Opération Kaotik : perquisition à Andranomanelatra, jusqu’au-delà des 21 heures

février 7, 2012 by · 9 Comments
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Connaissez-vous bien le Code pénal malgache ? Le Commissaire Charlie Nakany non. Les méthodes peu conventionnelles du numéro un de la DST lors de la perquisition qu’il a effectuée hier au domicile de Tojo Ravalomanana constituent purement une infraction aux législations en vigueur.

Les faits, la DST a débarqué hier au domicile de Tojo Ravalomanana muni d’un mandat, abat un chien de garde et poursuit sa perquisition jusqu’au-delà des 21 heures 30. Une double infraction, précise-t-on, car une perquisition pour une enquête préliminaire supposée avoir le consentement du propriétaire ne donne aucunement le droit à la DST d’abattre un chien de garde. D’ailleurs, les législations en vigueur interdisent la poursuite d’une perquisition au-delà de 21 heures sauf pour les locaux publics. Nous sommes cependant certains que le Commissaire Charlie Nakany saura trouver une explication qui sera toujours valable, avec une arme à la main.

En tout cas, ce qui n’était qu’une simple rumeur pour le Général Richard Ravalomanana a été prise très au sérieux par le Commissaire Charlie Nakany. Selon le Général Richard Ravalomanana, la fameuse « Opération Kaotik » n’était qu’une rumeur répandue pour semer la panique sur la classe populaire. « Nous avons déjà reçu cette information depuis plus d’une semaine », a-t-il précisé. Néanmoins, la DST  n’a pas pu s’empêcher de faire sa perquisition dans le cadre de cette affaire. Tojo Tavalomanana était suspecté d’avoir abrité les hommes en provenance de Toliara dans son domicile à Andranomanelatra.

Mamy Rakotoarivelo n’a pas manqué de réagir à cette perquisition faite chez le fils de Marc Ravalomanana. Il s’est indigné face à ce qu’il a qualifié d’une énième infraction à la Feuille de route. Il se demande d’ailleurs quand Andry Rajoelina et ses forces cesseront de mener leur manœuvre d’intimidation à l’encontre de la famille Ravalomanana. « On arrive à se demander si l’objectif de la HAT n’est pas de bafouer la Feuille de route en tous ses points pour emmener l’opposition à quitter totalement le processus », a-t-il lancé. Le président du Congrès de la Transition a une nouvelle fois lancé un appel aux sanctions de la communauté internationale, notamment la SADC qui est censée être la première concernée par l’application ou non du document de sortie de crise.

L’on peut supposer que la communauté internationale ne tardera pas à réagir face à cette perquisition qui constitue aussi bien une infraction pénale qu’une infraction à la Feuille de route.

Empêchement du retour de Lalao Ravalomanana : la lettre du SG du ministère des Transports à la compagnie Airlink

février 6, 2012 by · 17 Comments
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REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA
Fitiavana – Tanindrazana – Fandrosoana

MINISTERE DES TRANSPORTS
—————————————-
SECRETARIAT GENERAL

 

Antananarivo, le 03 FEB 2012
à
Monsieur le Directeur Général d’Air LINK

N° : 15 – MT/SG/12
Objet : Vol d’Air Link à destination de Madagascar

 

Monsieur le Directeur Général,

Faisant suite à l’expérience malheureuse lors du vol d’Air Link du 21 Janvier 2012, sachant que Mme Lalao RAVALOMANANA figure parmi les passagers e votre vol du 04 février 2012, nous tenons à vous réitérer  les risques déjà évoquées précédemment, d’embarquer M. Marc RAVALOMANANA et/ou son épouse Mme Lalao RAVALOMANANA à bord.

Il nous importe de porter ces éléments d’informations à votre connaissance.

Leur embarquement constitue toujours un risque pour l’ordre public sur le sol malagasy.

Veuillez agréer, Monsieur le Directeur Général, l’expression de nos salutations distinguées.

 

Par la Délégation
SECRETAIRE GENERAL
RAZAFIMANJATO Jocelyn Yves

Jean Lahiniriko : « Avec les arriérés de la Tiko, on maîtriserait l’inflation »

février 6, 2012 by · 22 Comments
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200 milliards d'ariary ça sonne quand même bien

200 milliards d'ariary ça sonne quand même bien

Décidément, les membres du régime actuel dans leur incompétence inouïe ne savent que proposer des solutions frisant le ridicule pour soi-disant améliorer les conditions sociales de la population. Après la mise en vente de l’Air Force One pour remplir les marmites, voici les arriérés de la Tiko pour stabiliser la situation sociale.

Cette brillante idée, c’est Jean Lahiniriko, membre de l’UDR-C qui l’a eue. Ce politicien, qui est quand même un ancien président d’une Chambre parlementaire a rappelé que les arriérés du groupe Tiko envers la trésorerie publique plafonnent à quelque 200 milliards d’ariary, soit 1 000 milliards de Fmg. « Avec une telle somme, nous pourrions satisfaire la demande des enseignants chercheurs, mettre un terme à la grève des magistrats et maîtriser l’inflation pour qu’une tomate ne coûte plus 500 ariary », a-t-il avancé. Oui, mais ensuite ? Rappelons quand même qu’Andry Rajoelina dans sa campagne de charme a dilapidé quasiment la grande partie des 100 millions de dollars de la WISCO en moins de deux années, soit l’équivalent de 220 millions d’ariary. « Dilapidé », dit-on, car cette somme affectée au fonds d’appui de la présidence de la Transition servait à approvisionner les « Tsena mora » en l’espace de quelques mois, ainsi que d’autres programmes tels que l’écoute du « président » ou le « Zoma fifanampiana ».

Viennent ensuite sur la facture du Phat, ces beaux spectacles populaires, les Trano mora, le stade d’Antsonjombe qui n’a jamais pu être inauguré et toute une multitude d’infrastructures soi-disant « manara-penitra ». N’oublions pas d’énoncer les autres petites promesses d’Andry Rajoelina comme la contribution dans la réhabilitation du Rova, des stades sportifs à travers le pays ou de nouveaux dortoirs dans les universités. Tous ces travaux ont été pris en charge par la présidence de la Transition, qui a pu se débrouiller sans la communauté internationale.

En clair, Jean Lahiniriko, à travers les arriérés de la Tiko a trouvé un autre moyen pour la Transition de tenir deux années de plus avec quelques œuvres sociales, de belles promesses et en même temps, les moyens de jouer le rôle du pompier à chaque fois qu’une grève risque de ressurgir.

Sareraka : « Ils devront tous s’agenouiller devant les familles des victimes du 7 février »

février 6, 2012 by · 30 Comments
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Sareraka parle d'un traumatisme

Sareraka parle d'un traumatisme

Les réactions s’enchainent à l’approche de la journée commémorative du 7 février. Pour sa part, le membre du CST Sareraka est d’un avis que Marc Ravalomanana et consorts devront s’agenouiller pour implorer le pardon des familles des victimes de l’évènement de 2009 avant que la réconciliation puisse être envisagée.

Sareraka, Yvon Randriazanakolona n’a pas caché sa douleur alors qu’il remémore la scène du 7 février 2009 à Ambohitsorohitra. En ce sens, il a affirmé que le sang des Malgaches versé sur cette place ne peut être gaspillé avec des mesures d’apaisement ou une loi d’amnistie, comme si de rien n’était. Il a précisé que les citoyens qui ont marché sur le palais d’État ce jour-là étaient animés d’un pacifisme et n’avaient que leur patriotisme comme arme. « À présent, on veut effacer tous les crimes de certaines personnes juste pour soi-disant réconcilier la classe politique ? C’est inconcevable. Marc Ravalomanana et tous ceux qui ont participé à cette tuerie devront d’abord s’agenouiller devant les familles de victimes, faire son mea culpa et implorer leur pardon », s’est-il exclamé.

Marc Ravalomanana et ses collaborateurs ne devront pas seulement s’agenouiller devant les familles des victimes du 7 février, mais aussi devant la majorité des dirigeants actuels. « N’oubliez pas que nous autres leaders politiques avions aussi failli mourir à Ambohitsorohitra », a-t-il rappelé. Et Sareraka de poursuivre que Marc Ravalomanana a des réparations à faire notamment sur le traumatisme psychologique que lui-même a subi.

Yvon Randriazanakolona n’a pas manqué de s’exprimer sur la conjoncture politique. Il a avoué que la situation actuelle est des plus compliquées que le pays ait eu à traverser. Il explique ce fait par la raison que la classe politique malgache vit dans une contradiction sans précédente. « Certains veulent avancer à grands pas vers le changement, tandis que d’autres ne cherchent qu’à démolir ce qui a été bâti », a-t-il mentionné. Sareraka a d’ailleurs souligné qu’il est dans la stratégie de certains acteurs politiques de vouloir constamment appauvrir la classe populaire pour mieux l’exploiter à leurs fins. Cette politique politicienne doit être changée selon les désirs exprimés par le Peuple en 2009 et nous nous devons de réussir en hommage à ceux qui sont tombés lors de la lutte cette année, a-t-il conclu.

Monja Roindefo : une descente dans les rues pour évincer Andry Rajoelina

février 6, 2012 by · 20 Comments
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Monja Roinedefo veut évincer Andry Rajoelina

Monja Roinedefo veut évincer Andry Rajoelina

La situation sociopolitique de la Grande-Île est plus que jamais précaire. Alors que l’opposition maintient sa pression sur le régime, Monja Roindefo, ancien Premier ministre de la Transition a évoqué la possibilité d’une descente dans les rues pour écarter Andry Rajoelina.

Celui qui s’est fait placer par les rues sera-t-il évincé par les rues ? En tout cas, Monja Roindefo a évoqué l’éventualité d’une telle optique pour en découdre avec la crise actuelle. « Si on est descendu dans les rues, c’est parce qu’il n’y avait pas moyen d’accéder au pouvoir par la voie démocratique. À présent, la même situation se présente étant donné la gestion du pays de manière unilatérale par la HAT », a-t-il expliqué. Le président du Monima n’a pas caché son scepticisme quant aux élections que le régime a l’intention d’organiser prochainement. Il a précisé que les résultats de ces élections sont déjà prévisibles, à l’image des résultats des scrutins référendaires en 2010.

L’ancien locataire de Mahazoarivo n’a pas manqué de mentionner la dégradation de la situation politique depuis qu’il a quitté le régime. « Quand j’étais Premier ministre, j’ai insisté sur la nécessité de traiter la loi d’amnistie ainsi que la sollicitation d’une commission juridique spéciale internationale en attendant la mise en place de la Haute Cour de Justice », a-t-il poursuivi. Selon ses explications, cette commission juridique internationale devait traiter les affaires incriminant Marc Ravalomanana et l’Amiral Didier Ratsiraka pour faciliter le traitement de la loi d’Amnistie. Il tenait dans la foulée à rappeler qu’il a toujours plaidé en faveur de la libération des militaires incarcérés dans le cadre des affaires politiques.

Alors que la date du 7 février approche, Monja Roindefo a exprimé sa profonde déception et sa tristesse face à la situation actuelle. « Nos compagnons de lutte y sont tombés pour avoir réclamé le respect de la démocratie et des leurs droits ». Il déplore cependant le fait que trois années plus tard, il est fort constatable que la gestion du pays s’est écartée des idéaux véhiculés en 2009. « Le sang de mes frères malgaches a été versé à Ambohitsorohitra, pourtant je m’attriste de constater que la lutte est aujourd’hui foulée aux pieds », a-t-il mentionné. Monja Roindefo lors de son allocution a lancé une mise en garde à l’endroit d’Andry Rajoelina et consorts pour qu’ils réfléchissent avant de venir à la cérémonie de commémoration de demain. « Avez-vous réellement fait honneur à ces martyrs ? », a-t-il lancé à titre de réflexion.

« Ampy Izay » : plutôt une campagne de dénigrement

février 6, 2012 by · 16 Comments
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Tombés pour leur patrie

Tombés pour leur patrie

Alors que la pression s’accentue au sujet du retour de Marc Ravalomanana, la HAT n’a pu trouver meilleur moyen que de lancer un rappel concernant la date du 7 février, une commémoration qui ne pouvait pas mieux tomber. Depuis quelques jours, la sensibilisation est faite sur les médias, s’apparentant plutôt à une campagne de dénigrement contre les deux anciens Chefs d’État malagasy.

Nul ne l’ignore depuis le début la Transition, il est impossible pour Andry Rajoelina de briller sans ternir ses adversaires politiques. En ce sens, la vidéo « Ampy izay » est diffusée sur tous les médias télévisés à longueur de journée. Ladite vidéo vise à rappeler les évènements du 7 février 2009 mais aussi – et curieusement – ceux du 10 août 1991. Les deux anciens chefs d’État sont en ce sens visés comme étant des individus sanguinaires, avides de pouvoir qui étaient prêts à tout garder leurs sièges… contrairement à Andry Rajoelina.

« Je ne regrette rien » selon la chanson interprétée par l’Amiral Didier Ratsiraka à Ambohibao, « Pesez d’abord votre force » disait Marc Ravalomanana dans un de ses discours, autant de passages subtilement glissés dans la vidéo en question, histoire de raviver les flammes de la rancœur. Le régime de Transition croit-il réellement pouvoir changer grand-chose en diffusant une telle vidéo ? Plus important, qu’en est-il des soi-disant mesures d’apaisement politiques, des manœuvres de provocations qu’il fallait éviter ou des attroupements à éviter même s’il s’agit de déposer des gerbes de fleurs ?

En tout cas, la cérémonie de demain sera marquée par un dépôt de gerbes de fleurs et un culte œcuménique à l’honneur de ceux qui sont tombés… pour leur patrie. La présidence de la Transition invite tous les citoyens de la capitale à venir ensemble célebrer cette journée commémorative. Ceux qui viendront assister à cette cérémonie sont invités à se vêtir de blanc pour marquer la solidarité.

Trafic de bois : au cœur même du ministère de l’Environnement

février 3, 2012 by · 2 Comments
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160 rondins de bois détournés par des responsables ministériels

160 rondins de bois détournés par des responsables ministériels

Les membres du syndicat des forestiers de Madagascar ont annoncé qu’ils ont porté plainte contre des responsables du ministère de l’Environnement pour détournement de bois précieux saisis. Ce détournement concerne 160 rondins de bois de rose dernièrement saisis.

Selon Aimé Joseph Rakotonirina, un inventaire a été fait concernant 171 rondins de bois dernièrement saisis. Le ministère a par la suite commandité le transfert de ces rondins vers un autre endroit. Les 4 responsables impliqués dans cette affaire ont détourné 160 de ces rondins à l’aide d’un laissez-passer. Au final seuls les 11 qui n’ont pas été concernés par ledit laissez-passer sont arrivés à destination.

Le président du syndicat des forestiers a expliqué que la plainte a été déposée pour décharger les agents forestiers de toute charge dans cette affaire. Elle permettra par la même occasion de marquer une étape symbolique dans la lutte contre le trafic de bois précieux. Il déplore d’ailleurs le fait que ce trafic s’étend pour prévaloir au sein du ministère de l’Environnement lui-même. « Si les hauts responsables ne s’impliquent pas à montrer le bon exemple, comment peut-on que les opérateurs ou les citoyens arrêtent ce trafic ? », a-t-il lancé.

Aimé Joseph Rakotonirina estime d’ailleurs que l’exportation de bois précieux, dont le bois de rose et le bois d’ébène, devrait à nouveau être autorisée. Cela permettra, selon ses explications, de baisser le prix des bois précieux et par la même occasion de mettre ce patrimoine au profit d’une frange plus large de personnes. Le rôle du régime est de surveiller la coupe des arbres de manière concrète et efficace et non de mettre en vente les bois saisis, car selon les législations, il revient aux agents forestiers de gérer ces bois, a-t-il conclu.

Roland Ratsiraka fera une proposition de loi d’amnistie sans amnistie

février 3, 2012 by · 20 Comments
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Oui, Marc Ravalomanana peut rentrer

Oui, Marc Ravalomanana peut rentrer

Les propositions de loi d’amnistie s’enchainent au gouvernement de la Transition depuis l’annonce du délai d’élaboration par la Troïka. Pour sa part, Roland Ratsiraka, président du MTS a affirmé qu’il est en train se pencher sur sa proposition qu’il soumettra bientôt.

Une loi d’amnistie sans amnistie, c’est ce que Roland Ratsiraka a l’intention de proposer au gouvernement. Le président du MTS est d’un avis qu’il devrait être permis à tous les politiciens de participer aux prochaines élections. La Loi d’amnistie quant à elle sera traitée par le parlement du prochain régime constitutionnel par des membres élus par suffrage universel. Roland Ratsiraka est d’un avis que la priorité pour le moment est de traiter le Code électoral et d’organiser les élections pour mettre un terme à la Transition.

Si le président du MTS veut proposer une telle mesure exceptionnelle, c’est parce qu’il doute que le délai imparti pour l’organisation des élections et l’application des mesures d’apaisement soit tenable. Il est impossible, dit-il, de traiter la loi d’amnistie si l’on veut que les élections soient bouclées cette année. Connaissant les acteurs politiques malgaches, Roland Ratsiraka s’attend à ce que la mise en place du Conseil national pour la réconciliation se fasse une fois de plus dans la discorde et nécessitera plusieurs semaines. Il préconise en conséquence que ce Conseil soit mis en suspens, car même les décisions qui en sortiront ne seront jamais acceptées à l’unanimité par les politiciens.

Étant membre du CST, Roland Ratsiraka estime que la prochaine session parlementaire extraordinaire devrait être consacrée à l’examen du Code électoral. Si sa proposition est prise en compte par le gouvernement, il ne sera pas besoin de traiter la loi d’amnistie. Il tenait toutefois à préciser que la participation de Marc Ravalomanana aux élections n’est pas concevable, étant donné que cela reviendrait à immortaliser le culte de l’impunité. « Je ne souhaite pas à Marc Ravalomanana d’aller en prison, c’est sa candidature aux présidentielles que je n’admets pas », a-t-il précisé en concluant que le PRM en exil peut rentrer au pays et que l’Executif ne devrait pas s’y opposer.

Amnistie : la Troïka ne veut rien laisser au hasard

février 3, 2012 by · 9 Comments
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La loi d'amnistie à valider par la Troïka

La loi d'amnistie à valider par la Troïka

Pour la Troïka, Madagascar devra bénéficier d’une amnistie, la condition indiscutable au soutien de la communauté internationale à la Transition. En ce sens l’organe de défense et de sécurité de la SADC ne veut rien laisser au hasard et tient à examiner le projet de loi avant son adoption.

Ce fait doit venir mettre le désordre dans les plans du régime dont le ministère de la Justice a élaboré une proposition de loi d’amnistie de manière assez douteuse. La Troïka a en effet demandé à examiner le projet de loi élaboré par le Conseil du gouvernement avant de le soumettre au Parlement pour relecture et adoption. Marius Fransman, le vice-ministre sud-africain a posé comme condition du soutien de l’Union Européenne à Madagascar, la promulgation d’une loi d’amnistie dont Marc Ravalomanana comptera parmi les bénéficiaires. Certainement las des manœuvres peu respectables d’Andry Rajoelina et de sa troupe, la SADC tient à s’assurer que la loi d’amnistie en cours d’élaboration ne contienne aucune subtilité sous quelque forme que ce soit.

Dans le cadre de l’élaboration de cette loi d’amnistie, plusieurs propositions de loi sont arrivées au gouvernement, notamment ceux élaborés par certains membres du Congrès de la Transition. Si certains d’entre eux ont proposé la promulgation d’une amnistie uniquement pour les affaires de 2002 à 2009 des victimes du régime Ravalomanana, d’autres ont avancé une amnistie sélective assez particulière. Cette dernière proposition stipule que toutes les victimes politiques allant des années 90 à nos jours sont à amnistier et à dédommager, en excluant une seule personne qu’est Marc Ravalomanana.

Quoi qu’il en soit, le projet de loi n’a pas encore été finalisé au Conseil des ministres. Pire encore, ledit projet de loi n’a pas encore été abordé, les ministres et Andry Rajoelina ayant préféré se pencher sur les élections et la disposition y afférant. Le parlement de la Transition quant à lui s’est attelé à l’examen du code électoral en attendant de pouvoir traiter la loi d’amnistie. On évoque déjà à la Chambre basse la possibilité d’une troisième session extraordinaire la semaine prochaine.

Leonidas Tezapsidis au CST : une étape de plus vers la reconnaissance internationale

février 3, 2012 by · 16 Comments
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Leonidas Tezapsidis rend visite à Dolin Rasolosoa

Leonidas Tezapsidis rend visite à Dolin Rasolosoa

SEM Leonidas Tezapsidis a rendu une visite de courtoisie au Gal Dolin Rasolosoa hier au Palais du CST à Anosy. Une visite des plus plaisantes pour le président de la Chambre haute, puis qu’il s’agit selon lui d’un signe de respect et d’une étape de plus vers la reconnaissance internationale.

« Une visite de courtoisie, c’est le symbole d’un respect », a lancé le Général Dolin Rasolosoa en relatant sa rencontre avec l’ambassadeur de l’Union Européenne. Les deux personnalités ont eu des échanges sur le processus de mise en œuvre de la Feuille de route et de l’éventuel soutien de l’Union Européenne à la Transition. En tout cas, le président du CST est d’un avis que le pire est derrière nous. Désormais, dit-il, toutes les Instances internationales et toute la communauté internationale sont prêtes à tenir la main à Madagascar vers la mise en place de la IVe république, et à soutenir le processus de Transition dans sa mission d’organiser les élections.

Une crise malgache à résoudre à Madagascar. SEM Leonidas Tezapsidis n’a pas manqué de fustiger l’Union Africaine de n’avoir pris aucune décision sur Madagascar lors de son dernier Sommet. Il se trouve, dit-il qu’à présent, le plus important est de mettre en œuvre la Feuille de route pour arriver à des élections neutres et transparentes. « C’est un travail qui va se faire principalement à Madagascar et pas à Addis-Abeba », a-t-il lancé. Une manière pour ce diplomate d’expliquer qu’en respectant avec bonne foi les dispositions du document de sortie de crise, les acteurs politiques malgaches auraient plus d’indépendance et n’auront pas à avoir constamment recours à la SADC ou à l’Union Africaine.

L’ambassadeur de l’Union Européenne a d’ailleurs expliqué qu’avec un organe exécutif, un organe législatif et bientôt une institution indépendante pour organiser les élections, Madagascar devrait arriver à organiser des scrutins crédibles. « Il y a aussi des mesures à faire au niveau de l’apaisement et de la réconciliation. Il y a encore beaucoup de chemin à faire et nous espérons une implication des Malgaches en ce sens », a-t-il poursuivi. SEM Leonidas Tezapsidis a précisé que des experts des Instances internationales sont prévus rallier la Grande-Île dès la mise en place de la CENI. Cette mission sera chargée d’enquêter sur l’avancée du processus de mise en œuvre de la Feuille de route, d’évaluer la machine électorale du pays et de déterminer les moyens techniques, logistiques et financiers nécessaires pour l’organisation des élections.

Les acteurs politiques malgaches se plaignent incessamment d’une ingérence des Instances internationales dans les affaires internes du pays. Il est pourtant vrai qu’une indépendance ne s’acquiert qu’avec une certaine maturité dont nos politiques font cruellement défaut.

Mahaleo Ralamboerinjato : aucun syndicat au monde n’a fait plus de deux mois de grève

février 2, 2012 by · 8 Comments
Filed under: Politique, Social 
Quand un incompétent juge les autres d'incompétents

Quand un incompétent juge les autres irresponsables

La situation n’est pas prête d’évoluer ni dans le cas du syndicat des magistrats, ni dans celui des enseignants chercheurs. Mahaleo Ralamboerinjato, ancien parlementaire élu, dans l’Atsimondrano s’exprime sur le sujet en précisant qu’aucun syndicat dans le monde n’a fait plus de deux mois de grève.

De l’avis de cet ancien parlementaire, la situation sociale actuelle est déplorable, notamment le blocage de la machine pédagogique et de la machine judiciaire. Pourtant, dit-il, ces fonctionnaires qui sont censés être le fleuron de l’intelligence devraient savoir qu’aucun syndicat au monde n’a fait plus de deux mois de grève. « J’ignore les législations me je crois qu’il y a certainement une loi interdisant une période de grève aussi longue », a affirmé cet ancien parlementaire, qui lui aussi est… censé faire partie du fleuron de la législation malgache.

Voici donc le point où en est Madagascar, avec des parlementaires annonçant au monde entier qu’il ignore la loi. Car dans ce pays qu’est la nôtre, ce sont les moins instruits qui se font payer plus, en ne citant que ces militaires payés pour porter une arme, ces peudo-parlementaires qui touchent des millions juste en levant la main et ces prétendus ministres qui veulent faire de la « Commucation », un réseau de désinformation. Par contre, les médecins ou les enseignants,  peuvent se ranger dans leur coin avec leur portefeuille de diplômes, car pour le régime actuel, des stylos et des sériques ne valent jamais mieux qu’une bonne kalachnikov pour diriger un pays.

Pour en revenir à l’élocution de Mahaleo Ralamboerinjato, il juge l’attitude des actuels grévistes comme étant irresponsable et sans la moindre considération pour les citoyens. Il a ajouté qu’il attend une prise de conscience des enseignants chercheurs particulièrement, et espère qu’ils sauront enfin primer l’intérêt général sur les intérêts personnels. Cet ancien parlementaire a conclu en demandant au régime de trouver une solution à la situation actuelle, quitte à avoir recours à des mesures de fermeté pour exhorter tous les fonctionnaires à reprendre le travail.

Quatre anciens ministres de la Transition poursuivis pour vol

février 2, 2012 by · 16 Comments
Filed under: Politique 
Des véhicules ont été repeints et mutés

Des véhicules ont été repeints et mutés

Entre 2008 et 2009, les polémiques sur les vols des biens de l’État et des détournements de derniers publiques étaient d’une ampleur phénoménale. Alors que sur la place du 13 mai on parlait de mettre en place un vrai changement, force est de constater que le régime a changé, mais que les habitudes demeurent.

Lors du dernier Conseil du gouvernement, le Premier ministre Omer Beriziky a donné des consignes fermes afin que soient récupérés tous les véhicules et autres biens de l’État. À présent qu’on sait que quatre ministres des derniers gouvernements de la Transition font l’objet de poursuites pour vol, on se rend compte que le locataire de Mahazoarivo avait toutes les raisons de suspecter. Selon les législations en vigueur, les ministres sortants plusieurs semaines pour restituer leurs véhicules de fonction. Il se trouve toutefois que plusieurs mois ont passé et plusieurs gouvernements se sont succédé sans que ces anciens ministres aient rendu ces biens. Certains continuent d’ailleurs à occuper les logements où ils ont été placés.

« Andry Rajoelina nous en a fait don », telle est la réponse de ces anciens responsables étatiques lorsque les autorités ou leurs successeurs respectifs ont tenté de récupérer ces biens publics. On peut citer notamment des véhicules de marque Ford Mondeo, Toyota Camry, ainsi quelques-uns des Toyota Prado dont la restitution au DREN est toujours attendue par la Banque mondiale. Si la plupart de ces véhicules ont été modifiés et repeints, certains ont même fait l’objet de mutation.

Malgré tout, le chef du Gouvernement de la Transition n’entend pas céder et affirme être disposé à récupérer les biens publics quitte à avoir recours à des huissiers de justice et des poursuites administratives. En ce sens des consignes ont été données afin qu’un dernier avertissement soit adressé aux anciens hauts responsables pour qu’ils rendent les véhicules et quittent les bâtiments administratifs qu’ils boudent actuellement. Le gouvernement se lancera par la suite dans les procédures judiciaires contre les récalcitrants.

Amnistie : la mouvance Ravalomanana a aussi tort qu’Andry Rajoelina

février 2, 2012 by · 24 Comments
Filed under: Politique 
Marc Ravalomanana doit être amnistié

Marc Ravalomanana doit être amnistié

Si Andry Rajoelina estime que le Marc Ravalomanana ne doit bénéficier d’aucune mesure de clémence, Mamy Rakotoarivelo et consorts sont d’un avis que le PRM en exil n’a aucunement besoin d’une amnistie. Si l’on s’en tient à l’avis de Marius Fransman, aucun des deux fronts n’a raison, Marc Ravalomanana doit être amnistié.

Malgré les tergiversions des dirigeants malgaches, le vice-ministre sud-africain des Relations internationales est ferme sur la nécessité d’élaborer une loi d’amnistie avant la fin de ce mois. Selon la Lettre de l’Océan Indien, le concepteur de la Feuille de route pour le cas Madagascar a dernièrement adressé au ministre français de la Coopération Henri de Raincourt et au commissaire européen en charge du développement Andris Piebalgs la planification d’une visite dans la Grande-Île dans le courant de cette première quinzaine. Cette visite n’aura cependant pas lieu tant qu’elle ne sera pas autorisée par la SADC et qu’Andry Rajoelina n’aura pas amnistié Marc Ravalomanana, selon toujours les consignes de Marius Fransman.

La même revue a d’ailleurs confirmé que ce message du vice-ministre sud-africain a été transmis à Mme Annick Rajaona lors de son passage à Addis-Abeba, afin qu’elle le rapporte au président de la Transition. Cette visite conjointe des représentants respectifs de l’Union Européenne et de la France entre dans le cadre d’un déblocage envisagé des soutiens financiers pour Madagascar dans l’organisation des élections. L’enjeu est de taille pour le régime de Transition qui risque peu de rester indifférent face à cette pression doublée d’un certain chantage. D’autant plus confiant de la prise en main de son retour dans le pays, Marc Ravalomanana a exprimé sa sérénité et a même décidé d’envoyer son épouse et sa fille pour le précéder. Le dernier PRM en exil a confirmé lors d’une intervention téléphonique au Magro l’arrivée de Lalao et de Sarah Ravalomanana le samedi 4 février.

Lanto Rakotomavo : « Soyez patients et tout ira de soi »

février 2, 2012 by · 74 Comments
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"Le peuple n’est pas encore prêt d’accepter son retour"

"Le peuple n’est pas encore prêt d’accepter son retour"

L’actualité reste axée sur les mesures d’apaisement et le retour de Marc Ravalomanana. Alors que la pression de l’opposition s’accentue sur le régime, Lanto Rakotomavo, vice-présidente du CST a demandé aux acteurs politiques de faire preuve de patience.

Selon Lanto Rakotomavo du parti TGV, la mise en œuvre de la feuille de route est de vigueur, mais doit malgré tout suivre son ordre chronologique. Elle d’ajouter que tous les articles du document de sortie de crise seront appliqués, du moins en ce qui concerne les engagements du régime de Transition. En ce sens, elle lance un appel aux acteurs politiques afin qu’ils fassent preuve de plus de patience, mais aussi de confiance envers l’Exécutif. Lanto Rakotomavo a d’ailleurs rappelé que les mesures d’apaisement ont été appliquées depuis un certain temps, notamment à travers la libération de plusieurs prisonniers politiques civils et militaires.

Par la même occasion, la vice-présidente de la Chambre haute du parlement rappelé qu’outrenl’organisation des élections, la mission d’une Transition est de remettre de l’ordre dans les affaires nationales et sur la scène politique. Elle juge en conséquence déplorable l’attitude des représentants de la mouvance Ravalomanana au sein du gouvernement et du parlement. « En signant la Feuille de route, vous vous êtes engagés devant le Peuple à résoudre la crise dans le consensus et no à semer les troubles et gaspiller les efforts investis jusqu’ici », s’est-elle exclamée. Cette politicienne a spécialement évoqué le cas de Marc Ravalomanana sur lequel le sort du pays ne doit pas dépendre. Elle a expliqué que le PRM en exil aura son autorisation de rentrer au pays quand le moment et surtout la situation sociopolitique seront favorables à ce retour.

Lanto Rakotomavo est d’un avis que Marc Ravalomanana ne devrait pas faire preuve d’entêtement sur ce retour alors que les autorités locales et les forces de l’ordre ne l’approuvent pas. Il en va de sa sécurité personnelle et de sa famille, a-t-elle souligné. N’oublions-pas, a-t-elle dit que cet homme a commandité de multiples meurtres dans ce pays, et que le peuple malgache n’est pas encore prêt d’accepter son retour. « S’il fait fi des conseils qui lui sont donnés, je doute fort que les forces de l’ordre soient capables d’assurer convenablement sa sécurité », a-t-elle conclu.

FRDL : Constat de la situation de Madagascar

février 1, 2012 by · Leave a Comment
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Le FRDL insiste sur les sanctions

Le FRDL insiste sur les sanctions

Le FRDL-mouvance légaliste indépendant appelle toujours à l’union et a la solidarité nationale.
La souveraineté nationale passe par le respect et l’application des textes nationaux et internationaux pour sortir de cette crise.

L’affluence massive de la Majorité de la Population dite « Majorité Silencieuse » composée par les laissés pour compte, les respectueux de la Légalité, les associations diverses, le samedi 21 janvier 2012 à Ivato, est un message très fort pour dire qu’elle désavoue toutes formes de gestions unilatérales et dictatoriales, c’est une belle leçon très démocratique et pleine de sagesse au nom du  Fihavananana de dire à Andry Rajoelina  et à son gouvernement de transition d’union nationale, qu’il est grand temps pour eux de prendre en considération la volonté de la Majorité de la Population.

Constat : À ce jour, aucun des quatre protagonistes dont 90 % des membres de leurs mouvances font déjà partie intégrante des diverses institutions, n’ont pu ou, n’ont eu la volonté d’apporter la solution politique pour donner à la population en très grande souffrance l’apaisement tant attendu. Nous demandons au Conseil de paix et de sécurité de prendre ses responsabilités auprès de la juridiction compétente.

C’est pourquoi, le FRDL-Mouvance Légaliste Indépendante demande à la Troïka d’être impartiale de tenir compte uniquement les faits et rien que les faits des évènements depuis 2009. Selon la Feuille de Route et dans le respect de la Charte Africaine de la Démocratie, des élections et de la gouvernance, dont Madagascar est un état membre.

C’est en tant que légalistes régis par le respect des textes et des différentes conventions internationales que nous vous proposons les solutions suivantes dans le respect de la Feuille de Route de la Troïka pour aller vers des élections libres, crédibles et de confiance :

— Mise en place sans plus attendre du bureau de liaison de la SADC,

— Relecture de la Feuille de Route dans sa conception politique, organisationnelle, Institutionnelle  et juridique.

— Élargissement et mise en place de la Concertation Nationale avec participation de tous les chefs de partis politiques légalement constitués à Madagascar, de la Société Civile et du FFKM.

Les exactions commises depuis ces trois dernières années (lundi noir, 7 février 2009, arrestations arbitraires, corruptions, vols, dilapidations des richesses naturelles de Madagascar (Bois de rose) etc., doivent être traduits devant la juridiction compétente de l’UA.

Rappel de divers articles de la charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance

• Comme l’indique le Chapitre 6 : des Institutions démocratiques :

Article 14 – Alinéa 3 : Les États parties coopèrent entre eux pour traduire en justice toute personne qui tente de renverser un gouvernement démocratiquement élu par des moyens anticonstitutionnels.

• Comme l’indique le Chapitre 8 : des sanctions en cas de changement anticonstitutionnel de gouvernement (de l’article 23 à 24)

Article 24 : Au cas où il surviendrait, dans un État partie, une situation susceptible de compromettre l’évolution de son processus politique et institutionnel démocratique ou l’exercice légitime du pouvoir, le Conseil de paix et de Sécurité exerce ses responsabilités pour maintenir l’ordre constitutionnel conformément aux dispositions pertinentes du Protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, ci-après dénommé le Protocole.

Article 25 – Alinéa 5 : Les auteurs de changement anticonstitutionnel de gouvernement peuvent être traduits devant la juridiction compétente de l’Union.


— Article 25 – Alinéa 9 : Les États parties jugent les auteurs de changement anticonstitutionnel de gouvernement ou prennent les mesures qui s’imposent en vue de leur extradition effective.

— Article 25 – Alinéa 4 : Les auteurs de changement anticonstitutionnel de gouvernement ne doivent ni participer aux élections organisées pour la restitution de l’ordre démocratique, ni occuper des postes de responsabilité dans les institutions politiques de leur État.


Le FRDL-Mouvance Légaliste Indépendante rappelle à l’Union Africaine l’objectif et les principes de la Charte Africaine de la Démocratie, des élections et de la Gouvernance :

Les États parties s’engagent à mettre en œuvre la présente Charte conformément aux principes et aux objectifs énoncés ci-après :

— Promouvoir l’adhésion de chaque État partie aux valeurs et principes universels de la démocratie et le respect des droits de l’homme.

— Interdire, rejeter et condamner tout changement anticonstitutionnel de gouvernement dans tout État membre comme étant une menace grave à la stabilité, à la paix, à la sécurité et au développement.

MASINA NY TANINDRAZANA

FRDL-Mouvance Légaliste Indépendante
Tonton Ambroise Ravonison

Congrès de la Transition : désaccord sur l’ordre du jour

février 1, 2012 by · 3 Comments
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La loi d'amnistie renvoyée à une date ultérieure

La loi d'amnistie renvoyée à une date ultérieure

La session extraordinaire du Congrès de la Transition s’est poursuivi ce jour à Tsimbazaza. Amnistie, mesures d’apaisement, code électoral, les parlementaires des deux fronts belligérants n’ont pas pu s’accorder sur l’ordre du jour.

Selon Mamy Raotoarivelo et les autres membres de la mouvance Ravalomanana, l’examen du Code électoral ne constitue pas une priorité. Se référant au délai imposé par la Troïka, les représentants de la mouvance Ravalomanana sont plus portés sur l’élaboration d’une Loi d’amnistie et de la restructuration de la CENI. Les parlementaires de la mouvance Ravalomanana estiment que la commission électorale devrait être opérationnelle dans les meilleurs délais étant donné l’ampleur des travaux à entreprendre pour assurer une crédibilité aux prochaines élections.

L’attribution de l’amnistie n’est pas moins attachée à l’organisation des élections. Le président du Congrès voulait que bon nombre d’acteurs politiques frappés de sanctions pénales pour des raisons politiques aient l’intention de se porter candidats aux prochaines élections. En ce sens, les mesures d’apaisement ne peuvent être traitées au dernier moment, afin que les candidats puissent se placer sur un même pied d’égalité.

Pour leur part, les parlementaires majoritairement alliés à Andry Rajoelina sont d’un avis que la session doit se dérouler tel qu’il a été planifié. Benja Urbain Andriatsizehena a expliqué que la priorité de la Transition est avant tout d’organiser des élections. Il a d’ailleurs rappelé le rapport de l’OIF qui veut une révision du code électoral au plus tard ce mois de février si l’on veut que toutes les élections soient bouclées avant la fin de cette année. Toujours par rapport à ce rapport, Victor Tsimbomahaleo, rapporteur au sein de la commission d’organisation des élections de la Chambre basse a précisé que le code électoral sera révisé selon les principes de la Feuille de route.

Les membres du CT ont par conséquent entamé l’examen du Code électoral malgré la réticence de la mouvance Ravalomanana. Victor Tsimbomahaleo, plusieurs points essentiels sont à retenir à l’issue de cet examen, notamment la révision annuelle de la liste électorale, le maintien du vote par bulletin unique, la dissolution de la CENI au terme de la période transitoire ainsi que la mise en place de la Cour Electorale Spéciale.

Les grands Corps de l’État craignent une explosion sociale

février 1, 2012 by · 4 Comments
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Les grands Corps de l'Etat expriment leurs craintes

Les grands Corps de l'Etat expriment leurs craintes

Après avoir tourné le dos au SMM et s’être éclipsés pendant plusieurs semaines au terme de leur rencontre avec le Premier ministre Omer Beriziky, les grands Corps de l’État s’expriment à nouveau sur la conjoncture. Les plateformes syndicales dirigées par Thiery Rakotonarivo ont exprimé leur crainte d’une explosion sociale au fait de la précarité de la situation sociopolitique.

État de non-droit et mauvaise gouvernance, la Confédération des grands Corps de l’État ressasse les vieilles formules et exprime leur crainte d’une explosion sociale. Selon Thiery Rakotonarivo, aucune solution palpable n’a été adoptée par le régime pour résoudre les problèmes qui secouent le pays depuis quelques mois. Le régime en place éprouve des difficultés à gérer les affaires courantes et politiques et n’arrive à établir un accord satisfaisant, ni avec les acteurs de l’administration comme les magistrats et les enseignants, ni avec les politiciens de l’opposition.

Thiery Rakotonarivo n’a pas manqué de souligner que l’administration publique tourne depuis un certain temps au ralenti et se trouve même confronté à une paralysie partielle au détriment des citoyens. « Les personnes ayant des affaires au tribunal, les étudiants, les enseignants, tous sont lésés par les mois de crises non résolues », a-t-il mentionné. Le président de la CGCE tenait à prévenir les dirigeants que la tolérance de la classe citoyenne a des limites qui risquent de peu d’être dépassées dans le contexte actuel.

Le président du CGCE invite par conséquent les acteurs politiques à faire preuve de plus d’implication et de volonté politique dans la gestion de la Transition. « Avec de l’humilité, les acteurs politiques devraient être en mesure de se rapprocher pour trouver un terrain d’entente et résoudre les problèmes qui minent le pays dans la cohésion », a-t-il expliqué. Thriery Rakotonarivo a ajouté que l’organisation des élections avant la fin de cette année demeure la plus grande priorité de la Transition. « Il est toujours possible de tenir deux scrutins cette année, dont un au mois de juin, et un autre au mois de novembre », a-t-il conclu.

Une réunion au sommet à la manière du régime

février 1, 2012 by · 24 Comments
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Une réunion au sommet en gestation

Une réunion au sommet en gestation

Le projet de réunion au sommet de l’Amiral Didier Ratsiraka a été pris en compte par la Troika comme étant une des solutions accessoires à la résolution de la crise à Madagascar. Une optique que le Conseil du gouvernement a abordée hier étant donné l’urgence du traitement de la loi d’Amnistie.

Une réunion au sommet élargie sous l’égide des notables et de la FFKM. C’est le projet concocté par le gouvernement de la Transition à une exception près du projet de l’Amiral. Car cette réunion verra la présence de la société civile, de toutes les plateformes politiques et des chefs de file, 3 pour être précis. Si l’invitation de Didier Ratsiraka, du Pr Albert Zafy et d’Andry Rajoelina est certaine alors que le projet n’est qu’en gestation, celle de Marc Ravalomanana demeure jusqu’à présent floue.

La tenue de ce sommet devrait précéder l’élaboration de la Loi d’amnistie, vers la fin de ce mois si l’on s’en tient au délai imparti par la Troïka. Les membres du comité interministériel chargé des mesures d’apaisement n’envisagent aucunement le retour du dernier PRM en exil dans les prochaines semaines, du moins, avant qu’une loi d’Amnistie soit publiée. Composé en majorité des ministres du clan Rajoelina, ce comité demeure porté sur les mêmes principes d’Andry Rajoelina de n’accorder aucune mesure de clémence aux auteurs de crime de sang.

Décidément, le régime a ce don de recomposer les mêmes ingrédients pour servir un autre plat sous une autre présentation, mais d’aussi mauvais goût que ses précédents. Plus de 300 partis politiques et des plateformes de société civile réunis pour adopter une résolution commune, on n’obtient pas plus qu’une version modifiée de la conférence au sommet ou la ratification de la Feuille de route, garnie de la présence de la FFKM pour faire peau neuve. Au pire des cas, si la résolution n’est pas acceptée par la communauté internationale ou taxée d’unilatéralisme, le régime pourra toujours envisager une rallonge de sa période d’effectivité en prétendant rechercher de nouvelles voies plus consensuelles.

Maman : impossible d’élaborer une loi d’amnistie

janvier 31, 2012 by · 44 Comments
Filed under: Politique 
Maman s'oppose au retour de Marc Ravalomanana

Maman s'oppose au retour de Marc Ravalomanana

Si certains politiciens ne veulent aucune amnistie et que d’autres veulent l’accélération du traitement de cette Loi, « Maman » quant à elle est d’un avis qu’il est impossible d’élaborer une telle loi puisque les membres du parlement de la Transition n’ont pas été élus par suffrage universel.

« Maman », c’est le diminutif de Malagasy Mandroso, l’association dirigée par Yvette Sylla, un des anciens ministres de la Transition aux Affaires étrangères ayant échoué à leur mission. Alors que l’actualité politique est axée sur la Loi d’amnistie à élaborer avant le 29 février, cette ancienne ministre tenait à rappeler que les membres du parlement actuel ont été désignés et pas élus par suffrage universel. En ce sens cette présidente d’association estime qu’aucune loi d’amnistie n’est à élaborer avant la tenue des prochaines législatives.

Yvette Sylla a mis une exclamation sur le cas de Marc Ravalomanana. Un individu ayant fait de la trahison à sa Nation en payant des mercenaires étrangers, selon elle à qui on ne devrait pas permettre de rentrer à Madagascar. Elle d’ajouter qu’elle rejoint l’opinion d’Andry Rajoelina sur le fait qu’aucune mesure de clémence ne doit être accordé au dernier PRM en exil. Il s’agit, selon elle d’un principe de bannissement de l’impunité à Madagascar et de valorisation des principes légaux de la Nation.

Par la même occasion la présidente de Maman a lancé un appel à la Grande muette afin qu’elle statue de manière France et ferme sur le cas de Marc Ravalomanana. « Cet homme a foulé aux pieds les valeurs de notre armée et a préféré avoir recours aux étrangers pour faire la répression sur ses compatriotes et défendre son siège », s’est-elle exclamée. Il est clair que ressassant les fameuses histoires de mercenariat, Yvette compte réveiller la rancœur au sein des rangs armés.

TIKO SA : reprise d’activités bloquée par le régime

janvier 31, 2012 by · 60 Comments
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Des bâtons du régime dans les roues

Des bâtons du régime dans les roues

Quelques usines du groupe Tiko devaient reprendre leurs activités en cette fin de mois de février tel qu’il a été annoncé lord d’une assemblée générale des employés qui s’est tenue au Magro Tanjombato. Il se trouve toutefois que le projet s’est heurté à des contraintes émanant du régime de la Transition.

De nouveaux emplois, contribution à la relance économique ou encore accès à un plus large choix de produits pour les consommateurs, tout n’aura finalement été qu’une brève illusion. Car en plus de l’empêchement du fondateur du groupe, Tiko SA se heurte au gel de ses comptes par le régime de Transition. En quoi la reprise d’activités de ce groupe devrait-elle gêner le régime ? L’avocat de la société a expliqué le régime soutire tous les crédits des transactions effectuées avec les clients depuis 2009.

Les responsables de la société n’ont pas manqué d’évoquer le cas des matériels accaparés abusivement par les dirigeants actuels. Outre les véhicules utilisés par de hautes personnalités du régime – ils étaient qualifiés de « biens publics » —, les matériels et machines des usines continuent à se faire piller. Des travaux de réparation ont été entamés à l’usine d’Antsirabe Andranomanelatra cependant, les interventions de « certaines personnalités » contre la sortie de certains containers de pièces du port de Toamasina ne facilitent point l’exécution de ces travaux.

Le régime de Transition n’a exprimé aucune suite positive aux requêtes effectuées par les responsables de Tiko SA quant à cette reprise d’activités. Les avocats de la société ont exprimé leur souhait d’effectuer le décompte sur les biens saisis par rapport aux dettes fiscales accumulées par le groupe. Ils ont d’ailleurs ajouté que l’évaluation des dégâts causés par les évènements de 2009 et la crise qui s’en est suivi sont toujours en suspens. Cette mesure entre dans le cadre des dédommagements stipulés par la Feuille de route. « Plusieurs machines d’usines devront faire l’objet de réparation après les années d’arrêt », ont précisé les responsables. Les dégâts subis par le groupe Tiko sont évalués à plusieurs centaines de millions de dollars. Reste-t-il à savoir quelle sera la contribution du régime dans la réparation de ces dégâts.

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