si vous oeuvrez vraiment pour une résolution de la crise ou pour des intérêts particuliers?
La population est lasse d’attendre et inquiète quant à vos travaux qui n’aboutissent point.
Aussi, à nos yeux, une démission collective de la mouvance Ravalomanana s’impose.
D’ailleurs, dans ses propos du 4 Février dernier, Mamy Rakotoarivelo a lui-même avoué : « le régime se sert de nous (mouvance Ravalomanana) pour faire bonne impression aux yeux de la Communauté internationale quand ça lui est utile, après il continue de nous malmener. On se demande en quoi cette Transition est consensuelle et inclusive« .(Conférence de presse au Colbert).
Ce sont des aveux d’impuissance qui ne justifient plus votre participation au sein de cette transition. Mettez en avant l’intérêt suprême de la Nation en quittant sans délai cette transition.
En l’absence d’actions concrètes de votre part , nous considérons que vous contribuez à empêcher le retour du Président Ravalomanana à Madagascar. Vous vous excluez ainsi de facto de la mouvance. Que l’on ne s’étonne guère des conséquences car vous attisez la colère de la population à votre égard.
GTT International – Genève
Collectif de la Diaspora
15, rue des Savoises
1200 GENEVE – SUISSE
collectifgtt@gmail.com
http://gtt-international.blogspot.com/
TARATASY MISOKATRA HO AN’NY ANKOLAFY RAVALOMANANA
MANGATAKA NY FIALAN’IZY IREO TSY MISY HATAK’ANDRO AO AMIN’IO GOVERNEMANTA IO
Manoloana ny trangan-javatra niseho teo amin’ny fiainam-pirenena nandritry ny 15 andro nisesy, indrindra teo amin’ny fisakanana ny fodian’ny filoham-pirenena Marc Ravalomanana mivady any an-tanindrazana, dia tsapanay fa tena tsy mazava izay andraikitrareo ao amin’io governemanta io.
Tsapanay hatrizay fa tsy manana finiavana hampody ny Filoha Marc Ravalomanana mihintsy ianareo, fa fahaizana mampandry adrisa sy manodikondin-dresaka no betsaka.
Mampatsiahy izahay fa miasa ho an’ny vahoaka ianareo fa tsy ny mifanohitra amin’izay akory.
Ny fidiranareo amin’io governemanta io nefa dia fantaro fa nanome vahana ny mpanongam-panjakana hahazo ny fankatoavana iraisam-pirenena, izay voalaza tao amin’ny tondro-zotra.
Telo volana izay no niasanareo tao amin’io governemanta io, telo volana tsy nahitam-bokatra na kely dia kely aza, ohatra mibaribary fa aleonareo mivory momba ny teti-bola sy teti-karamanareo toy izay hiady ny fiverenanan’ny filoha Ravalomanana.
Leo, tofoka sy ketraka ny vahoaka Malagasy, very fanahy mbola velona miandry ny vokatry ny asanareo.
Mba tsy hisian’ny fifoteran’ny vahoaka aminareo, izay mahatsapa fa milalao politika tsy mazava, dia mangataka anareo izahay hiala tsy misy hatak’andro ao amin’io governemanta io raha tena manohana ny Filoha Ravalomanana tokoa ianareo.
Ny fialànareo mantsy no porofo eo imason’izao tontolo izao,fa tsy nanaja sy tsy nanatanteraka ny tondro-zotra io governemanta io.
Ianao ihany Andriamatoa Mamy Rakotoarivelo, nandritry ny valan-dresaka ny sabotsy faha-4 febroary 2012 lasa teo ( valan-dresaka Colbert ) no nilaza fa: “ Eo ankilàny , miseho miasa sy tsara aminay eo imason’ny fianakaviambe iraisam-pirenena ireo FAT rehefa misy ilàna anay, etsy andaniny anefa mitohy ihany ny fanitsakitsahana ary manontany tena izahay ny fisian’ny fiaraha-mitantana marina”.
Ny tsy fanarahanareo izao toro-hevitra izao dia midika fa misy tetika ambadika kotrehanareo mba tsy hiverenan’ ny Filoha Marc Ravalomanana, koa dia manasa tànana izahay raha mitroatra ny vahoaka atsy ho atsy.
Ny fizirizirianareo hijanona ao amin’ io fitrondrana mpandroba io dia midika fa tsy anisan’ ankolafy Ravalomanana intsony ianareo.
GTT International – Genève
Collectif de la Diaspora
15, rue des Savoises
1200 GENEVE – SUISSE
collectifgtt@gmail .com
http://gtt-international.blogspot.com/
Et vous, connaissez vous bien le code pénal malgache ?
Il n’y a pas beaucoup de littérature sur le code pénal malgache, TNN fait donc oeuvre d’utilité publique en publiant ci-dessous certains articles méconnus de ce code pénal. Pour agrémenter la lecture, quelques images d’archive illustrent certains articles.
Madagascar Code Pénal du 17 juin 1972 mis à jour au 30 juin 1998
SECTION II : DES CRIMES CONTRE LA SURETE INTERIEURE DE L’ETAT.
al. 1er : DES ATTENTATS ET COMPLOTS DIRIGES CONTRE LE CHEF DE L’ETAT OU CONTRE LE GOUVERNEMENT.

- Ambotsirohitra Mars 2009
Article 87
L’attentat contre la vie du Chef de l’Etat est puni de la peine de mort.
L’attentat dont le but est, soit de détruire ou de changer le Gouvernement soit d’exciter les citoyens ou habitants à s’armer contre l’autorité est, puni de la déportation dans une enceinte fortifiée.
Article 88
L’exécution ou la tentative constitueront seules l’attentat.
Article 89
Le complot ayant pour but l’un des crimes mentionnés à l’article 87, s’il a été suivi d’un acte commis ou commencé pour en préparer l’exécution, sera puni de la déportation (L. 84-001 du 12. 06. 84).
S’il n’a été suivi d’aucun acte commis ou commencé pour en préparer l’exécution, la peine sera celle de la déportation.
Il y a complot dès que la résolution d’agir est concertée et arrêtée entre deux ou plusieurs personnes.
S’il y a eu proposition faite et non agréée de former un complot pour arriver à l’un des crimes mentionnés dans l’article 87, celui qui aura fait une telle proposition sera puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans. Le coupable pourra de plus être interdit, en tout ou en partie des droits mentionnés en l’article 42.
Article 90
Lorsqu’un individu aura formé seul la résolution de commettre le crime prévu par l’article 87, alinéa premier, et qu’un acte pour en préparer l’exécution aura été commis ou commencé par lui seul et sans assistance, la peine sera celle de la détention.
al. 2 : DES CRIMES TENDANT A TROUBLER L’ETAT PAR LA GUERRE CIVILE, L’ILLEGAL EMPLOI DE LA FORCE ARMEE, LA DEVASTATION ET LE PILLAGE PUBLICS.

- Magro Janvier 2009
Article 91
L’attentat dont le but sera, soit d’exciter à la guerre civile en armant ou en portant les citoyens ou habitants à s’armer les uns contre les autres, soit de porter la dévastation, le massacre et le pillage dans une ou plusieurs communes, sera puni de mort.
Le complot ayant pour but l’un des crimes prévus au présent article, et la proposition de former ce complot, seront punis des peines portées en l’article 89, suivant les distinctions qui y sont établies. Les autres manoeuvres et actes de nature à compromettre la sécurité publique ou à occasionner des troubles politiques graves, à provoquer la haine du Gouvernement malgache, à enfreindre les lois du pays, seront déférés aux tribunaux correctionnels et punis d’un emprisonnement d’un an au moins et de cinq ans au plus. Les coupables pourront, en outre, être interdits, en tout ou en partie, des droits mentionnés en l’article 42, pendant cinq ans au moins et dix ans au plus, à compter du jour où ils auront subi leur peine. L’interdiction de séjour pourra aussi être prononcée contre eux pendant le même nombre d’années.
Article 92
Seront punis de mort, ceux qui auront levé ou fait lever des troupes armées, engagé ou enrôlé, fait engager ou enrôler des soldats ou leur auront fourni ou procuré des armes ou munitions, sans ordre ou autorisation du pouvoir légitime.

- Capsat Mars 2009
Article 93
Ceux qui, sans droit ou motif légitime, auront pris le commandement d’un corps d’armée, d’une troupe, d’une flotte, d’une escadre, d’un bâtiment de guerre, d’une place forte, d’un poste, d’un port, d’une ville ;
Ceux qui auront retenu, contre l’ordre du Gouvernement, un commandement militaire quelconque ;
Les commandants qui auront tenu leur armée ou troupe rassemblée, après que le licenciement ou la séparation en auront été ordonnés ;
Seront punis de la peine de mort.
Article 94
Toute personne qui, pouvant disposer de la force publique, en aura requis ou ordonné, fait requérir ou ordonner l’action ou l’emploi contre la levée des gens de guerre légalement établie, sera punie de la déportation.
Si cette réquisition ou cet ordre ont été suivis de leur effet, le coupable sera puni de mort.
Article 95
Tout individu qui aura incendié ou détruit, par l’explosion d’une mine, des édifices, magasins, arsenaux, vaisseaux, ou autres propriétés appartenant à l’Etat, sera puni de mort.

- Antaninarenina Février 2009
Article 96
Quiconque, soit pour envahir des domaines, propriétés ou deniers publics, places, villes, forteresses, postes, magasins, arsenaux, ports, vaisseaux ou bâtiments appartenant à l’Etat, soit pour piller ou partager des propriétés publiques ou nationales, ou celles d’une généralité de citoyens, soit enfin pour faire attaque ou résistance envers la force publique agissant contre les auteurs de ces crimes, se sera mis à la tête de bandes armées, ou y aura exercé une fonction ou commandement quelconque, sera puni de mort.
La même peine sera appliquée à ceux qui auront dirigé l’association, levé ou fait lever, organisé ou fait organiser les bandes, ou leur auront, sciemment et volontairement, fourni ou procuré des armes, munitions et instruments de crimes, ou envoyé des convois de subsistances, ou qui auront de toute autre manière pratiqué des intelligences avec les directeurs ou commandants des bandes.
Article 97
Dans le cas où l’un ou plusieurs des crimes mentionnés aux articles 87 et 91 auront été exécutés ou simplement tentés par une bande, la peine de mort sera appliquée, sans distinction de grades, à tous les individus faisant partie de la bande et qui auront été saisis sur le lieu de la réunion séditieuse (L. 84-001 du 12. 06. 84) Sera puni des mêmes peines, quoique non saisi sur le lieu, quiconque aura dirigé la sédition, ou aura exercé dans la bande eu emploi ou commandement quelconque.
Article 98
Hors les cas où la réunion séditieuse aurait eu pour objet ou résultat l’un ou plusieurs des crimes énoncés aux articles 87 et 91, les individus faisant partie des bandes dont il est parlé ci-dessus, sans y exercer aucun commandement ni emploi, et qui auront été saisis sur les lieux, seront punis de la déportation.
Article 99
Ceux qui, connaissant le but et le caractère desdites bandes, leur auront, sans contrainte, fourni des logements, lieux de retraite ou de réunion, seront condamnés à la peine des travaux forcés à temps.
Courrier des lecteurs : A quand le changement ?

RAZAFISAMBATRA Louis De Mon Désir
Face à la persistance de la misère de la majorité du peuple malgache, RAZAFISAMBATRA Louis De Mon Désir interpelle l’entourage du Président de la haute autorité de transition : à quand le changement ?
Comme nous le constatons tous, après trois ans de transition politique, la population malgache sombre encore dans une pauvreté du genre jamais vu. La solution n’est plus alors de parvenir à empêcher l’avion de l’ex-président Marc Ravalomanana d’atterrir à l’aéroport d’Ivato. En effet, après avoir vécu dans les amertumes de l’exil, cet ancien chef d’Etat a intérêt à changer de tempérament politique.
Le constat n’est pas partial : les dirigeants se succèdent et se ressemblent. Il faut reconnaître maintenant que ce cercle vicieux de la pauvreté est dû en grande partie à la succession pendant des décennies de pratiques politiques purement partisane et politicienne. Et aujourd’hui, au lieu d’orienter le débat politique vers des solutions de fond, quelques conseillers du président Andry Rajoelina demeurent aveuglés par leur psychose de peur envers la puissance financière de leur adversaire politique Marc Ravalomanana. Mais ils doivent quand même se rendre compte que c’est leur « idéologie de l’argent », c’est-à-dire leur conception de « l’argent-roi » et l’appât du gain qui les ont motivés à soutenir en 2002 l’actuel réfugié politique de l’Afrique du Sud sans avoir consacré une seconde pour savoir profondément la vision et la philosophie politiques de ce dernier. Malheureusement, ces spécialistes de retournement de veste ne pensent pas actuellement à repenser les artifices juridiques du parlementarisme rationnalisé, qui ont refusé astucieusement le couplage de la démocratie parlementaire avec la démocratie citoyenne. La remise en question de la conception exclusivement comptable et arithmétique de l’équilibre budgétaire n’est pas le cadet de leurs soucis. Peut-être aussi pour préserver certains intérêts, en l’occurrence l’interdiction d’un système public de protection sociale, ils évitent de provoquer un débat aux plans politique et économique sur les finances publiques. De même, pour eux, la transparence sur les comptes spéciaux du trésor doit continuer à grossir le rang des sujets tabous tels l’octroi de budgets annexes au ministère de l’agriculture et d’aides suffisantes aux paysans pour la régulation des marchés. Ils n’organisent aucune discussion relative à la politique salariale ; à fortiori, toute clause de sauvegarde susceptible d’entraîner des ajustements a posteriori est strictement interdite. Ils ne veulent pas améliorer la démocratie parlementaire pour que le peuple ne sache pas que le budget est un instrument de lutte contre toute forme de dictature. Ils ne démantèlent pas le système défendant les manœuvres frauduleuses qui se dissimulent derrière les arrêtés de transfert, les décrets de virement, les décrets d’avance, etc. La cour des comptes n’est pas libre dans la réalisation de ses actions de contrôle. Les « prélèvements sur le crédit global pour dépenses éventuelles » ne sont l’objet d’aucune enquête. Les inspecteurs d’Etat ne sont pas les bienvenus dans les vérifications de diverses utilisations des budgets dits « extraordinaires ». L’appréciation du régime juridique des budgets annexes relève de la compétence exclusive de quelques technocrates privilégiés. Il en est de même pour les comptes d’opérations monétaires où figurent les opérations de change, les opérations avec le Fonds Monétaire International (FMI), les émissions de monnaie. Les vieux barons de la politique malgache, devenus par opportunisme collaborateurs du Président de la haute autorité de transition ne laissent pas la cour des comptes émettre des critiques à l’encontre de toute pratique de démembrement et de débudgétisation malhonnêtes faites clandestinement par des organismes de relais, sans parler bien sûr des « cavaliers budgétaires ». En outre, il est toujours difficile de peaufiner une politique économique efficace par le truchement de la balance de paiement, à cause de l’impunité des spéculateurs des opérations économiques destinées à entretenir des retards statistiques.
Certes, ces conseillers ont le droit à bien servir leur logique de mobilisation électoraliste. Toutefois, ils ont le devoir de réformer par exemple le parlementarisme malgache où la soi-disant majorité, depuis 1975, n’est qu’une masse de manœuvres passive à la disposition du gouvernement ; mise à part sa possibilité de susciter les actes du gouvernement, elle est instrumentalisée à maints égards, les projets de loi bénéficiant tant de privilèges procéduraux ; autant dire, notre majorité parlementaire, depuis belle lurette, est gouvernée de l’extérieur et ses membres sont gouvernés de l’intérieur par une hiérarchie dont la tutelle complète son instrumentalisation. Cela est aggravé par des comportements politiques voulant défendre tacitement et paradoxalement deux oxymores : la monarchie parlementaire et la monarchie républicaine. Cette situation de fait cachée subtilement dans quelques subconsciences de certains politiciens experts en pratique politicienne, ridiculise notre pays parce que nos dirigeants successifs déclarent officiellement garder la flamme d’une éthique authentiquement républicaine.
Jusqu’ à présent, rien n’empêche alors tout citoyen malgache de percevoir les initiatives des groupes parlementaires comme des interventions à coloration très partisane.
Tout cela pour confirmer que les malgaches sont victimes de plusieurs problèmes systémiques et d’absence de pédagogie de gouvernance qu’il faut résoudre par des solutions de fond et de volonté politique. Mais c’est bien dommage que certains conseillers spéciaux maintiennent le fameux adage de leurs prédécesseurs et de leurs ex-collègues : « on ne change pas l’équipe qui gagne ». Donc, ils ne changent pas le système responsable de la cherté de la vie quotidienne de nos compatriotes. Et si inexpérience du Président Andry Nirina Rajoelina y a, elle risquera de se retourner contre lui. A quand donc le changement ? Je crains que ce ne sera pas avant la prochaine élection présidentielle. Mais il n’y a pas lieu d’accepter la fatalité car en ce second millénaire, le pragmatisme politique est de mise ; par conséquent, c’est le moment d’abandonner le simplisme entendant justifier à tout prix toute manifestation d’un engouement inconsidéré. Pour asseoir un véritable « Etat de droit » et garantir leur indépendance, il appartiendra aux autorités judiciaires de positionner à la limite le curseur entre les atteintes admises et celles qui seront censures, au gré d’une appréciation que l’on pourrait souhaiter voir plus encadrée.
Particulièrement, pour écarter toute promesse démagogique, le futur président de la république devra avoir le courage politique de faire élaborer démocratiquement une charte sociale et citoyenne contenant les éléments constitutifs d’un contrat civique des dirigeants avec le peuple. Et cette charte sera insérée dans la constitution et aura évidemment une valeur constitutionnelle.
Fait à Paris le 04 Février 2012
RAZAFISAMBATRA Louis De Mon Désir
On ne jete rien dans l’armée malgache
C’est du 50 ans d’âge là au moins non ?
Nous sommes bien dans une garnison militaire, mais laquelle ? ![]()
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Omer Beriziky : un silence assourdissant

Omer Beriziky : "Ohé, il y a quelqu'un" ?
Une fois de plus, le PM de Transition se distinguera pas son silence assourdissant, suite à la bavure, car il s’agit bien d’une bavure, du retour avorté de Lalao Ravalomanana.
On ne pourra s’empêcher de faire le rapprochement avec le 21 janvier 2012, où le premier ministre avait carrément déclaré : « Je ne suis pas au courant de ces NOTAM » aboutissant au blocage du retour de Marc Ravalomanana à Madagascar.
Nous attendons donc dès demain lundi une déclaration du genre : « Je ne suis pas au courant de ce courrier envoyé aux autorités sud-africaines et/ou à la compagnie Air Link ».
Un constat s’impose : le premier ministre Beriziky ne contrôle absolument pas ses troupes. Contrairement aux assertions récentes d’un certain Pierrot Rajaonarivelo, il existe bel et bien des diplomaties (et des agissements) parallèles dans ce gouvernement de la Transition, chacun faisant sa petite cuisine dans son coin sans aucun schéma d’ensemble, avec toutes les conséquences que cela peut impliquer.
Quelle mouche par exemple avait piqué le ministre Benjamina Ramanantsoa à envoyer son petit courrier en catimini en Afrique du Sud ? Quel intérêt ? Mais franchement quel intérêt? Pour prévenir et mettre en garde nous dit-il ? Oui, mais ce faisant, a-t-il eu conscience qu’il sabotait et torpillait un processus d’union nationale qui était déjà assez long et laborieux à mettre en place ?
À moins qu’il ne l’ait fait sciemment sur instruction du juriste fou d’Ambotsirohitra qui, malgré l’éviction de son neveu de la tête de l’ACM, inventera toujours des coups vicieux et tordus pour parvenir à ses fins. Quelles fins d’ailleurs ?
Torpiller définitivement cette feuille de route gênante et exiler définitivement les époux Ravalomanana en Afrique du Sud ? Dans ce cas, bye bye également la reconnaissance internationale et les subsides qui vont avec. Il faudrait que quelqu’un ait le courage de dire au père Norbert d’arrêter ses conneries une bonne fois pour toutes.
Pour en revenir à M. Omer Beriziky, ce début de semaine s’annoncera des plus délicats, car il va falloir de nouveau « aller au feu » et éteindre les feux allumés consciemment ou non par ses subalternes.
Heureusement pour lui que la date du 07 février arrivera bientôt, ce qui permettra de détourner l’attention sur autre chose et de jeter de nouveau l’opprobre sur l’abominable Marc Ravalomanana, le « boucher responsable du carnage du 07 février 2009″. Un peu de temps gagné, c’est toujours ça de pris dans cette sale ambiance politique dans laquelle baigne 21 millions de Malgaches.
Tananews
Conférence de presse de la mouvance Ravalomanana au Colbert le 04 Février 2012

Conférence de presse mouvance Ravalomanana au Colbert
Suite au retour avorté à Madagascar de l’ex Première dame, Lalao Ravalomanana, la mouvance Marc Ravalomanana ainsi que son conseiller spécialement venu d’Afrique du sud ont tenu un point presse à l’hotel Colbert, Antaninarenina le Samedi 04 Février 2012.
Mamy Rakotoarivelo a dénoncé d’entrée « une peur injustifiée de l’Etat qui se fait ressentir, une peur irrationnelle infondée » et de soutenir également que « le retour de Lalao Ravalomanana n’avait aucune visée politique, elle voulait juste rentrer au pays ».
Mamy Rakotoarivelo a également affirmé que le ministère des transports de la HAT a envoyé une lettre à la dernière minute au DG d’Airlink, entrainant de facto la descente de Lalao Ravalomanana de l’aéronef.
En ce sens, le Président du CT demande à la communauté internationale des sanctions contre la HAT face aux violations répétées de la feuille de route tout en interpellant vigoureusement la France dans sa position très ambiguë dans l’application de cette feuille de route.
« La communauté internationale sera alertée par ce scandale de plus qui constitue une entrave à la feuille de route » prévient Mamy Rakotoarivelo.
L’émissaire sud africain de Marc Ravalomanana a également tenu à apporter quelques précisions sur la raison de leur présence à Madagascar. « On doit faire la lumière sur le 7 février. Qui a vraiment tiré? Qui sont les vrais responsables? » se sont interrogés ces émissaires du Président en exil.
Sur la procédure judiciaire relative à cette affaire, l’envoyé de Marc Ravalomanana a précisé qu’ »il y a des lois a respecter. La juridiction qui a énoncé le verdict à l’encontre de l’ancien chef d’état est-elle competente? Ce tribunal était-il juge et partie? Un tribunal idoine doit être mis en place pour juger les affaires du 07 fevrier ».
Sur l’échec du retour des époux Ravalomanana, son analyse et que « ces évenements du 21 janvier et du 04 Février sont malheureux. Il devrait appartenir au peuple de choisir, et non à une seule personne » en précisant que les autorités sudafricaines ne voyaient aucun problème au retour de Lalao Ravalomanana.
« Les articles 16 à 20 de la feuille de route doivent être appliqués à la lettre » poursuit-il pour enfin conclure sur le motif de sa présence dans la Grande Ile: « Nous sommes là pour analyser la situation et le contexte afin de pouvoir avancer »
Il est à noter qu’aucune décision n’a été prise pour le moment au niveau de la mouvance Ravalomanana sur la continuité ou non de leur participation aux institutions de la Transition.
Communiqué de presse GTT Réunion du 04 Fevrier 2012
Communiqué GTT Réunion
L’ Etat voyou existe bel et bien à Madagascar. Après avoir volé aux Malgaches le pouvoir en mars 2009, après avoir mené le Pays à la dérive pendant trois ans , la HAT continue de plus belle à écraser le Peuple Malgache, à le priver d’espoir et de liberté. Le Notam émis pour empêcher le retour du Président Ravalomanana le 21 janvier 2012 ainsi que l’injonction à Air Links de ne pas embarquer Madame Ravalomanana ce jour, sont une entrave grave aux libertés et au droit de l’Homme. Faut il rappeler que durant ces trois ans de négociations, le Président Ravalomanana n’a cessé de faire des concessions pour l’intérêt suprême de la Nation ? Malgré la signature d’une feuille de route favorable en grande partie à la Hat, malgré la répartition des sièges toujours en faveur à la HAT, la Communauté internationale semble aveugle et ne voit pas la mort programmée de la démocratie à Madagascar. Aucune décision ferme pour appliquer cette feuille de route qui stipule le retour des exilés et la liberté d’expression.
Nous demandons à la Communauté Internationale de cesser de prendre les 20 millions de Malgaches en otage. Le Peuple ne veut pas de ce pouvoir totalitaire et mafieux qui ne connaît que la force et l’intimidation et dont l’intérêt de la nation est leur dernière préoccupation.
Compte tenu de ces agissements graves, nous demandons à la SADEC de prendre en charge le rapatriement du couple présidentiel dans notre Pays où toute une Nation l’attend.
Nous demandons aussi l’intervention des forces de sécurité de l’Union Africaine pour déloger Rajoelina et sa présence pendant les élections législatives et présidentielles.
Le Pouvoir doit être restitué au Président Ravalomanana , l’élu du peuple. Le mot “ démocratie ” doit être universel et prendre sens non seulement en occident mais aussi en Afrique et surtout à Madagascar.
La HAT et la puissance étrangère qui la soutient n’ont qu’un objectif: empêcher par tous les moyens le retour du Président Ravalomanana à Madagascar, mais c’est sans compter sur le courage et la conviction du peuple Malagasy.
Nous remercions vivement le Peuple Malagasy d’avoir été présent en masse le 21 janvier et ce jour à Ivato et nous nous joignons à lui pour continuer la lutte afin que Madagascar recouvre la liberté et la démocratie.
GTT Réunion
Non venue de Lalao Ravalomanana : Qui est responsable ?

Interdite de séjour dans son propre pays !
Ce qui n’était une vague rumeur en début d’après-midi s’est donc confirmé à 17:00 : Lalao Ravalomanana n’atterrira pas à Madagascar ce samedi 04 février 2012.
Pour quels motifs une citoyenne de nationalité malgache, sans aucune condamnation à son encontre, sans aucun mandat d’arrêt sur sa personne, a été purement et simplement empêchée de revenir dans son pays natal ?
Dans quel pays arbitraire vivons-nous ? Quel genre de pays et de dirigeants avons-nous pour nous permettre de fouler de la sorte l’un des droits les plus fondamentaux et universels de ses ressortissants, à savoir la libre circulation dans son pays ?
Un citoyen privé de la sorte de sa liberté n’évolue pas dans un pays dit « démocratique » : ce pays qu’est Madagascar ne peut donc plus être considéré comme une démocratie. Mais plutôt comme une dictature dont ceux qui se considèrent comme les dirigeants se croient tout permis de faire selon leur bon vouloir, sans respect aucun des lois en vigueur, sans respecter aucun des droits de ses citoyens. Cela s’appelle tout simplement une atteinte aux droits de l’Homme, de la Femme en l’occurence.
Madame Lalao Ravalomanana constitue donc une menace pour ceux qui ont jugé plus opportun de la laisser là où elle se trouve pour le moment. Sans que ces mêmes personnes aient suffisamment de courage pour agir à visage découvert, en plein jour. La communauté internationale jugera sur pièce de cette belle preuve de lâcheté, à l’égard d’une femme qui plus est.
Plus grave encore, au moment où nous parlons, que reste-t-il de cette fameuse feuille de route qui, au fur et à mesure que les événements se passent, confirme bien le fait qu’il n’aura engagé que les idiots qui y auront cru? Aucun respect dans l’exécution de son planning, aucun respect même dans l’application stricto sensu de chacun de ses articles. Sans même parler de ce Premier ministre de la Transition qui n’aura du Premier ministre que le nom.
Nous attendons également les premières réactions de cette communauté internationale qui ne « jurent que par cette feuille de route » : quelles seront leurs sentiment vis à vis de ce retour avorté ? Est-ce encore une décision « irresponsable » de Mme Ravalomanana ? A moins que ce ne soit une décision « unilatérale » de sa part ?
Madagascar est tombé bien bas. A chacun de ses citoyens de se situer maintenant dans ce contexte qui le privera petit à petit, jour après jour, de ses droits les plus basiques, de sa liberté de circuler. Et bientôt de sa liberté de penser.
Une quincaillerie avec un nom difficile à porter
On aurait presque envie de dire : « Tiens, il s’est recyclé lui » ?
Au fait, où sommes nous ? Pas bien difficile celle là ![]()
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Initiation aux arcanes du langage diplomatique

Catherine Ashton met les gants... pour le moment
La Transition semble avoir quelques difficultés avec les subtilités du langage diplomatique. TNN va donc leur donner un coup de main en interprétant en langage clair, compréhensible par le plus grand nombre, les finesses des communiqués dits « diplomatiques ». Exercice de style sur le dernier communique de Catherine Ashton, Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission
Catherine Ashton : « La Haute Représentante, qui a suivi avec préoccupation les événements survenus récemment autour du retour de l’ex-président Ravalomanana à Madagascar, réitère son soutien aux efforts de médiation de la SADC visant à la résolution de la crise malgache.
Traduction : En clair, chers Andry Rajoelina et Richard Ravalomananana, vous avez fait les cons en empechant Marc Ravalomanana de rentrer le Samedi 21 Janvier 2012 dernier.
Catherine Ashton : Elle note et soutient, dans tous ses termes, le communiqué du Comité ministériel de la Troïka de l’Organe de la SADC, du 26 janvier 2012, soulignant l’importance pour tous les acteurs politiques malgaches d’accélérer la mise en oeuvre des éléments clé de la Feuille de route, dans les délais impartis et dans le respect de sa lettre et de son esprit.
Traduction : Arrêtez de faire les guignols avec vos tentatives de faire trainer en longueur la feuille de route, respectez tous les articles, y compris et surtout l’article 20 : Marc Ravalomanana doit rentrer, sans délai, point.
Catherine Ashton : La Haute Représentante, qui s’est réjouie des progrès satisfaisants réalisés jusqu’à cette date avec la mise en place progressive des Institutions de la Transition, réitère la volonté de l’UE d’appuyer politiquement et financièrement le processus de transition en cours, en étroite collaboration avec la communauté internationale, pour autant que ce processus soit consensuel et puisse aboutir à la tenue d’élections crédibles, libres et transparentes permettant le retour rapide à l’ordre constitutionnel. »
Traduction : On vous a tendu la perche mais vous avez fait les cons le Samedi 21 Janvier 2012. Dernier avertissement : continuez encore vos conneries et vous pouvez faire une croix sur le soutien financier de l’UE. Soit Marc Ravalomanana peut rentrer et participer aux élections présidentielles, soit vous l’avez dans l’os, à vous de choisir.
Tananews
Les malgaches adorent les taratasy
Mais méfiez vous, il est tellement facilement de se fabriquer n’importe quel cachet au coin de la rue.
De quelle rue au fait ? ![]()
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Avis de cyclone sur Madagascar, il est temps de sortir le cab !
Bel engin n’empêche
Où sommes nous ? Là c’est un peu plus difficile par contre ![]()
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Un bout de plastique comme bouchon de réservoir d’essence ??
Les temps sont difficiles mais quand même, là c’est un peu du grand n’importe quoi n’est-ce pas ?
Où sommes nous ? Pas bien difficile celle-là n’est-ce pas ? ![]()
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Il y a de fortes chances qu’ils vendent des sièges auto par ici
Coiffure, cybercafé, vente de sièges auto ?
Et ne me dites pas tout ça avec un seul NIF ? ![]()
Et au fait où sommes nous ?
Et sinon nous fêtons notre 80ème photo insolite dans la galerie, merci à vous !
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En noir et blanc
Insolite mais aussi artistique !
Photo envoyée par l’internaute NZR et nous l’en remercions.
Par contre inutile sans doute de poser la question traditionnelle car nous même nous n’en avons aucune idée ? ![]()
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Il n’y a pas assez de trous sur les routes pour que Telma se sente obligé d’en rajouter ?
Les pluies diluviennes font déjà beaucoup de dégâts sur les routes à Tana.
Et bien non, comme si ce n’était pas assez, Telma n’arrête pas de bousiller ce qui reste des routes.
De Soarano à Ambohimanarina en passant par cette photo : au fait où sommes nous ?
Dernier motif d’énervement, Telma bouche très mal les trous qu’ils font sur la maréchaussée.
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Transport du personnel de la JIRAMA ?
Si c’est vraiment ça c’est pas très pratique pour faire une manœuvre (demi-tour), et en plus ça bloque tout le monde.
Au fait où sommes nous ?
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