KMFR : « une seule solution pour une sortie de crise »
La crise qui sévit à Madagascar a pour origine un conflit entre : le Président démocratiquement élu Marc Ravalomanana et le putschiste Andry Rajoelina. De ce fait toute solution qui tend à écarter l’un ou l’autre sera voué à l’échec.
La France, par Nicolas Sarkozy interposé, voulait soumettre Madagascar pour des raisons purement économiques. Elle a donc intérêt à détruire politiquement notre Président Marc Ravalomanana par tous les moyens.
Depuis le début de la crise, la France n’a cessé d’aider Andry Rajoelina dans ses différentes tentatives. Pour y parvenir, il fallait diaboliser le Président Marc Ravalomanana et détruire tous ses biens a fin de l’effacer de l’histoire de Madagascar pour qu’il ne puisse plus revenir aux pouvoirs.
Le Président Marc Ravalomanana avait signé la feuille de route pour sortir Madagascar de la crise et cela en faisant beaucoup de concessions pour le bien du peuple Malagasy. La crise a permis à la population de démontrer au monde entier que le seul et unique Président qu’elle exige c’est Marc Ravalomanana et uniquement lui.
Cela ne fait pas l’affaire de la France et des putschistes. Il faut empêcher cela à tout prix. On a créé à tour de bras des associations, des entités et des partis politiques pour faire diversion. Et à chaque fois qu’une solution est mise en place, on sort une autre entité pour une nouvelle négociation et toujours pour une nouvelle réconciliation et pour une nouvelle sortie de crise.
La manœuvre est claire, on veut faire traîner la transition pour passer aux élections afin d’écarter la candidature du Président Marc Ravalomanana. Le peuple n’est plus dupe.
On a fait croire à la France que le Président Marc Ravalomanana n’oubliera pas ce qu’on lui a fait et une fois revenu, il va tout faire pour assouvir sa vengeance. En prévision, la France a été obligée d’envisager deux options en vue de l’élection présidentielle à Madagascar en fonction du résultat du vote de l’élection présidentielle en France:
1°/ Nicolas Sarkozy élu, la France va soutenir Raymond Ranjeva
2°/ François Hollande élu, la France va soutenir Rajemison Rakotomaharo
Pour y parvenir, il leur faut faire durer la transition. Le moyen est simple, quelque soit la voie et la solution choisie et acceptée, il faut l’invalider pour en faire une autre. Le seul et unique but est d’écarter définitivement le Président Marc Ravalomanana démocratiquement élu et adulé de la population du pouvoir.
Alors nous mettons en garde les partis politiques et les diverses entités soi-disant représentatives faisant partie prenante de la sortie de crise, que la seule vraie solution sine qua non pour une sortie de crise doit passer par :
1°/ Le retour du Président démocratiquement élu
2°/ Sa libre participation pour une candidature aux prochaines élections présidentielles
Le conflit entre le Président Marc Ravalomanana et le putschiste Andry Rajoelina doit se régler pacifiquement par la voie des urnes. La France qui est un pays de liberté et de démocratie se doit d’imposer cette seule solution. Il n’y en a pas d’autre.
La France ne doit plus être complice, par Jean Marc Chataigner interposé, des agissements des putschistes à Madagascar. Elle doit avoir une position ferme, une ligne de conduite digne de sa grandeur. Et leur Président Hollande se doit de montrer son intégrité et son honnêteté en respectant son engagement n° 32 à la page 17 de son projet pour la France en ce qui concerne la politique Francafrique de son prédécesseur Nicolas Sarkozy.
Sans le retour du Président Marc Ravalomanana élu démocratiquement et sa libre participation aux élections présidentielles, il n’y aura jamais de réconciliation ni de paix durable à Madagascar.
KMFFR
(Komity Mitaky ny Fodian’ny Filoha Ravalomanana)
Lettre ouverte au futur Vrai Président : Politique extérieure
Lettre d’un citoyen à François Hollande le 4 mai dernier.
Bonjour François Hollande,
Nous sommes à 2 jours des élections qui, j’espère, vous offriront un mandat de 5 ans pour diriger notre pays.
J’aimerais vous passer un petit mot seulement au sujet de Madagascar, bien que cela puisse s’appliquer à plusieurs pays d’Afrique. Mais je ne connais bien que l’histoire de Madagascar puisque j’y ai passé du temps ces dernières années car je voulais m’y établir : je me suis d’ailleurs marié avec une malgache et j’ai une jolie petite fille métisse.
Madagascar est un pays plein d’avenir si on voulait bien l’aider à se développer et non pas le réprimer comme s’est évertué à le faire Nicolas Sarkozy de manière cachée pendant son règne.
Il est évident que Nicolas Sarkozy ne cherchent qu’à protéger les intérêts des plus grosses familles dirigeant la planète en relation avec la France et l’Europe. On a bien vu comment il s’est débrouillé pour sauver les banques au détriment des Etats. Non seulement il a mis l’état français dans une merde infâme mais il a entraîné les différents pays d’Europe avec nous : tout ça pour sauver le capitalisme d’outrance. Je suis tout à fait d’accord que quelqu’un puisse gagner énormément d’argent en fonction du travail qu’il fait car c’est une motivation qui pousse à créer… mais s’enrichir de manière cachée et en utilisant la force, je ne suis pas d’accord.
Vous connaissez certainement ce qui se passe à Madagascar depuis 2009. La France (Françafrique) s’est permise d’aider des putschistes à prendre le pouvoir du pays afin que la France garde son monopole sur ce pays. Il est vrai que le président de la république de Madagascar déchu, Marc Ravalomanana, n’était pas pour favoriser la France et qu’il ouvrait la porte à la libre concurence. Ceci n’a pas plu au petit roi Nicolas qui voyait là une sécession de Madagascar par rapport à la France : il a donc utilisé la force et il continue à l’utiliser pour empêcher le retour à l’ordre constitutionnel et également le retour du président déchu qui est réclamé par une très grande majorité des malgaches. En faisant cela, les malgaches se meurent peu à peu, les conditions de vie sont désastreuses, l’insécurité est permanente, non seulement pour les Français et étrangers sur place mais même pour les gens de base du peuple qui se font agresser par des voyous, des bandits à tout bout de champ. On a parlé récemment de 2 Français assassinés dans le sud de l’île mais en fait des Français tués, cela devient monnaie courante dans le pays.
Le petit dj, actuellement président de la transition et putschiste, dirige le pays de manière totalitaire sous les conseils de l’Elysée, je suppose. Il a acheté l’armée afin de tout scléroser. La presse est muselée et opprimée, etc…
Si vous voulez être un Vrai Président, un président humain, je suppose que ce terme ne s’applique pas uniquement à notre pays mais aussi à ces pays frères, anciennes colonies, avec qui nous avons des rapports serrés.
Comment la France peut-elle s’exprimer avec des cris d’orfraies au sujet de la Syrie et d’un autre côté se permettre de mettre des putschistes à la tête d’un état démocratique qui se débrouillait très bien pour avoir une croissance très correcte ces dernières années avec une qualité de vie qui s’améliorait comme jamais cela n’avait été le cas dans ce pays.
Depuis 2009, Madagascar est revenu à un niveau Pire qu’il n’a jamais été. C’est lamentable. Le gouvernement en place fait croire que tout va bien alors que les gens et les institutions se meurent.
Je vous demande de nous aider à faire en sorte que ce pays (Madagascar) retrouve les qualités qui étaient les siennes avant ce coup d’état de 2009 et à se développer. Si jamais l’ancien président revient, ce qui est le souhait de la majorité du pays, je pense qu’il aura compris la leçon car bien-sûr il a profité de son poste et s’est permis des fantaisies mais il faut remarquer que jamais Madagascar n’avait atteint ce niveau de qualité que seulement du temps de Marc Ravalomanana.
En ce qui me concerne, je sais qu’il m’est impossible de retourner et séjourner dans ce pays pour cause de trop grande insécurité mais j’aimerais faire quelque chose pour ce pays et j’espère vous avoir touché par mon message.
J’espère avoir de vos nouvelles dans les semaines qui suivront votre élection.
Merci de m’avoir lu.
Thierry Martin
Clermont-Ferrand
John Ferry : de nouveau à Madagascar et de nouveau persécuté par le régime
John Ferry, la connaissance américaine de Tojo Ravalomanana a de nouveau rejoint la Grande-Île, après sa mésaventure du mois de novembre 2011. L’Américain, aussitôt qu’il a foulé le sol malgache hier a été interpellé par les autorités.
Après avoir débarqué à Ivato vers 14 heures, John Ferry a été interpellé par la police des frontières, et a été retenu pendant plus de 6 heures. Si en novembre 2011, l’affaire John Ferry a été prise en charge par le Général Richard Ravalomanana, cette dernière arrestation a été faite sous les consignes de la Direction de la sécurité du territoire (DST). Il s’agirait d’une initiative capitale visant à veiller sur la sécurité intérieure du pays, bien que le motif réel de l’arrestation n’ait pas été communiqué. Le commissaire Charlie Nakany, numéro un de la DST a d’ailleurs évoqué l’éventualité d’une expulsion de cet Américain dès ce mardi 8 mai. Le régime a toutefois décidé de faire preuve d’une certaine prudence dans le traitement de ce cas, étant donné la réaction quelque peu hostile de l’ambassade des États-Unis au début de cette année face à la persécution faite sur ce citoyen américain.
Ce retour de John Ferry dans la Grande-Île coïncide avec l’annonce récente de Tojo Ravalomanana de la reprise d’activités du groupe Tiko. En novembre 2011, si le Général Richard Ravalomanana attribuait à l’Américain le titre de mercenaire, Tojo Ravalomanana a expliqué que ce n’était rien de plus qu’un investisseur, et qu’il le côtoyait sur les bancs de l’université de Harvard. Cette dernière thèse a été confirmée par l’ambassade des États-Unis. Le fait est que l’arrivée de John Ferry risque de chambouler les plans du régime Rajoelina qui s’apprête à entièrement démanteler le groupe Tiko et en liquider les biens.
Pourquoi maintenons-nous fermement qu’il s’agit d’une initiative du régime, du pouvoir central d’Andry Rajoelina, alors que les forces de l’ordre sont libres d’agir dès lors qu’il est question de sécurité ? Eh bien tout simplement, parce que la DST, rappelons-le, est directement rattachée à Ambohitsorohitra. Par ailleurs, le NOTAM délivré, donnant aux compagnies aériennes l’obligation de déclarer la liste de leurs passagers aux ministres respectifs de la Justice, de la Sécurité intérieure et de la Gendarmerie est toujours de vigueur. Si contrairement à sa visite en novembre 2011, John Ferry a été arrêté dès qu’il est descendu de son avion hier, c’est parce que la déclaration des passagers en provenance de Johannesburg a servi.
Manifestation estudiantine : une arrestation à Mahamasina
Le mouvement des étudiants des établissements publics et semi-privés s’est poursuivi ce jour, à travers une manifestation à Mahamasina. Le Général Richard Ravalomanana et son équipe de l’Emmo-Reg ont procédé à l’arrestation d’un individu qu’ils considèrent comme étant un des meneurs de la manifestation.
Les étudiants de plusieurs lycées publics et semi-privés de la Capital se sont rendus à Anosy ce jour. Leur objectif était de déloger les étudiants de l’Institut Sainte-Famille de leurs salles de classe. Selon le directeur de cet établissement, les adolescents venus en masse ont revendiqué la cessation des cours et ont tenté d’ouvrir le portail. Après un bref repli, les manifestants sont revenus à la charge, et ont commencé à jeter des pierres pour casser vitres de l’établissement. Après des échanges entre les deux camps, les manifestants d’une part et certains étudiants de la Sainte-Famille de l’autre, les responsables de cette école ont cédé et ont ordonné l’ouverture du portail.
Les étudiants manifestants expliquent leur comportement par la revendication de l’équité de l’enseignement. Ils estiment en effet qu’ils risquent d’être désavantagés aux examens officiels face à des étudiants dont les cours n’ont jamais été suspendus. « Si nous avions le choix, nous serions sur les bancs comme eux, mais la situation ne nous le permet pas. Nous voulons étudier et prions le régime de régler le problème avec les enseignants », a déclaré un des leaders du mouvement estudiantin.
Au bilan de cette manifestation, quelques dégâts matériels, et une arrestation. Un individu, adulte selon le Général Richard Ravalomanana, donnait des consignes aux jeunes étudiants. Inhabituellement, l’Emmo-Reg n’a pas eu recours au jet de bombes lacrymogènes pour disperser la masse estudiantine. « En tant que professionnel, il faut savoir qu’il y a d’autres moyens de persuasion, comme le dialogue. Il fallait agir vite étant donné que ces étudiants ont envisagé de poursuivre leur manifestation au Lycée Jean Joseph Rabearivelo, pour ensuite investir la place du 13 mai », a expliqué le commandant du CIRGN.
La manifestation des étudiants s’est dissoute vers la fin de la matinée. Andry Rajoelina quant à lui a accepté de recevoir les représentants du SEMPAMA en audience, afin de trouver un compromis vis-à-vis des revendications du syndicat.
L’opposition tente une autre alternative de lutte
Face à 3 années de lutte infructueuse dans la quête du renversement du régime Rajoelina, les forces de l’opposition tentent aujourd’hui une autre alternative. Ainsi, une nouvelle coalition est en cours de gestation, avec pour vocation, de trouver une alternative de sortie de crise en dehors du cadre de la Feuille de route.
Ils se sont réunis au Radama Hôtel samedi dernier, en vue de concrétiser la mise en place d’une nouvelle force de coalition, laquelle sera chargée de mettre en place un nouveau pouvoir de Transition. Ils, ce sont les représentants de la mouvance Ravalomanana, de la mouvance Zafy, du MONIMA, de la confédération des Grands Corps de l’État, des Raiamandreny ara-drazana, ainsi que l’initiateur du Diniky ny samy Malagasy, Paul Rajaonarivelo. La finalité de ce rapprochement réside dans le désir de mettre en place une nouvelle force de coalition, de définir un nouveau cadre de sortie de crise et de mettre un nouveau pouvoir de Transition orienté vers l’organisation des élections.
Cette initiative a été prise suite au constat que le Feuille de route n’est pas en mesure d’accompagner le passage vers la normalité constitutionnelle de manière crédible. C’est un fait, le document établi par la Troïka de la SADC ne dispose d’aucune capacité contraignante pour emmener les signataires à respecter leurs engagements. Lalatiana Ravololomanana de la mouvance Zafy pour sa part estime que le contexte social et politique actuel n’est pas propice à une cohabitation contre-nature des acteurs politiques belligérants. Le document de la SADC nécessite une bonne volonté et une bonne foi des politiques malgaches pour dans ses dispositions, des valeurs qui font cruellement défaut dans la classe politicienne malgache.
La nouvelle stratégie de sortie de crise devrait être fondée sur les résolutions du Diniky ny samy malagasy, initié par le Pr Paul Rajaonarivelo. Toutes les forces vives de la Nation sont appelées à apporter leurs idées pour améliorer le projet en question, afin d’assoir un réel consensus quant au processus. Ce qui sera la nouvelle Feuille de route pour la sortie de crise sera élaboré selon les valeurs fondamentales malgaches, notamment la réconciliation, la cohésion et la crainte de Dieu. Reste-t-il à savoir si cette alliance ne se heurtera pas à une un nouvel échec.
Hafatra avy amin’ny Hetsiky ny Mpitondra Fivavahana
Hetsiky ny Mpitondra Fivavahana
Mouvement des Leaders Religieux
Hafatra avy amin’ny HMF : 05 Mey 2012
Efa nilaza sy niteny izahay Mpitondra Fivavahana fa mbola ho latsaka ao anaty Krizy lalina ny firenena,raha tsy mitodika amin’Andriamanitra ka miverina amin’ny làlan’ny fahamarinana isika rehetra . Amin’ny alahelo sy fahatafintohinana tanteraka anefa no mbola hanambaranay fa tena efa fefika isika,hafa –tsy ireo namorona ny Krizy ary tsapa izao fa tsy ny fifanekena vita an-tsoratra no manahirana fa ny olona nanao fanekena nefa mahita fanamarinan-tena tsy hanatanterahana izany no tena olana .
Tsapanay tokoa ny maharary ny vahoaka, indrindra ny vahoaka tsy mandady harona, ny mpiasa, ny mpampianatra, ny very asa, ny mpanao gazety, ny Mpitsara, ny tantsaha, ny Mpitsabo, ny tsy an’asa … ny Mpampiasa sy tompon’orinasa na kely na lehibe …satria miaina izany koa izahay . Tsy fanafody anefa no nahosotra izany fery maharary antsika izany fa fampiasan-kery sy fandrahonana lava izao, koa mahatsiarova tena,aza mandrimandry manana aretina Ndeha Hiaraka Isika, hiara-miverina amin’ny làlan’ny fahamarinana homban’ny finoana an’Andriamanitra Ilay Tompon’izany fahamarinana izany fa tena kolontsaina Malagasy izany!
Mivavaka ho an’ireo rehetra mahatsiaro ho voahitsakitsaka zo izahay Mpitondra Fivavahana, na iza na iza hianareo ; miara-mitomany aminareo izahay ary mahazo tsara ny olana mianjady aminareo, azonay tsara ny fanirianareo fa tsy ny hamotika ny firenena na ny zanaky ny firenena sanatria fa ny hitaky ny rariny sy ny hitsiny hahazoanareo mijoro ho Raiamandreny tokoa, ho zanaka tokoa, ho olom-pirenena tena vanona. Mahereza ary mitrakà hatrany fa Andriamanitra momba anareo !
Mbola miantso ny fahatsiarovan-tenan’ireo mitana ny fahefana eto Madagasikara izahay hoe: « Aza dia manao an’Andriamanitra ho tsy misy re Tompoko ô », mba jereo ihany ny rariny aza dia ampahoriana toy izao ireto vahoaka Malagasy,efa fadiranovana ireto! Ajanony ity Krizy ity fa tena ady amin’Andriamanitra ny fikirizana hanohy izao fomba ratsy izao ary fantatrareo tsara ny dikan’ny hoe miady amin’Andriamanitra ! Tsy hahasoa na iza na iza ny miady Aminy ka aoka eitsy! Manontany tena izahay hoe : « dia tsy manan-tsofina ho enti-mihaino tokoa ve isika e ?! » Ela izay niantsoantsoana fahafahana izay fa fangejana no valiny !
« Mivoria ka avia,ary miaraha manatona. Eny aoka hiara-misaina izy..ao amin’I Jehovah ihany no misy fahamarinana be sy hery » (Isaia 45 : 20a,21b,24a)
Mitodika mivantana amintsika rehetra mahatsiaro tena hiharan’ny tsy rariny izahay, hianareo rehetra efa nilaza fa mangetaheta fahamarinana, hianareo rehetra efa nanambara fa mitady ny lalana hivoahan’ny firenena amin’izao Krizy izao. Ny « soratra mahafaty fa ny fanahy no mahavelona » ( 2Kor.3:6 ), ny hery tsy mahaleo ny fanahy.Mitsangana ndeha hiara-mitodika amin’Andriamanitra isika ! Isaorana an’Andriamanitra fa sokajin’olona maro no efa nanoina izany antso izany ka naneho ny fahavononany hiara-misalahy aminay. Mijoroa ! sahia ! ndeha hiara-misaina ny hametrahana ny fahamarinana eto amin’ny firenentsika isika ! Ndeha hasehontsika indray fa mbola misy olona tena matahotra an’Andriamanitra eto ary tena tia ny mpiray tanindrazana aminy fa tsy mamitaka azy mba hahazoana vola na toerana ! Esory ny tahotra !hialao ny kajikaly politika mahavalalanina ny maro, aza mitoka-monina fa ndeha horesena amin’ny herin’ny fanahy izao hery manimba ny mpiara-belona amintsika izao.
Mivondrona fa vonona hijoro eo alohanareo izahay mpitondra fivavahana!
« Tsy hangina Aho noho ny amin’i Ziona, Ary tsy hitsaha-miteny Aho noho ny amin’i Jerosalema, mandra-piposaky ny fahamarinany tahaka ny famirapiratry ny mazava, » (Isaia 62:1)
NY HETSIKY NY MPITONDRA FIVAVAHANA
hetsikynympitondrafivavahana@yahoo.fr
Téléphone: 033 09 101 91 – 033 72 019 76
SECREN : exemplaire dans l’incapacité et la mauvaise gestion
Les quelques sociétés dans lesquelles l’État malagasy est actionnaire risquent de connaitre un triste sort. Après la société Kraomita qui vire un million d’un million et demi d’euros dans un compte à l’étranger, la compagnie Air Madagascar qui s’embourbe dans un contrat d’acquisition de deux Airbus en piteux état, voici la SECREN qui risque de s’éteindre d’ici 6 mois.
« La SECREN risque de s’éteindre d’ici six mois ». C’est ce que le Vice-Premier ministre en charge de l’Économie et de l’industrie Pierrot Botozaza a annoncé au terme d’une mission qu’il a menée au sein de cette société de construction navale. Selon les explications du VPM, cette société ne dispose plus aujourd’hui que d’un bateau-porte opérationnel. Un bateau-porte est une plateforme permettant d’acheminer et de placer un navire à réparer dans le bassin de radoub à l’aide un système de capture d’eau et de vidage par ballast. La réparation d’un second bateau-porte, indispensable au bon fonctionnement du chantier naval devrait se faire dans les meilleurs délais, étant donné la perte des marchés faute à ce handicap.
La SECREN a pourtant prétendu avoir pu prendre un nouvel élan il y a quelques années. En septembre 2010, alors que la société célébrait ses 35 années d’existence, ses responsables se sont donné le défi de redorer le blason du chantier naval pour en faire une des plus grandes références de l’Océan Indien. Une série de changements, ainsi qu’une réorganisation devait alors s’opérer. « 2010 un tournant dans l’évolution de la SECREN S.A », indique un passage inscrit dans l’historique de la société, laquelle devait faire face à une « révolution avec des ambitions commerciales innovantes et une ouverture internationale de plus grande ampleur ». Il se trouve cependant que la mauvaise gestion de la société a conduit celle-ci vers une perte quasi-certaine. Le Vice-Premier ministre Pierrot Botozaza suspecte des détournements de fonds, à ne citer que le cas de la consommation de 4 milliards d’ariary en carburant, sans explication valable.
Au cours de la célébration du 35e anniversaire de la SECREN en 2010, Andry Rajoelina a pourtant permis d’accompagner cette société dans son plan de redressement. Après avoir octroyé la somme de 3 milliards d’ariary pour la réhabilitation du bassin de radoub du chantier naval, le président de la Transition a déclaré que l’État malagasy suivra de très près cette société, une des plus grandes fiertés de la Grande-Île. Le VPM Pierrot Botozaza quant à lui préfère les actions aux belles promesses, et a convoqué une équipe qui sera chargée d’évaluer les besoins financiers pour ce plan de sauvetage. Le champ d’action étant restreint du fait que la SECREN n’espère pas grand-chose du régime, elle aura le choix entre une ouverture de capitaux au secteur privé et un emprunt auprès des partenaires financiers.
Fetison R. Andrianirina : « La presse, porte-voix de la Démocratie »
La Journée internationale de liberté de la presse est l’occasion pour chaque démocrate de ce pays de saluer le courage des organes de presse et de célébrer leur vitalité pour nourrir le Citoyen en informations et en analyses.
S’il est bien vrai que sans liberté de blâmer il n’y a point de liberté, il n’est pas moins exact que la liberté sans la conscience nuit non seulement à l’objectivité, mais aussi, et surtout, à l’indépendance de jugement. Le poids des mots, la nécessité de l’investigation, la crudité des faits et le choc des images ne doivent pas non plus servir de leitmotiv, et porter ainsi atteinte aux droits de la personne ainsi qu’aux valeurs référentielles du genre humain.
C’est à ces exigences qu’on reconnaît la noblesse du métier de Journaliste, qui demande en outre une rigueur d’esprit d’autant plus grande que la vitesse de l’actualité peut lui faire perdre toute mesure.
La presse à Madagascar tire ses origines dès le XIXe siècle, ce qui traduit une tradition bien ancrée dans la formulation et la circulation des idées. En tant que porte-voix de la démocratie, cette presse est ainsi un vecteur, et est porteuse d’un pan important de nos valeurs et de notre héritage culturel. C’est pourquoi vouloir la réprimer ou tout simplement la museler constitue, au-delà de l’atteinte aux principes bien établis des droits fondamentaux, une faute morale grave.
Quant à la liberté d’opinion que véhicule la presse, elle réclame que mille feuilles s’épanouissent afin que le Citoyen s’y retrouve et qu’ainsi sa participation à la chose publique soit encouragée.
Syndicat de journalistes : départ du ministre, ouverture des stations et octroi de licences
Déclaration du syndicat des journalistes
Face à la situation qui prévaut actuellement, le syndicat des journalistes de Madagascar déclare ce qui suit :
La célébration de la journée mondiale de la presse s’est faite dans la tristesse
C’est en ce 3 mai que Lalatiana Rakotondrazafy, journaliste et à la fois secrétaire générale du syndicat des journalistes de Madagascar a été placée en Garde à vue
Le syndicat interprète ce comportement comme une insulte et une provocation envers le journalisme
Pourquoi le régime a-t-il choisi ce 3 mai pour exercer son autorité ?
Ne pouviez-vous pas accorder ne serait-ce qu’une journée pour que cette journée soit célébrée comme il se doit ?
Nous nous adressons à Andry Rajoelina et lui rappelons le discours qu’il a fait en 2009, selon lequel toutes les stations audiovisuelles fermées devront être ouvertes
Combien d’entre elles avez-vous ouvert et combien en avez-vous fermé ?
Nous savons tous que les lettres de mise en demeure se sont répandues comme une trainée de sable
Vos militaires se sont permis d’entrer dans les maisons de presse pour menacer les journalistes et les forcer à publier une autre version de faits, tel qu’il s’est produit chez Courrier de Madagascar
Ces militaires se sont même permis d’agresser les journalistes dans les maisons de presse, tel qu’il s’est produit chez la Fréquence Plus
Ainsi, face à ces faits, le syndicat des journalistes de Madagascar en tant qu’organisme de défense des droits de ses membres ne peut rester dans le silence
En conséquence, le syndicat des journalistes de Madagascar
— Revendique la libération immédiate et sans condition des journalistes de la Free FM Lalatiana Rakotondrazafy et Fidèle Razarapiera
— Exige la démission du ministre de la Communication, Harry Laurent Rahajason dans les meilleurs délais
— Revendique l’ouverture de toutes les stations audiovisuelles fermées, que ce soit par le régime Ravalomanana ou par le régime Rajoelina
— Revendique l’abrogation de la décision du régime de Transition de suspendre l’octroi de licence et d’autorisation d’ouverture de stations audiovisuelles
— Appelle à la cohésion de tous les confrères journalistes de la Madagascar.
Fetison Rakoto Andrianirina : « Pour des élections libres et transparentes »
Des délégations dites « techniques » des Nations Unies et de l’Organisation Internationale de la Francophonie sont sur place à Madagascar. Plus que de donner de la visibilité indispensable à la crise actuelle, il est à craindre que ce soit au contraire la confusion qu’introduisent ces venues. En effet, plusieurs questions se posent à leur sujet et des réponses précises et claires sont requises :
— si ces missions entrent dans le cadre de la Feuille de Route, ne voit-on pas que l’autorité qui les a saisies s’en éloigne de plus en plus pour revenir à des pratiques unilatéralistes ?
— conséquemment, l’objet exact de leur mission respective s’en trouve faussé. En particulier par rapport aux objectifs de démocratisation en principe visés, la transparence, la sincérité, la liberté et l’universalité des suffrages, ainsi que la garantie qu’aucun acteur politique ne sera exclu, seront-elles assurées en tout état de cause ?
— il est un fait que la présence simultanée et concurrente de deux délégations internationales, celle de l’ONU et celle de l’OIF, ne procédant au surplus d’aucune concertation préalable ni d’une coopération préconçue, n’introduit-elle pas un doute légitime à ces égards ?
— quel (s) processus électoral (aux) est (sont) concerné (s) : élections présidentielles et/ou élections générales ? Et, en tout état de cause, pour quelle (s) justification (s) au regard de la promotion de la Démocratie ?
— la décision de faire venir de telles délégations dites « techniques » résulte-t-elle d’un consentement préalable des parties prenantes malgaches en concertation avec la communauté internationale ?
Tant que des réponses précises ne sont pas apportées à ces questions fondamentales, la confusion, source de difficultés supplémentaires et aussi inutiles qu’inopportunes, ternira la suite des évènements à Madagascar et la frustration du peuple n’en sera que plus grande encore.
Car, en fait d’élections libres et transparentes, est-on sûr que toutes ces agitations y tendent véritablement ou s’achemine-t-on vers quelques subtilités sélectives visant à mettre hors-course untel ou untel ?
À ces égards, le singulier silence des parties prenantes malgaches sur ce brouillard en dit long quant à la perte de maîtrise par celles-ci d’un processus de sortie de crise dont les portes semblent de plus en plus lointaines.
Car, en l’état actuel de la situation politique et institutionnelle où la répression et la volonté d’exclusion se durcissent, il y a régression. Et en l’absence d’un redressement radical et rapide qui implique une déchirante révision des bases mêmes de l’actuelle Transition et un assainissement de la pratique politique et institutionnelle, aucune sortie de crise pérenne ne sera possible.
Fait à Antananarivo, le 27 avril 2012
Au final, le malgache n’a que ce qu’il méritait
Pour éviter de susciter la polémique, nous précisons dès le début de notre article que nous parlons du malgache, ce citoyen badaud, ignorant qui s’est laissé embobiner, et non des Malgaches ou des Malagasy comme certains préfèreront. Trois années après avoir soutenu le putschiste Andry Rajoelina, le malgache se rend enfin compte qu’il n’a peut-être pas misé sur le bon cheval.
Trois années sont passées et les fonctionnaires se rendent enfin compte que les promesses faites par Andry Rajoelina n’étaient que des démagogies.
Le syndicat des journalistes se rend enfin compte que les promesses de changement et de libéralisation de l’expression n’étaient que des paroles en l’air d’un jeune DJ désirant acquérir les pleins pouvoirs.
Des journalistes comme Lalatiana Rakotondrazafy et Fidel Razarapiera se rendent enfin compte que Andry Rajoelina n’est pas mieux que Marc Ravalomanana et qu’il est de loin le pire des dirigeants qui se sont succédé dans le pays.
L’éminent Professeur Albert Zafy s’est rendu compte que Andry Rajoelina n’était pas la révélation qui allait réaliser ses grands projets de réconciliation nationale.
L’Amiral Didier Ratsiraka s’est rendu compte que ce n’est finalement pas sur Andry Rajoelina qu’il pourra compter pour faciliter son retour au pays.
Le consommateur malgache se rend compte qu’en fin de compte, le monopole de l’empire Tiko n’était pas si mal, que cela avait au moins permis d’acheter de l’huile propre à la santé et de consommer des produits laitiers de qualité.
Le malgache se rend compte que les routes ne sont certes pas mangeables, mais qu’elles étaient d’une utilité capitale ne serait-ce que pour l’acheminement des denrées alimentaires.
Les transporteurs se rendent compte que le jeune ne versera pas plus de subventions que son prédécesseur pour maintenir les tarifs de transport.
Les étudiants des universités se rendent à l’évidence que ce ne sera pas pendant le régime Rajoelina que le système éducatif malgache sera amélioré.
Ceux qui ont servi à détruire l’empire Tiko se rendent compte que les actes de pillage ne leur ont apporté que quelques jours d’extras financiers et de vivres.
Le pro-TGV lui, se rend compte que de Tsena mora à Haute intensité de main d’œuvre, en passant par les vary mora, Andry Rajoelina devient de moins en moins généreux.
Lesquelles de ces entités n’ont pas participé à la révolution Orange de 2009 ? Aucune.
Andry Rajoelina prendra des mesures contre les grèves
« C’en est assez ! ». Andry Rajoelina s’est insurgé contre les grèves successives dans le pays, notamment celle des instructeurs membres du SEMPAMA. Il est inacceptable selon lui qu’on prenne en otage les écoliers malgaches qui devraient se préparer pour les examens officiels.
Andry Rajoelina prendra des mesures dans la semaine courante pour mettre fin à la grève du SEMPAMA. Le locataire d’Ambohitsorohitra, malgré avoir reconnu le droit à la grève et aux droits syndicaux fustige le comportement des membres du SEMPAMA. Dans ses propos, il a évoqué à quel point le premier examen officiel d’un enfant, le CEPE est important pour les parents de celui-ci. Lui de rappeler au cours de son intervention qu’il est injuste que les intérêts non-accordées au cours de plusieurs années à l’époque des régimes précédents soient revendiqués au cours d’une période de Transition.
Habituellement, les élèves des classes primaires abordent la dernière ligne droite de leurs études au mois de mai. Il se trouve toutefois que jusqu’à présent, aucun programme n’a encore été publié concernant les examens officiels. Les responsables escomptent déjà sur le report des examens officiels jusqu’au mois d’octobre pour le baccalauréat. La grève du SEMPAMA est d’ailleurs renforcée par celle des enseignants FRAM, censés assurer la surveillance et les corrections des examens officiels et dernièrement le PAT-U (Personnel administratif et Financier de l’Université) composé en partie par le personnel de l’Office du Baccalauréat.
Comme à l’accoutumée, Andry Rajoelina ne se sent responsable d’aucun des évènements qui minent le pays au cours des dernières années. Les fautifs dans la situation actuelle sont bien entendu les enseignants grévistes qui ne font preuve d’aucune compréhension vis-à-vis des difficultés financières que traverse le pays. Des difficultés qui n’ont cependant pas empêché de débourser la somme nécessaire pour résoudre les revendications des militaires du CAPSAT sous quelques jours.
Marc Ravalomanana passe les rênes à son fils Tojo
C’est au milieu des ruines du Magro de Tanjombato que Tojo Ravalomanana s’est officiellement annoncé en tant que nouveau premier responsable du groupe Tiko, hier. Le nouveau leader de l’empire Tiko a lancé le défi de remettre le groupe sur les rails et de ramener la société de Marc Ravalomanana à la place qu’elle mérite.
« Le groupe Tiko reprendra ses activités pour le bien des citoyens malgaches, consommateurs et employés ». Telle a été la déclaration de Tojo Ravalomanana. À l’occasion d’une conférence de presse donnée à Tanjombato, il n’a pas manqué de mentionner que cet empire fondé par Marc Ravalomanana accueillait jusqu’à 2 000 employés et faisait vivre quelque 230 000 personnes, dont la majorité est constituée d’agriculteurs et d’éleveurs.
Par ailleurs, le numéro un du groupe Tiko a rappelé les chiffres collectés par l’UNICEF, relatifs aux conséquences du putsch de 2009 et de la crise qui a maintenant duré plus de 3 années. En ce sens, 500 000 citoyens malgaches ont perdu leurs emplois et quelque 700 000 élèves ont été contraints d’abandonner les bancs des écoles. Il convient, dit-il, de remettre la société en marche afin qu’elle apporte de nouvelles offres sur le marché de l’emploi, et que les Malgaches puissent de nouveau consommer des produits « Vita Malagasy » de qualité.
Par la même occasion, Tojo Ravalomanana a lancé un appel à la réconciliation. « La grande famille du groupe Tiko a pardonné ceux qui ont pillé et détruit les biens de la société en 2009. Désormais, il est temps de s’orienter vers de nouveaux horizons. Laissons la haine, la rancœur, les persécutions et les intimidations derrière nous », a-t-il déclaré. Il se trouve toutefois que les autorités ne comptent pas de sitôt laisser le groupe Tiko reprendre ses activités. Le leader de ce groupe a clairement expliqué que l’objectif du régime est de liquider la société. En effet, malgré la publication de l’ordonnance 361G/12 du 16 avril 2012 approuvant la réouverture de l’usine Tiko d’Andranomanelatra, les autorités ont décidé de rebrousser leur chemin en faisant opposition. Un responsable de la société quant à lui a dénoncé le non-respect des procédures dans cette affaire, étant donné que le délai de 30 dont le groupe Tiko devrait jouir pour constituer son dossier n’a pas été accordé. Le verdict sur cette requête en opposition, sera donné demain 4 mai. À ce verdit pourrait se suivre la saisie des biens du groupe pour les mettre en vente afin de régler les arriérés fiscaux envers l’État malagasy.
SADC : atteinte à la souveraineté de l’État malagasy
La présence des deux membres du bureau de liaison de la SADC à Ambohijatovo lors de la manifestation de la mouvance a suscité la polémique. Du côté du régime, on n’hésite pas à parler d’atteinte à la souveraineté de l’État malagasy.
Par l’intermédiaire du ministre des Affaires étrangères Pierrot Rajaonarivelo, le régime de transition a adressé une lettre au bureau de liaison de la SADC. La lettre en question exige des explications sur la présence des deux membres de ce bureau à Ambohijatovo, le 28 avril dernier. La réaction du régime s’explique par le fait qu’il ne considère pas le bureau de la SADC comme étant un organe d’évaluation et de suivi. La présence des deux personnalités africaines à Ambohijatovo a été considérée comme un soutien à la mouvance Ravalomanana lors d’un mouvement visant à déstabiliser le pouvoir en place.
En conséquence, le ministre des Affaires étrangères a exprimé le souhait du régime de voir ces deux personnalités se faire remplacer. Outre l’« atteinte à la souveraineté d’un régime de fait de l’État », les deux membres du bureau de liaison de la SADC ont été critiqués quant à leur neutralité, et à leur capacité de mener à bien leur mission de soutenir la Transition vers la sortie du pays de la crise. À ces prétextes s’ajoutent des mentions selon lesquelles, ces deux individus ont dépassé le cadre de leur mission, qu’ils ont mal compris la Feuille de route, et qu’ils ont effectué une telle action dans un excès de zèle. Selon donc Pierrot Rajaonarivelo, les membres du bureau de la SADC devraient rester assis tranquillement dans leurs sièges à Ivandry et se contenter des rapports souvent frauduleux.
De leur côté, les ténors de la mouvance Ravalomanana donnent raison à cette visite surprise. Cette présence est légitime étant donné que ce bureau de liaison est en charge du suivi de la mise en œuvre de la Feuille de route, notamment au sujet de la liberté d’expression et la mise en place d’un climat d’apaisement. Cette présence a d’ailleurs permis de prouver lequel des deux camps belligérants est le plus actif dans la propagation de fausses nouvelles et de propos mensongers sur la situation socio-politique à Madagascar.
FRDL : « Lettre Ouverte à Monsieur Sandile Schalk Responsable du bureau de liaison de la SADC »
Lettre Ouverte à Monsieur Sandile Schalk Responsable du bureau de liaison de la SADC
« Les Citoyens de la République Malagasy vont reprendre leurs droits »
Monsieur Sandile Schalk,
Pour justifier votre présence et vos actions à Madagascar et pour ne pas être taxé de blocage et de lenteur, le FRDL-Mouvance Légaliste vous demande d’appliquer les résolutions de la Feuille de Route amandée à savoir :
1° La Feuille de Route amandée, remplace tous les engagements pris ou signés antérieurement concernant la transition à Madagascar,
2° La Feuille de Route amandée et son cadre juridique de mise en œuvre constituent la loi constitutionnelle jusqu’à la fin de la transition, marquée par l’investiture du Président de la République élu et la tenue de la première session de l’Assemblée Nationale Elue,
3° Toutes les dispositions constitutionnelles, législatives, réglementaires, ainsi que toutes celles résultantes d’autres textes, qui ne sont pas contraires aux dispositions de la Feuille de Route amandée et de son cadre juridique de mise en œuvre, demeurent en vigueur et s’appliquent de plein droit. Donc nous sommes toujours dans la loi constitutionnelle de la troisième république.
4° De graves violations de la Feuille de Route amandée, se sont passées sous vos yeux, le samedi 28 avril 2012 envers la population Malagasy à Ambohijatovo, c’est pourquoi le FRDL-Mouvance Légaliste demande l’application des sanctions stipulées par la feuille de route amandée et la démission de Monsieur Andry Rajoelina en tant que Président de la Transition, il ne doit plus exercer la fonction d’un Chef de l’Etat.
5° Le FRDL-Mouvance Légaliste demande l’application pure et simple des articles stipulant que les institutions de la Transition doivent s’engager à protéger et promouvoir les Droits de l’Homme à Madagascar et doivent respecter les libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression, d’opinion, d’association, de manifestations et la liberté de la presse.
6° La Feuille de Route amandée exige l’application immédiate du retour des exilés pour des raisons politiques Malagasy, dont Monsieur Marc Ravalomanana. Les exilés sont autorisés à rentrer à Madagascar sans restrictions, sans préalables et sans conditions. Les autorités de la Transition prennent l’engagement de veiller à leur sécurité et à la protection de leurs familles ainsi que de leurs biens.
Pour que votre Feuille de Route soit soutenue et considérée par la population Malagasy comme la résolution de la crise et de l’apaisement, le FRDL- Mouvance Légaliste exige l’application immédiate des résolutions évoquées ci-dessus.
Tonton Ambroise Ravonsion
Front Républicain et Démocrate Légaliste
Mouvance Légaliste
L’épée de Damoclès tombe sur Mamy Rakotoarivelo
La réponse des autorités après la manifestation de la mouvance Ravalomanana à Ambohijatovo samedi dernier ne s’est pas fait attendre. L’épée de Damoclès qui pendait sur la tête du chef de la délégation vient de tomber.
Les membres de la mouvance Ravalomanana l’ont annoncé au cours d’une conférence de presse, Mamy Rakotoarivelo a reçu une convocation à comparaître devant la Cour criminelle ordinaire le 18 mai prochain, peu après la tenue de la manifestation à Ambohijatovo samedi dernier. Cette convocation est relative à l’affaire d’attentat sur la vie d’Andry Rajoelina aux abords du marais Masay le mois de mars 2011. Il devra également répondre à des questions concernant cette dernière manifestation, tenue à Ambohijatvo sans autorisation de la Commune urbaine d’Antananarivo et de la Préfecture de Police.
Selon toujours les leaders de l’opposition, d’autres membres de la mouvance, en occurrence Ihanta Randriamandranto et Manandafy Rakotonirina, respectivement ministre de l’Élevage et membre du CST ont eux aussi reçu des convocations. Celles-ci les invitent à se présenter à la CCO du tribunal d’Anosy le vendredi 4 mai. Le motif de ces deux dernières convocations n’a pas été révélé par les membres de la mouvance.
Face à ces faits, et surtout l’interdiction d’accès à la « Place de la démocratie » suivie d’une répression musclée, la mouvance Ravalomanana a suspendu ses activités au sein des Institutions, sur consignes de Marc Ravalomanana. La session ordinaire du Parlement a été ouverte hier, sans les membres de l’opposition. Mamy Rakotoarivelo a pris l’initiative de déléguer ses fonctions au vice-président de la Chambre basse représentant l’ex-Province d’Antananarivo. Si on ignore si la mouvance Ravalomanana compte réintégrer le processus bientôt, on peut préciser que la procuration du président du CT dispose d’une validité de 3 jours à compter d’hier. En ce qui concerne les manifestations, cette mouvance affirme ne plus avoir l’intention de rebrousser son chemin. Elle sera d’ailleurs présente à Anosy ce jour, après une marche pacifique sur la place du 13 mai hier.
Extractions minières : la mauvaise foi de compagnies asiatiques
Madagascar cherche sa voie vers la levée de la suspension de sa candidature au programme Extractive Industries Transparency Initiative (EITI). Le refus de certaines compagnies d’adhérer au programme vient toutefois entraver l’avancée établie depuis l’année 2010.
Trois compagnies d’extractions minières, dont une thaïlandaise et deux chinoises, ont refusé d’adhérer à l’EITI une initiative qui consiste à mettre la transparence sur les transactions avec l’État notamment au niveau des redevances et impôts. Les conséquences de ce refus seront lourdes étant donné que cela nuira considérablement à sa crédibilité de la Grande-Île. Madagascar est prévu plaider sa cause pour la réintégration au sein de l’EITI, le mois d’octobre prochain. Selon le secrétaire exécutif de l’EITI Judicaël Tsarabory, il s’agira pour l’État et les compagnies d’extractions minières de faire chacun leurs déclarations sur les transactions effectuées en matière d’impôts et de redevances. L’EITI se chargera par la suite d’examiner le dossier établi après la confrontation de ces déclarations pour juger si Madagascar est conforme ou non à l’EITI.
La partie malgache n’entend pas rester les bras croisés. Après avoir effectué des sensibilisations pour l’intégration des compagnies de leur propre chef, on s’achemine vers un projet consistant à délivrer un décret obligeant l’adhésion de ces industries. Les grandes et moyennes compagnies dont les impôts et redevances sont évalués à 200 millions d’ariary et plus seront concernées par cette obligation d’adhésion. Des tractations en ce sens et des rapprochements au gouvernement devraient prochainement être menées pour réaliser ce projet.
On arrive à se demander si un tel désistement de la part des trois compagnies asiatiques ne devrait pas alarmer les autorités. Ce fait porte à croire à une certaine mauvaise foi de la part de ces compagnies notamment au niveau de leurs relations avec le régime. Faut-il rappeler qu’une compagnie chinoise a déboursé 100 millions de dollars pour obtenir un permis d’extraction d’un régime de facto ?
Lalatiana Rakotondrazafy : l’arrestation se dessine
Lalatiana Rakotondrazafy et Fidel Razarapiera de la Free FM devront de nouveau passer devant la gendarmerie le mercredi 2 mai prochain, après une brève audition à la Brigade de Fiadanana hier. En attendant, ces deux journalistes sont tenus de cesser les propos dénigrants et les incitations à la haine qu’ils ont l’habitude de colporter devant leurs micros, sous peine d’une arrestation.
L’arrestation de Lalatiana Rakotondrazafy et de Fidel Razarapiera se dessine étant donné qu’ils n’ont pas daigné respecter les consignes de la gendarmerie. En effet, le Général Richard Ravalomanana, en sa qualité de commandant de la CIRGN a lancé une mise en garde à l’endroit des deux journalistes, selon laquelle ils seront arrêtés si les propos dénigrants et l’incitation à la haine véhiculés sur la Free FM ne cessent pas. Certainement confiants après ne pas avoir été placés en Garde à vue suite à l’audition d’hier, et au constat du soutien d’une vingtaine de personnes venues à Fiadanana malgré les proscriptions, Lalatiana Rakotondrazafy et Fidel Razarapiera ont versé dans leurs habituels propos dans leur émission de ce jour.
Les deux journalistes sont chargés de diffamation publique, de publication de fausses nouvelles, de dénonciation abusive et d’incitation à la haine. Si la première audition s’est déroulée à la Brigade de recherches criminelles de Fiadanana, le traitement du dossier se poursuivra à Betongolo. Le Général Richard Ravalomanana a expliqué ce transfert par le fait que l’affaire n’est pas relative à un délit criminel. Il est fort probable que le commandant du CIRGN prenne en main l’affaire et mener la suite de l’enquête. Les journalistes de la Free FM quant à eux n’ont de cesse de donner les instructions à leurs auditeurs et d’appeler à l’exécution des consignes planifiées au cas où ils seraient placés en détention.
Élections : e-Fidy pour concurrencer le programme de l’OIF
Dans un de nos articles, nous questionnions si les Malgaches ne pouvaient pas programmer eux-mêmes, une solution informatique pour gérer les élections. La réponse, nous la tenons de e–Madagasikarako qui a présenté hier son programme e-Fidy.
Il est juste de le dire, ce programme est une révolution en termes de TIC, surtout pour Madagascar qui a toujours été jugé en retard dans le domaine. E-Madagasikarako a présenté hier à la galerie Kamoula, son programme e-Fidy, un outil de gestion de résultats de scrutins. Le passage de la délégation onusienne dans le pays ne pouvait pas mieux tomber pour cette plateforme, car les experts de l’ONU ont assisté à la séance de présentation et de démonstration.
Le processus est des plus simples, les résultats des scrutins dans chaque bureau de vote du pays sont entrés dans un formulaire sur des téléphones portables, aussi simplement que se fassent les transferts d’argent sur mobile, en vogue depuis quelques années. Cela permettra d’obtenir les résultats des élections de manière juste, transparente et fiable sous quelques heures suivant le décompte de voix. L’équipe e-Madagasikarako n’a pas manqué de rassurer sur la fiabilité du processus et la traçabilité des données collectées.
Outre la gestion des résultats des scrutins, les fonctionnalités de e-Fidy s’étendent sur la gestion de la liste électorale, du nombre de bureaux de vote, des calculs de pourcentages et de la liste de candidats. Aucune intervention ne peut être opérée étant donné que la base de données du programme et des résultats sont traités au niveau d’un serveur verrouillé. E-Fidy permettra en conséquence d’organiser des élections neutres, transparentes et justes, a résumé Martial Rahaririaka, un des responsables de e-Madagasikarako.
Cependant, ce programme a été devancé de peu par celui de l’OIF. Les responsables de cette Organisation ont présenté leur logiciel de gestion des élections au régime, vers le mois de juillet 2011. Un calendrier bien élaboré dont la formation à l’utilisation du programme en question a été définie. L’OIF s’avançait aussi sur la fiabilité de ce logiciel, lequel a déjà servi dans l’organisation d’élections dans plusieurs pays africains.
Quoi qu’il en soit, tout n’est pas perdu, et e-Fidy peut toujours plaider sur sa politique de proximité, notamment la collecte de résultats au sein même des bureaux de vote. Le Comité militaire pour la défense nationale (CMDN) qui a été représenté à la séance de démonstration a d’ailleurs salué l’initiative de e-Madagasikarako et a qualifié le programme comme étant un outil stratégique capital. Plusieurs entités politiques présentes à cette séance ont également exprimé leur intérêt, étant donné que e-Fidy pourrait servir d’outil d’observation et de confrontation des résultats, même s’il ne sera pas retenu par le régime. Encore faudra-t-il que cet outil soit reconnu par la CENI-T et les instances internationales.
Plainte contre Andry Rajoelina : le Pr Albert Zafy n’était pas concerné par l’affaire
La plainte du Pr Albert Zafy contre Andry Rajoelina dans le cadre du trafic de bois de rose, en date du 13 septembre 2011 a été classée sans suite. Les membres de la mouvance du Professeur ont expliqué la raison de ce classement, une raison des plus insensées.
La plainte du Pr Albert Zafy a été classée sans suite pour la simple raison que celui-ci n’est pas concerné directement par l’affaire. « C’est le motif indiqué dans une notification envoyée par le tribunal », a précisé un membre de la mouvance. Ce dernier n’a pas manqué de déplorer cette attitude du Tribunal qui s’apparente à une intervention en haut lieu ou une certaine influence. Il s’est demandé qui pourrait être habilité à dénoncer les méfaits des dirigeants alors que les autorités comme le Bianco ou l’inspection générale de l’État ne comptent rien faire face à la spoliation flagrante du patrimoine du pays.
La plainte déposée par le Pr Albert Zafy porte sur l’implication d’Andry Rajoelina dans le trafic de bois de rose, ainsi que la surfacturation à l’achat des hélicoptères Alouette II à la France. Le déballage du Dr Joseph Randriamiarisoa après son limogeage du poste de ministre de l’Environnement et des Forets vient appuyer la teneur de cette plainte. Par ailleurs, depuis l’année 2009, les déclarations des entités civiles et du politicien convergent vers cette implication du régime dans le trafic du bois précieux, sauf que les interpellations et recours effectués se sont soldés en échecs.
La mouvance Zafy a par la suite tenté une démarche auprès du ministère de la Justice suite au classement sans suite par le tribunal d’Anosy. Une fois de plus, la délégation menée par le Professeur s’est heurtée au mur du refus de la Garde des Sceaux de la recevoir. Cette dernière prétendait qu’elle n’avait pas les dossiers relatifs à la plainte en sa possession. Tout porte à croire que ce réseau de trafic ne pourra être démantelé qu’après le départ du régime Rajoelina ou par une réelle prise de conscience de la Justice malgache.


























