Fetison R. Andrianirina : « Un gouvernement qui manque sa mission »

novembre 25, 2011 by · 6 Comments
Filed under: Politique 
Le Premier Ministre Beriziky n'est pas allé jusqu'au bout de son courage

Le Premier Ministre Beriziky n'est pas allé jusqu'au bout de son courage

COMMUNIQUE

Le Premier ministre Beriziky n’est pas allé jusqu’au bout de son courage ni de la logique inclusive face aux tendances unilatéralistes de celui qui ne parvient pas à endosser l’habit de Président d’un régime transitoire qui doit inscrire le principe de neutralité en lettres de noblesse dans son référentiel de gouvernance.

La conséquence immédiate de l’opération de cosmétique institutionnelle, qui a consisté à masquer le maintien d’une HAT, pourtant finissante, au moyen de la reconduction d’une pléthore d’anciens ministres dont la conséquence est l’exacerbation de la frustration du Peuple.

Au-delà de l’arithmétique qui voudrait établir une balance égale, forcément fragile, dans la composition gouvernementale, il était nécessaire — et reste nécessaire — de recentrer le débat sur les trois objectifs essentiels qu’assigne la feuille de route : le retour en terre malgache, dans la sécurité, de tous les exilés politiques, l’adoption de mesures et de dispositifs propres à garantir l’apaisement en vue de la réconciliation nationale et l’organisation « sans faille » et « acceptée » par l’ensemble des responsables politiques du retour rapide à une normalité constitutionnelle. De la réussite de la formation de ce gouvernement dépendra la suite de la mise en oeuvre effective de cette sortie de crise.

Force est de constater que dans la posture adoptée par l’Exécutif, tout conduit à occulter ces trois nécessités, de sorte que ce gouvernement a déjà manqué à sa mission puisqu’il a échoué à rassembler les forces politiques les plus représentatives des aspirations du Peuple.

Il n’est pas trop tard pour que le Premier ministre, animé de courage politique, rectifie le tir et gagne en crédit en imposant une ligne de conduite claire et sans équivoque face à ces trois nécessités. Il saura faire appel aux femmes et hommes qui l’aideront par leur sens aigu des responsabilités.

C’est, dans les circonstances présentes, le sens actuel, positif et concret de « La Paix des Braves ».

Fait à Antananarivo, le 23 Novembre 2011

Fetison Rakoto Andrianirina
Initiateur de la Paix des Braves

Social : haïr les Chinois de Behoririka ou les apprécier ?

novembre 24, 2011 by · 8 Comments
Filed under: Social 
On hait les Chinois, mais on commence à se plaindre

On hait les Chinois, cependant on commence à se plaindre

Plusieurs centaines de personnes se sont retournées contre les Chinois à Behoririka mardi dernier. La majorité d’entre eux étaient des marchands des rues et des magasins longeant la portion Soarano-Behoririka.

Contrairement à ce que l’ambassade de Chine a communiqué, l’incident de mardi dernier n’est pas un cas isolé. Outre l’agression physique des employés, les propos offensants et les conditions de travail laissant à désirer ne sont que l’aperçu du quotidien d’un employé chez la majorité des Chinois à Madagascar. En ce sens, l’Inspection reçoit une moyenne de 25 plaintes par jours contre des employeurs chinois.

Un fait désolant, sauf que le malgache ne peut que subir. En parlant d’acte isolé, il s’agit certainement de la révolte populaire et non de l’agression de l’employé. À présent, le malgache ne peut que ravaler sa colère et espérer la réouverture des centres commerciaux de Behoririka. Ils sont quelque 20 000 personnes à demeurer dans l’expectative depuis hier. Selon les chiffres publiés par l’Instat, les centres commerciaux de Behoririka emploient 4 000 personnes directement et indirectement. Ce chiffre est reparti entre vendeurs de magasin, gardiens, dockers, jusqu’aux commerçants de rues d’Analakely et d’Isotry qui viennent s’y approvisionner. C’est encore l’Instat qui a publié qu’une personne parmi ces travailleurs en fait vivre en moyenne 5 autres et que la majorité d’entre ces 4 000 personnes sont d’ex-employés des zones franches envoyés au chômage technique.

De la communauté chinoise de la Capitale a tenu une réunion d’urgence à Ivato hier. Ne se sentant plus en sécurité et par crainte de la vindicte populaire, plusieurs ressortissants chinois ont exprimé leur intention de quitter la Grande-Île. La réunion de la communauté a même lancé des consignes envers ses membres afin qu’ils évitent pour le moment les sorties en public, notamment du côté de Behoririka, de Soarano et d’Analakely.

Moins soucieux que les vendeurs de magasin, les commerçants ambulants ont investi leurs lieux de vente respectifs depuis hier. Se réjouissant de la fermeture des magasins concurrents, ils ne semblent envisager un seul instant la rupture des stocks.

Relations internationales : Pierrot Rajaonarivelo n’a pas l’intention de chômer

novembre 24, 2011 by · 9 Comments
Filed under: Politique 
Pierrot Rajaonarivelo ira à Addis-Abeba

Pierrot Rajaonarivelo ira à Addis-Abeba

Pierrot Rajaonarivelo est sans nul doute une des personnalités politiques de plus grande expérience technique, doublé d’un talent politique non négligeable. À peine la passation de services avec Yvette Sylla achevée, le président du MDM se lance dans la quête à la reconnaissance internationale.

Malgré les échecs collectés par ses prédécesseurs, à savoir Hyppolite Ramaroson et Yvette Sylla, Pierrot Rajaonarivelo ne se laisse pas décourager. Le numéro un de la diplomatie malgache compte prochainement faire le déplacement à Addis-Abeba pour défendre la cause de la Grande-Île devant l’Union Africaine. Cette mission devrait intervenir avant le prochain sommet du CPS-UA, prévu débuter le 7 décembre prochain. Le ministre des Affaires étrangères se rendra par la suite auprès des sièges respectifs des instances internationales afin de poursuivre son offensive diplomatique.

Afin de mener à bien sa mission et de repartir la tête haute de son ministère, Pierrot Rajaonarivelo est disposé à adopter des mesures strictes. Dans l’optique de s’entourer des meilleurs éléments, le président du MDM prévoit une restructuration de l’organigramme de son ministère. Une série de remplacement des ambassadeurs de Madagascar à l’étranger figure également dans la liste de ses projets.

Par ailleurs, le ministre tient à attirer l’attention des acteurs politiques malgaches vis-à-vis du respect des dispositions de la Feuille de route et sa mise en œuvre de manière stricte. Le document de sortie de crise prévoit la restructuration du Parlement de la Transition d’ici la fin de ce mois. Pierrot Rajaonarivelo estime qu’en s’activant en ce sens, le régime actuel rehaussera son image aux yeux de l’Union Africaine. « Si cette organisation juge notre implication satisfaisante, elle nous soutiendra auprès de l’Union Européenne et des Nations Unies pour l’obtention de la reconnaissance internationale et le déblocage des aides financières dont nous avons besoin », a-t-il indiqué.

Les relations de Madagascar avec la communauté internationale est certainement un des enjeux de tailles pour le régime actuel. Reste-t-il à savoir si Pierrot Rajaonarivelo sera aussi efficace aux affaires étrangères qu’il l’a été à l’Économie.

Gouvernement : démission précoce de Ruffine Tsiranana

novembre 24, 2011 by · 6 Comments
Filed under: Politique 
Ruffine Tsiranana retrouve les siens au Magro

Ruffine Tsiranana retrouve les siens au Magro

Suite aux consignes données par leurs chefs de file, les ministres de l’opposition, notamment ceux de la mouvance Ravalomanana et de la mouvance Zafy n’ont pas intégré le gouvernement. Il se trouve même que ceux qui étaient présents lors de la cérémonie de présentation officielle à Iavoloha ont fait machine arrière.

La mouvance Ravalomanana
Pierrot Botozaza qui devait diriger la vice-primature en charge de l’Économie et de l’Industrie, et Ruffine Tsiranana, désignée ministre de la décentralisation n’ont pas assisté au premier Conseil des ministres qui s’est tenu à Iavoloha hier. Une situation qui pousse Omer Beriziky au ridicule, alors qu’il prétend que tous les ministres de l’opposition ont exprimé leur détermination à prendre du service. Si le vice-premier ministre n’a fourni aucune explication, Ruffine Tsiranana se trouvait sur un siège au Magro alors qu’à Iavoloha débutait le Conseil des ministres.

Celle qui devait succéder à Hajo Andrianainarivelo, ou du moins, prendre le relais sur une partie de ses fonctions a annoncé aux militants du Magro sa démission du gouvernement de la Transition. La dame n’a pas caché sa déception à l’issue de la passation des services, face à l’état de la situation au sein du ministère de la Décentralisation. « Je me présente ici devant vous, car je n’ai pas quitté ma mouvance », a-t-elle lancé pour récolter une vague d’acclamations.

La mouvance Zafy
Du côté du professeur, trois ministres continuent à s’accrocher à leurs sièges fraichement acquis. Il s’agit entre autres de Manoro Régis, ministre de l’Éducation nationale, de Joseph Randriamiarisoa, ministre de l’Environnement et des Forêts et de Sylvain Manoriky, ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques. Ces trois personnalités politiques ont assisté au Conseil des ministres d’hier.

Le Pr Albert Zafy a de ce fait lancé une sérieuse mise en garde à l’endroit de ces ministres. « Quiconque ne retourne pas dans nos rangs dès aujourd’hui (N D.L.R. : hier 23 novembre) confirme son retrait des trois mouvances. Nous n’acceptons pas l’imposture. S’ils restent dans le gouvernement, ce sera au nom de leur propre personne, mais pas au nom de leurs mouvances d’origine », s’est-il exclamé dans son discours au Magro. L’homme au chapeau de paille de préciser que les trois mouvances préfèrent s’orienter vers l’organisation de la Conférence au sommet des quatre chefs de file, sans pour autant sortir du processus actuel.

Le Premier Conseil des ministres a débuté hier vers 15 heures avec 7 sièges vides. Aucune décision n’a été prise et la séance de photo collective a été annulée du fait des absences.

Bombes artisanales : Alain Andriamiseza passe devant le Tribunal

novembre 24, 2011 by · 12 Comments
Filed under: Politique, Social 

Les deux dissidents du TIM n'ont pas répondu à la convocation

L’affaire de bombes de l’année 2009 au Leader Price ressurgit. Des personnalités politiques, à savoir Alain Andriamiseza, Jean-Louis Rakotoamboa et le Rév Ndrianalijaona Andriamanampy et 7 autres citoyens présumés coupables ont été présentés devant le Tribunal hier.

Des retrouvailles
Les trois anciens meneurs de la mouvance Ravalomanana se retrouvent dans des circonstances peu plaisantes. Alain Andriamiseza, président du MCDM et non moins membre du CST, Jean-Louis Rakotoamboa, président du Teza et le Révérend Ndrianalijaona Anndriamanampy qui se fait appeler communément Satrobory sont suspecté d’avoir été les commanditaires de la fabrication et la pose de bombes artisanales au magasin Leader Price Tanjombato ainsi qu’à divers endroits à Mahamasina et à Analakely en 2009. Dans le cadre de la même affaire, le banc des accusés comptait deux places vides, celles du président du CT Raharinaivo Andrianatoandro et de l’ex-ministre Yves Aimé Rakotoarison qui n’ont pas répondu à la convocation. Hormis ces deux personnalités politiques, d’autres citoyens impliqués ne se sont pas présentés. En tout, 10 individus parmi les 23 accusés ont comparu à Anosy hier.

Les avocats des accusés ont demandé l’ajournement du procès étant donné qu’ils n’ont été notifiés que le vendredi 18 novembre dernier. Une requête qui a été acceptée, sans qu’une date précise n’ait été communiquée. Une mise en garde a été lancée à l’endroit des accusés qui ne se sont pas présentés. La Direction des législations contentieuses (DLC) qui représente l’État insiste également sur le fait que l’immunité parlementaire ne soit pas considérée, d’autant plus que les faits se sont déroulés avant l’accession d’Alain Andriamiseza et de Raharinaivo Andrianatoandro, respectivement au CST et au CT.

La Feuille de route pour la défense
Du côté de la défense, les avocats misent sur la mise en œuvre de la feuille de route pour décharger leurs clients. On cite à cet effet la mise en place d’un climat d’apaisement, se traduisant en la libération des détenus politiques et la suspension des poursuites en cours. Une liberté provisoire a d’ailleurs été demandée pour ceux qui ont croupi derrière les barreaux depuis deux années. Deux d’entre eux ont bénéficié de cette mesure de clémence, tandis que les cinq autres ont été reconduits dans leurs cellules.

La DLC a été quelque peu sèche vis-à-vis des dispositions de la Feuille de route concernant les détenus politiques. « Si ces personnes sont réellement concernées par cette mesure, ils auraient dû être libérés depuis longtemps et ce procès n’aurait pas eu lieu », ont répondu les représentants de l’État. Les deux membres du Parlement de la Transition quant à eux ont été pointés du doigt pour leurs intentions de se réfugier au sein du régime afin d’échapper à leurs sentences.

Effectivement, l’intégration d’Alain Andriamiseza et de Raharinaivo Andrianatoandro au Parlement de la transition ne leur a pas été d’un grand secours. Étant donné qu’il va falloir plus de places au sein des deux Chambres le sort de ces deux hommes politiques s’avère incertain. De même pour Yves Aimé Rakotoarison qui a tout simplement fini de servir.

Intégrer le gouvernement Beriziky ? Monja Roindefo est indécis

novembre 23, 2011 by · 4 Comments
Filed under: Politique 
Accepter ou surenchérir ?

Accepter ou surenchérir ?

Intégrer le gouvernement ou surenchérir en tenant compte des risques ? Monja Roindefo ne sait trop comment réagir vis-à-vis des deux ministères qui lui ont été attribués. Le président du Monima a rejoint la mouvance Ravalomanana et la mouvance Zafy à Ivandry pour accueillir Omer Briziky, lequel a entamé une énième négociation pour la participation des trois groupements politiques au sein de son gouvernement.

Au terme de cette rencontre, Monja Roindefo a maintenu son opinion sur le manque de consensus dans la formation du gouvernement Beriziky. Selon toujours ses dires, l’exécutif, dans son contexte actuel souffre de nombreuses lacunes risque de faillir à sa mission de sortir le pays de la crise et d’assurer le passage vers la IVe République à travers les élections. « Il faudrait revoir un grand nombre de facteurs afin que le gouvernement soit fort et crédible », a-t-il mentionné. Le président du Monima a toutefois précisé que ses hommes intègreront le gouvernement et dirigeront les ministères qui leur ont été attribués.

Visiblement, Monja Roindefo ne croit pas trop en la réussite de la contestation qu’il mène avec les mouvances des anciens chefs d’État. Les deux mouvances quant à eux sont restées fermes sur leur position et refusent toute reconnaissance à l’endroit du gouvernement Beriziky.

La hausse des prix à la pompe n’est plus qu’une question de temps

novembre 23, 2011 by · 2 Comments
Filed under: Economie, Social 
Une hausse des prix à prévoir pour l'année prochaine

Une hausse des prix à prévoir pour l'année prochaine

Avant de quitter son poste de ministre des Mines et des Hydrocarbures, Mamy Ratovomalala s’est vanté d’avoir pu maintenir les prix des carburants et par la même occasion évité un choc social. Les observateurs économiques annoncent toutefois qu’une hausse des prix à la pompe n’est plus qu’une question de temps.

Des conséquences
En intervenant dans la définition des prix plafond des carburants, le régime n’a fait que défendre sa facette officielle. La fermeture des stations et les difficultés rencontrées par ceux qui demeurent ouverts dans les régions et périphéries ont en effet contribué à donner un élan au marché noir. Officiellement, les citoyens peuvent s’approvisionner à un prix peu différent de ceux des dernières années dans la Capitale, mais doivent payer jusqu’à 8 000 ariary le litre de carburant dans certaines régions. L’économiste Rado Ratobisaona a précisé qu’une légère hausse des prix rétablirait un équilibre du marché dont la demande est de plus en plus accrue.

La JIRAMA figure elle aussi parmi les victimes de la mesure de fixation des prix des carburants. Cette société s’est maintes fois plainte de ses difficultés de s’approvisionner suite à la décision des opérateurs pétroliers de renforcer les conditions de livraisons. Malgré ses prestations, la JIRAMA n’a pas échappé à la règle lui obligeant de payer au comptant toute commande avant la livraison. Les responsables de cette société ont d’ailleurs demandé à des mesures d’exception, sans avoir eu de réponse favorable.

Vers l’année 2011
Selon l’Office malgache des Hydrocarbures (OMH), la demande en carburant à travers tout le territoire national a connu une hausse de 20 % entre les mois de septembre 2010 et le même mois courant. Cette hausse est prévue à 9 % pour la période de janvier au mois de décembre 2011. Par ailleurs, les cours mondiaux du baril connaissent une tendance haussière quasi constante. À travers ces critères, les économistes présagent une hausse des prix à la pompe vers le premier trimestre de l’année 2012.

La hausse pourrait avoisiner les 1 000 ariary pour le litre de carburant. Face à une telle éventualité, les transporteurs regroupés au sein du Semampafi planifient une révision des frais de transport à au mois 500 ariary le ticket en zone urbaine. Ce tarif pourrait même plafonner à 700 ariary à défaut de subventions versées par le régime.

Les prix à la pompe constitueront en conséquence un défi majeur pour l’équipe d’Omer Beriziky. La dernière hausse des tarifs à la pompe qui était de l’ordre de 50 ariary remonte au mois d’avril dernier.

Gouvernement Beriziky : une victoire pour l’équipe Rajoelina

novembre 23, 2011 by · 9 Comments
Filed under: Politique 
"La mouvance Ravalomanana n'est plus de taille à s'imposer"

"La mouvance Ravalomanana n'est plus de taille à s'imposer"

Les réactions s’enchainent depuis la formation officielle du gouvernement de la Transition. Gilbert Raharizatovo, président du PSRI et non moins ancien ministre de la Transition voit en cette étape une victoire de l’équipe Rajoelina.

L’absence de plusieurs ministres de l’opposition suscite une suspicion d’un nouvel échec chez les observateurs. Gilbert Raharizatovo est toutefois d’un avis que ce boycott ne pourra pas mettre en péril le nouveau gouvernement de la Transition. Le président de la Plateforme pour la stabilité et la Reconnaissance internationale (PSRI) n’a pas manqué de faire remarquer la présence massive des membres du Corps diplomatique lors de la cérémonie de présentation des membres du gouvernement. « Ceci est certainement un bon signe , d’autant plus que ces diplomates ont été témoins du désistement des membres de l’opposition », a-t-il précisé.

Gilbert Raharizatovo a tout simplement indiqué que l’opposition a joué le mauvais cheval en misant sur Omer Beriziky. Andry Rajoelina a marqué un point en se réservant certaines prérogatives dans la désignation des membres de l’exécutif. D’autant plus, 13 ministres de l’ancien gouvernement ont été reconduits au sein de l’équipe Beriziky. Pour Gilbert Raharizatovo, ceci constitue une perte énorme pour l’opposition qui sera logiquement affaiblie.

Le président du PSRI n’a pas manqué d’aborder l’entêtement de Marc Ravalomanana à ne pas reconnaitre l’exécutif. Cette stratégie ne peut être interprétée qu’en une surenchère pour bénéficier au maximum de l’application de l’article 20 de la Feuille de route. En ce qui concerne le gouvernement, l’opposition a perdu tous les moyens de plaider sa cause auprès de la Communauté internationale.

La reconnaissance internationale était le meilleur moyen pour la mouvance Ravalomanana de s’imposer sur la scène politique depuis l’avènement de la Transition. À présent qu’Andry Rajoelina a pu se frayer un chemin dans ce sens, on se demande si l’exilé d’Afrique du Sud n’a pas intérêt à négocier.

Marc Ravalomanana refuse de reconnaître le gouvernement

novembre 23, 2011 by · 64 Comments
Filed under: Politique 
Marc Ravalomanana ne baisse pas les bras

Marc Ravalomanana ne baisse pas les bras

24 heures après la cérémonie de présentation des membres du gouvernement de la Transition, Marc Ravalomanana se manifeste pour faire connaitre sa réaction. Cette communication à travers un appel téléphonique au Magro lève le suspens sur la position de cette mouvance.

Décision de la Troïka
L’exilé d’Afrique du Sud a annoncé qu’il ne reconnait pas le gouvernement et interdit à ses hommes d’investir les ministères qui leur ont été attribués. Il rassure toutefois que sa mouvance a accepté de signer la Feuille de route et n’a pour l’instant aucune intention de sortir du processus. « Nous attendons la décision de la Troïka qui se penchera bientôt sur le dossier », a-t-il lancé à ses partisans venus en masse. La plainte déposée par la mouvance Ravalomanana sur les anomalies quant à la formation du gouvernement sera en ce sens observée par la commission de sécurité de la SADC.

Toujours aussi serein et sûr de lui, Marc Ravalomanana a rapporté qu’il a rencontré Marius Fransman vers le début de cette semaine pour exposer au vice-ministre sud-africain ses propositions vis-à-vis de la poursuite du processus. Pour sa part, son conseiller Brian Currin se trouve dans nos murs depuis quelques jours pour effectuer des tractations auprès des diplomates, notamment les représentants respectifs de l’Afrique du Sud et des États-Unis.

L’article 20 de la Feuille de route
Il va sans dire que l’ancien locataire d’Ambohitsorohitra a réitéré la nécessité de l’application de l’article 20 de la Feuille de route. Selon ses propos, le devoir du régime actuel est d’accepter son retour dans la Grande-Île. « Il revient à la SADC de définir la date exacte et de mettre en place les dispositions sécuritaires nécessaires à cet effet », a poursuivi Marc Ravalomanana. Et de préciser qu’il n’accompagnera pas l’Amiral Didier Ratsiraka pour corriger certains propos avancés par les observateurs.

Dans la foulée, l’exilé d’Afrique du Sud a invité Omer Beriziky à faire preuve de dignité politique pour le bien de la Nation. « N’oublions pas que l’acquisition de la reconnaissance internationale figure toujours parmi nos objectifs principaux », a-t-il martelé. De ce fait, le locataire de Mahazoarivo a intérêt à poursuivre les pourparlers avec l’opposition, notamment la mouvance Ravalomanana en vue d’aboutir à un vrai consensus.

Cinq ministères ont été attribués à la mouvance Ravalomanana par le Premier ministre et le Phat. Malgré le fait qu’ils aient jugé ce partage insatisfaisant, Mamy Rakotoarivelo et consorts ont signalé qu’ils sont constamment disposés à dialoguer étant donné que l’établissement d’un consensus s’avère toujours possible.

Incident de Behoririka : communiqué de l’Ambassade de Chine

novembre 23, 2011 by · 6 Comments
Filed under: Social 
Communiqué de l'Ambassade de Chine

Communiqué de l'Ambassade de Chine

Communiqué de presse

Aujourd’hui (N D.L.R. : 22 novembre 2011), vers onze heures du matin, il s’est passé un incident malheureux à Behoririka. Un commerçant chinois a frappé et blessé un de ses employés malagasy à cause de querelles inattendues.

L’ambassade de Chine accorde une très grande attention à cet incident regrettable. Ayant appris la mauvaise nouvelle, elle a demandé à la partie concernée de bien coopérer avec la police et de lui transférer l’auteur de l’incident, d’une part ; et d’autre part, elle a suivi de très près la situation du blessé. D’après les dernières informations qui nous sont parvenues, l’employé blessé a déjà quitté l’hôpital après des traitements nécessaires.

L’Ambassade de Chine profite de cette occasion pour remercier la police et la gendarmerie malagasy de leurs efforts visant à calmer la situation contre sa détérioration. Elle tient à exhorter sérieusement tous les Chinois résidant à Madagascar à bien respecter la loi locale et à cohabiter harmonieusement avec le Peuple malagasy. Elle est convaincue que cet incident isolé ne portera pas atteinte à l’amitié traditionnelle existant depuis longtemps entre nos deux peuples de Chine et de Madagascar.

Ambassade de Chine

Le 22 novembre 2011

Décès de Nadine Ramaroson : la thèse de l’assassinat confirmée

novembre 22, 2011 by · 24 Comments
Filed under: Politique 
Des personnalités de pouvoir sont impliquées

Des personnalités de pouvoir sont impliquées

L’enquête sur les circonstances du décès de Nadine Ramaroson vient d’être bouclée. La famille de la défunte a confirmé la thèse de l’assassinat.

Trois commissions d’enquête se sont conjointement pechés sur l’affaire Soanierana Ivongo ayant coûté la vie à Nadine Ramaroson. Il s’agit entre autres de la commission du ministère de la Justice, celle du ministère des Transports et celui de la commission de Défense et de Sécurité du CST, présidé par Alain Ramaroson lui-même. Le membre du CST a confirmé la thèse de l’assassinat et se dit en possession de toutes les preuves.

De ce fait, la famille Ramaroson somme les comités d’enquête respectifs du ministère de la Justice et du ministère des Transports d’appliquer la loi en vigueur contre les personnes impliquées dans cette affaire. Le cas échéant, Alain Ramaroson a menacé de divulguer en public les identités de ces individus parmi lesquels comptent des personnalités de pouvoir.

Cette déclaration de la famille Ramaroson a été prévue pour la journée d’hier. Il se trouve toutefois qu’afin de ne pas empiéter sur la cérémonie de présentation des membres du gouvernement d’Omer Beriziky, elle n’a été faite qu’aujourd’hui, dans la matinée. Bon nombre d’observateurs se sont interrogés sur ce silence qui ne coïncidait que trop avec l’attribution du ministère de la Population à l’épouse d’Alain Ramaroson, Olga Vaomalala. Le membre du CST tenait malgré tout à préciser que l’attribution de ce ministère à son épouse n’a jamais été faite dans le but de soudoyer la famille de la défunte. « Ce n’est que juste appréciation des accomplissements de l’ancienne ministre », a-t-il conclu.

Raharinaivo Andrianatoandro : « Nous n’avons pas perdu »

novembre 22, 2011 by · 4 Comments
Filed under: Politique 
Raharinaivo Andrianatoandro s'estime vainqueur

Raharinaivo Andrianatoandro s'estime vainqueur

La Team Raharinaivo Andrianatoandro et le GMMR de Yves Aimé Rakotoarison sont les plus grands perdants de la Feuille de route, du moins en ce qui concerne le gouvernement. Les Riana Andriamandavy VII, Bary Rafatrolaza et autres Yves Aimé Rakotoarison et Vivato Rakotomaditra se sont fait lâcher pour du sang neuf.

La mine de fierté
Cette exclusion a dû leur laisser un goût amer, cependant, Raharinaivo Andrianatoandro a su garder la tête haute. « Nous ne nous sentons pas perdants », a-t-il lancé. Et de préciser que le processus actuel est plutôt une victoire pour les patriotes qu’il dirige au sein de sa Team. Le président du CT tenait à rappeler ses débuts au sein du régime de la HAT, une époque où il a été traité de tous les noms. « C’est mon équipe et moi-même qui étions les premiers à avoir accepté le rapprochement pour le bien des 20 millions de Malgaches. Nous estimant comme étant les initiateurs du rapprochement et de la réconciliation, le fait que des politiciens suivent la voie que nous avions tracée est une grande victoire », a-t-il argué.

Cependant, le président du CT n’a pas toujours fait preuve d’un tel fairplay. Il y a à peine une semaine, Raharinaivo Andrianatoandro n’a pas hésité à brandir des menaces contre toute tentative d’exclure son équipe du processus de formation du gouvernement d’Omer Beriziky. Pour appuyer ce qui n’était finalement que du bluff, ce dissident au TIM s’est étalé sur les exposés habituels selon lesquelles il aurait derrière lui la majorité des membres du parti et qu’il représente certainement la force politique la plus conséquente de la classe politicienne malgache.

D’autres occasions se présenteront
Dans la foulée, Raharinaivo Andrianatoandro s’est dit confiant sur l’adhésion de ses lieutenants au régime de Transition. « La politique ne s’arrête pas là, c’est une longue histoire. À ne citer que le régime de Transition, n’oublions pas que les deux Chambres parlementaires seront bientôt élargies et accueilleront de nouveaux membres », a-t-il indiqué. Le président du CT ne s’imagine pas un seul instant connaître le même sort que ses collègues de l’ancien gouvernement.

En ce sens, le débat demeure axé sur l’élargissement et la restructuration. Quoi qu’il en soit, le parlement de la Transition accueille pour la majorité d’anciens parlementaires élus par suffrage universel. La chance pour Riana Andriamandavy VII et consorts de se recycler dans ces Institutions, s’avère en conséquence aussi minimes que ceux de Vivato Rakotomaditra, le bras droit de l’actuel président du CT.

Christine Razanamahasoa : une dernière épreuve à passer

novembre 22, 2011 by · 12 Comments
Filed under: Politique 
Le SMM acceptera-t-il Christine Razanamahasoa ?

Le SMM acceptera-t-il Christine Razanamahasoa ?

Malgré le fait qu’elle n’ait été proposée par aucun des groupements politiques signataires de la Feuille de route, Christine Razanamahasoa a pu bénéficier du véto d’Andry Rajoelina pour se faire reconduire. Face à ce fait, le Syndicat des Magistrats de Madagascar (SMM) n’a pas statué et préfère lancer un sondage.

Pour la énième fois, Christine Razanamahasoa est reconduite à ses fonctions de Garde des Sceaux. Le SMM a pourtant exigé une rencontre au préalable avec le ou la candidate à ce poste ministériel. Questionnée sur le sujet, la ministre de la Justice a affirmé avoir eu la bénédiction du SMM et du CSM (Conseil Supérieur de la Magistrature) avant d’avoir été reconduite au sein du gouvernement d’Union nationale.

Le Président du SMM Auguste Marius Arnaud s’est refusé de commenter cette désignation. « Aucune décision n’a été prise pour l’instant », a-t-il avancé, en poursuivant qu’un sondage sera lancé prochainement. De cette manière, tous les membres du SMM pourront juger si cette reconduction est juste.

Rappelons que le SMM a conditionné la désignation du ministre de la Justice de son approbation pour mettre un terme à l’utilisation de la machine judiciaire à des fins politiques. Depuis son accession à ce poste ministériel, Christine Razanamahasoa a constamment été remise en cause pour ce qui est de son intégrité dans ses fonctions. Le SMM a plusieurs fois dénoncé l’implication de la Garde des Sceaux dans des affaires illicites. Une acceptation de ce syndicat quant à cette reconduction serait pour lui un acte de remise en cause de soi.

Gouvernement : avec ou sans l’opposition ?

novembre 22, 2011 by · 6 Comments
Filed under: Politique 
La cérémonie de présentation

La cérémonie de présentation

Le gouvernement d’Union nationale est opérationnel depuis hier. dont la formation est quelque peu douteuse étant donné que certains membres ont été sélectionnés parmi une liste soumise il y a plusieurs jours par l’opposition.

5 nominés absents
Si Pierrot Botozaza de la mouvance Ravalomanana et Régis Manoro de la mouvance Zafy ont affiché leur enthousiasme à occuper respectivement la vice-primature en charge de l’Économie et le ministère de l’Éducation nationale, 5 autres personnalités désignées n’ont pas assisté à la cérémonie. Il s’agit entre autres de Ihanta Randriamandranto, désignée au ministère de l’Élevage, de Roland Ravatomanga à l’Agriculture, d’Olga Ramalason au Commerce, de Tabera Randriamanantsoa de la Fonction publique et de Marcel Bernard qui devait diriger le ministère des Hydrocarbures. Les trois premières sont membres de la mouvance Ravalomanana tandis que les deux autres sont originaires de la mouvance Zafy.

À l’issue de la cérémonie de présentation, Pierrot Botozaza a expliqué son acceptation par une convention au préalable et un consentement de la mouvance dont il est membre. Régis Manoro pour sa part a lancé que le Pr Albert Zafy n’a pas encore annoncé son retrait du processus. Le ministre de l’Éducation nationale a d’ailleurs fait remarquer qu’il a été entouré de plusieurs hommes du prof à Iavoloha.

Somation du Premier ministre
Quoi qu’il en soit, Mamy Rakotoarivelo a désavoué les candidats qui se sont présenté sous la casquette de la mouvance Ravalomanana. « C’était une décision prise unilatéralement, sans qu’il y ait eu quelconque consultation au préalable », a-t-il mentionné. Et de préciser que la mouvance dont il est membre ne cautionne pas la participation des « imposteurs » au sein de l’équipe d’Omer Beriziky. Dans la foulée, Mamy Rakotoarivelo a fustigé la répartition des ministères qui ne revêt aucune équité. Si l’opposition devait se voir attribuer 15 postes ministériels, la mouvance Zafy n’en dispose que 5, autant pour la mouvance Ravalomanana et deux autres pour le Monima.

Le locataire de Mahazoarivo quant à lui ne semble plus disposé à renégocier. « À présent, nous ne pouvons plus qu’avancer puisque les affaires de la Nation ne peuvent attendre », a-t-il lancé. Omer Beriziky d’ajouter qu’un délai sera imposé aux ministres absents lors de la cérémonie pour qu’ils se présentent. « Nous prendrons une décision quand ce délai sera dépassé pour éviter de prendre en orage 20 millions de Malgaches », a-t-il conclu.

Le gouvernement d’Union nationale a été présenté hier sous la présence massive des diplomates. Ce gouvernement devait compter 2 vice-premiers ministres et 33 ministres, dont 13 ont été membres du gouvernement Vital.

Le général Rabarisoa symbolise l’éthique dominant chez les officiers de l’Armée malgaches

novembre 21, 2011 by · 14 Comments
Filed under: Opinion des lecteurs, Politique 
Se comparer a Gal C. de Gaulle ou au Gal D. Eisenhower

Se comparer a Gal C. de Gaulle ou au Gal D. Eisenhower

Après observation des récentes déclarations du General Ranto Rabarisoa, l’un des plus garnis d’étoiles de l’armée malgache, la médiocrité d’esprit, les approximations, l’absurdité ont atteint le degré de l’impensable. Pour tous libéraux et démocrates de conviction, il est plus qu’un devoir de ne plus fermer les yeux devant telles absurdités conceptions politiques et éthiques militaires. À un moment où une culture des pouvoirs qui engendre des dérives et un sens du service à la Nation vont qui à l’opposé des intérêts de la patrie de la majorité des généraux en activité infectent autant les cadres de l’armée malgache, je pense que toute peine trouve sa légitimité pour mettre en perspective des débats citoyens qui fassent surgir le bon sens dans l’optique d’en tirer toutes des leçons.

Le mot est peut-être excessif, mais il est affligeant, de notre époque, de voir un général avec autant d’étoiles sur ses épaules faire l’éloge des militaires adeptes des coups d’État en Afrique francophone. Et quand un chef d’Institution de la République a recours à des raccourcis d’interprétations biaisées des faits politico-historiques, il est légitime, et à juste titre, au nom de l’intérêt de la Nation, de tirer la sonnette d’alarme sur les conséquences désastreuses d’une éthique devenue coutumière chez la majorité des chefs militaires malgaches. À ce stade, il n’y a rien d’étonnant si on constate que les mœurs et les visions des pouvoirs de ces officiers partisans de putsch visent plutôt à garantir un confort pour soi puisque leurs pratiques politiques et leur sens du devoir, dont l’objectif principal est de verrouiller l’accès aux pouvoirs et/ou de maintenir en place ces groupes de gens qui varient en fin de compte en fonction des retours d’offres d’un clan, le plus longtemps possible. En contrepartie, le même clan garantit à ces officiers généraux un train de vie majestueux digne d’un Empereur d’une autre époque.

Au vu des discours et agissements de ces quatre dernières années du général Ranto Rabarisoa, comment ne pas être outré quand celui-ci ose encore citer le Général Charles de Gaulle et le Général David Eisenhower pour donner un pseudo-sens à ses visions très militaristes des pouvoirs ? Et ceci juste pour maquiller ses semblants devoirs d’officier militaire envers la Nation !

L’histoire nous a assez interpellés ce que cette catégorie de généraux dorés d’étoiles a réellement apporté pour notre pays. Le plus absurde quand la stupidité et la médiocrité du général se manifestent au grand jour lorsqu’il s’aventure à évoquer avec d’incroyables méconnaissances et maladresses des thèmes plus techniques que politiques comme la situation et statut juridique de Monsieur Marc Ravalomanana en Afrique du Sud ; ou comme le poids et rôle de la SADC au sein de l’Union Africaine et celui de la Communauté des Nations dans la recherche de sortie de crise à Madagascar ! Face à cette bizarrerie militaro-politique, je suis partagé sur l’attitude à adopter ; soit remonter une bonne fois pour toutes les bretelles de ce Général, Chef d’Institution, soit lui provoquer un débat sur des thématiques comme les Conventions de Genève ou les Relations internationales contemporaines ou l’Histoire politique des États-Unis et de l’Europe d’Après-Guerres. Ma modestie m’oriente plutôt vers la deuxième option, mais avec un degré ferme d’interpellations argumentées.

Vu la complexité et l’évolution vertigineuse des enjeux, aucun dirigeant politique et encore moins, officier général de l’armée qui veux faire de sa politique, ne peut se vanter de maitriser tous les sujets et mécanismes des Relations internationales. À partir de là, quand on ne possède pas les prédispositions nécessaires pour maitriser les disciplines techniques, l’éthique logique de responsabilité étatique d’un général digne de ce grade, impose celui-ci en premier lieu à s’abstenir de s’aventurer ou d’intervenir sur des thèmes qu’il ne maitrise guère. Au moins de cette manière, l’intérêt de la Nation qu’il représente, ainsi que la crédibilité des Institutions qu’il a à la charge de diriger seront mieux préservés. Ensuite, au risque d’apparaitre dans le ridicule et dans l’aberration, tous acteurs politiques de haut niveau surtout les chefs d’Institution conscients de la portée de leurs responsabilités ne devront avoir aucun complexe à mettre à jour leurs propres aptitudes. De cette manière, ils sont censés opter pour le réflexe de toujours recourir et consulter ceux qui sont aguerris en la matière. Mais au vu des pratiques de pouvoirs coutumières de beaucoup de nos dirigeants confirmés par les teneurs de leurs récentes déclarations médiatico-politiques du général Ranto Rabarisoa, alors même que celui-ci devrait avoir le besoin de faire un grand tour de lecture approfondie sur des ouvrages qui mettent en évidence les principes et héritages devenus Universels, laissés par le Général Charles de Gaulle et le Général David Eisenhower, il s’est avéré que ce genre de réflexe responsable ne figure ni dans la culture politique et ni dans les mœurs des pratiques des pouvoirs du général Rabarisoa. Pourtant, je suis persuadé que si ce général ainsi que tous ses semblables faisaient appel à la contribution, beaucoup de patriotes de conviction seront disposés à offrir leurs services ne serait-ce que pour donner une bibliographie pertinente qui enseigne la vie, les œuvres et les grands principes qui font de ces personnages étatiques parmi les plus « respectables » de l’Histoire politique et militaire contemporaine.

Pour être plus précis et objectif, sur quels principes éthiques je m’oppose sur le fond et sur la forme au général Rabarisoa, en procédant avec des questionnements symboliques, mais illustratifs des perceptions réels et que chaque citoyen peuvent saisir que je vais essayer de mettre en évidence ce que valent le sens du devoir et code d’honneur qui animent les mœurs politiques et exercices du pouvoir de cet officier général :

Les Malgaches ont-ils le droit de savoir combien, tout avantage compris et sur quelle base de calcul, l’État malagasy attribue au général Ranto Rabarisoa comme rémunérations et indemnités pour pouvoir disposer dans un laps de temps aussi court de biens matériels et chiffres mirobolants dans son compte bancaire personnel ? Sinon, par rapport aux salaires minimums, combien exactement en ariary, tirés de la caisse l’État Malagasy se chiffrent annuellement les frais de fonctionnement en tickets carburants et factures téléphoniques personnelles du général président du CMDN ? Combien de paires de véhicules 4X4 suffit-il à un chef d’Institution comme le général Ranto Rabarisoa pour accomplir ses missions et fonctions ?

À titre indicatif, tous les livres d’histoire et archives de leurs pays respectifs sont unanimes pour confirmer que les deux grands personnages, à savoir le général De Gaule et/ou du Général David Eisenhower, ont été en phase avec les « codes d’honneur » d’officiers généraux patriotes et n’ont jamais profité ni de leurs positions de pouvoirs ni de leurs influences politiques pour s’enrichir illicitement ! Par contre, le commun des mortels malgaches se pose bien plus de questions sur les bien-fondés et origines des signes extérieurs de richesse du général Ranto Rabarisoa acquis ces 5 dernières années ? Et au nom de la transparence et de l’éthique, on se demande qu’est-ce qui aura pu empêcher ce général ainsi que ses semblables de ne pas déclarer publiquement au Bureau Indépendant Anti-corruption ou connu sous le nom de BIANCO (chiche !!!, une Institution dirigée aussi par un autre général) leurs rémunérations et patrimoines disons depuis 2009 ?

Bref, l’auto-comparaison et pseudo-références du général Ranto Rabarisoa avec le Général Charles de Gaulle et/ou le Général David Eisenhower apparaissent tout simplement ridicule et maladroite. Mais tout de même, cela permettrait au citoyen lambda comme je suis de pouvoir mettre en évidence si les concepts patriotiques du général Ranto Rabarisoa sont en phase ou plutôt en totales contradictions avec ceux du Général Charles de Gaulle et du Général David Eisenhower. De toute évidence, par rapport aux situations politiques et institutionnelles dans lesquelles Madagascar se trouve depuis 2009 et dont le général Ranto Rabarisoa était parmi les hauts gradés militaires protagonistes de premier plan, il faudra, au nom à la patrie et de l’éthique que celui-ci rend compte par rapport à ses discours militaristes et réalisations politiques et ce que vaut son code d’honneur d’officier général et qu’il démontre ainsi en tant que participant actif de ce « coup d’État » de 2009, si ses mœurs politiques peuvent être compatibles ou pas avec les principes politiques et visions des pouvoirs du général de Gaule et/ou du Général David Eisenhower. Il n’est besoin d’être spécialiste pour pouvoir affirmer que les réponses à ces questions sont affirmatives et catégoriquement Non !

La vérité qui est à la fois problématique pour le pays c’est que l’histoire institutionnelle de Madagascar a souvent été déformée, ignorée, souillée par beaucoup de ces militaires hauts gradés qui ont eu à leur disposition les clés des Institutions et destins de notre pays. Les observateurs sérieux de la vie politique malgache et africaine sont unanimes avec l’hypothèse suivante : Avec les mêmes esprits et dispositifs constitutionnels successifs en vigueur à Madagascar, non seulement une Institution le comme CMD d’avant ou CMDN aujourd’hui demeurera budgétivore, mais surtout une Institution qui n’apportera rien de bénéfique pour stabilité politique, paix sociale et développement du pays. Pour se faire des idées plus larges sur ces constats, le général Ranto Rabarisoa et consorts ont le l’obligation de consulter les études comparatives en la matière et de réfléchir de façon plus responsable sur les parcours de ses prédécesseurs comme le feu général Jean Rakotoarison ou le général Désiré Rakotoarijaona. À partir de là, une autre question se pose au général Ranto Rabarisoa, s’il peut citer un exemple comparable de pays où un organe étatique militaire semblable à ce qu’il préside aujourd’hui comme le CMDN a produit de concrets et perceptible dans la lutte contre la misère et la pauvreté grandissante de la majorité de la population. À moins d’une mauvaise foi ou maque d’honnêteté intellectuelle, tout général digne de son grade devrait être capable de tirer les leçons et agir en connaissance de cause sur la base des véritables diagnostiques qui ne cessent d’affirmer que bon nombre d’Officiers généraux malgaches sont devenus des « parasites de la patrie » et parmi les vecteurs des maux qui ont entrainé Madagascar dans ces cycles de crises à répétitions et qui continuent d’infecter jusqu’aujourd’hui le régime de Transition que la Nation et son peuple payent et payeront au plus fort de leurs destins et avenir.

Dieu merci, ayant constatés les limites et l’absurdité de ce modèle de gouvernance de type militariste, le bon sens des observateurs, celui des nouvelles générations d’acteurs de la vie politique issues de divers horizons ont permis d’entamer un processus d’éradication de cette pratique politique qui consiste à confier à un militaire haut gradé le sommet des diverses Institutions, ministères stratégiques et hiérarchies administratives de notre République, puisque jusqu’à la preuve du contraire Madagascar est une République et ne deviendra jamais une junte militaire comme certains officiers généraux le souhaitent. C’est pourquoi, au nom du pragmatisme politique et celui de l’intérêt de la patrie, les médiateurs et acteurs politiques de la société civile conscients et lassés de ce problème ont initié une vision nouvelle qui consiste à inciter ces officiers généraux malgaches à céder plus place et de marges dans un espace politique et institutionnel du pays aux acteurs politiques civils et de préférence laïcs. Au-delà du choix de la personnalité, les principes de nomination de Monsieur Omer Beriziky comme Premier ministre s’inscrivent aussi dans cette perspective.

Ce qui est flagrant avec l’exemple du général Ranto Rabarisoa et consorts quand ils se portent en faux en étant convaincus que c’est un hasard du calendrier et une perte de temps inutile le fait que le CICR (Comité Internationale de la Croix Rouge) organise un atelier de formation pour les quelque 400 officiers militaires, gendarmes et policiers malgaches. Pourtant, l’opportunité d’une telle initiative internationale venue d’ailleurs est d’abord pour but de recadrer les chefs militaires à redécouvrir les vraies valeurs éthiques d’un serviteur de la Nation digne de ce nom. Ensuite, le sens d’une telle perspective permettra à moyen et à long terme une reconfiguration en profondeur des places et rapports de nos militaires avec les mécanismes institutionnels et politiques malgaches. Je suis plus que convaincu qu’il est plus porteur de vecteurs de changement de vision et de conception des pouvoirs chez les militaires hauts gradés, si plus d’officiers militaires en activités, dont le général Ranto Rabarisoa, le futur général René Lylson, ainsi que leurs semblables 2 ou 3 ou 4 étoiles aux épaules, ont trouvé l’intérêt de participer à ce type de recyclage.

En réalité, contrairement à leurs discours dans lesquels ils se considèrent être dans la même lignée d’éthique du Général Charles de Gaulle et/ou du Général David Eisenhower, bon nombre de généraux de l’armée malgache dont le général Ranto Rabarisoa font plutôt partie de ceux qui s’inspirent des modèles de gouvernance et principes de pouvoirs comparables avec ceux pratiqués par le général Konate (Guinée), le général Bozize (Centre Afrique), le général Mendosa (Chili), le général Lebed (Russie), le général Kadirov (Tchétchénie), le général Shwe (Birmanie), le général Wiranto (Timor), le général Gul (Pakistan), etc. Voilà pourquoi cette pseudo-classe politique malgache soutenue par ses brebis officiers militaires adeptes de régimes militaristes, se trouve dans l’incapacité de légitimer leurs actes politiques et semblant service à la Nation que par des recours systématiques aux dénis des réalités, aux désinformations, aux diversions de l’histoire ainsi qu’aux usages des outils étatiques de répressions pour résoudre les problèmes purement institutionnels, politiques, identitaires, représentativités, démocratiques, économiques et sociales du pays et opprimer ainsi ceux qui osent les combattre par des idées et les mettre devant leurs incapacités et irresponsabilités vis-à-vis de la Nation.

Certes, toute forme d’intervention étrangère dans les affaires internes de leur pays ne peut que créer chez les militaires et chez la classe politique malgache déjà discréditée, un sentiment d’atteinte à la souveraineté Nationale, d’où les frustrations sur la crédibilité de leur semblant service à la Nation et offres politiques. Mais dans la mesure où à chaque tournant de l’histoire, au moment où la Nation malgache se donne une petite chance de saisir des marches en avant et initier un peu de valeurs ajoutées et de visibilité, de se procurer une autre façon de gouverner qui serait mieux adaptée au sens des intérêts communs ; à travers les crises successives, la même catégorie de personnel politique, civil et militaire a failli et offre souvent son incapacité d’agir et de se détacher des habituelles mœurs politiques ingrats et pratiques des pouvoirs ignobles. Par conséquent, nous ne devrions pas être choqués si le monde diplomatique et les partenaires internationaux agissent de manière interventionniste à tout va, justement pour responsabiliser ce personnel politique composé de hauts gradés militaires, d’intellectuelles de la société civile et de chefs religieux, en insistant mettre en perspective des moyens de pression et méthodes de recadrage, voire des « coups de pied aux culs » pour que ces derniers comprennent et admettent enfin les aberrations de leurs façons de faire de la politique et pratiques des pouvoirs avec lesquels ils avaient l’habitude d’infliger au pays. C’est pourquoi, par rapport à l’omniprésence et hyper-influence de Monsieur Marius Fransman (Haut responsable gouvernemental Sud Africain et émissaire de la Troïka et de la SADC pour superviser le processus de la mise en œuvre de la Feuille de route de sortie de crise), de la part d’un général de l’armée qui est à la fois un chef d’Institution de la République malgache, les discours approximatifs nourris d’une tradition politique militariste et Nationaliste étaient diplomatiquement disproportionnés, inopportuns et personnellement pour lui des signes d’incompétences et de manques de maturité politique. En d’autres termes, venant d’une personnalité militaire et politique de son rang, les ouvres et les discours du général Ranto Rabarisoa incarnent bien les manifestes affligeants d’une succession de fautes politiques vis-à-vis de la Nation. À partir de là, au nom de l’intérêt vital de la Nation, il va de la logique que non seulement sa démission devrait être à l’ordre du jour, mais parallèlement, le seul éthique et code d’honneur universel acceptable et qui font référence aux grands hommes tels du Général Charles de Gaulle et/ou du Général David Eisenhower devront inspirer les autres cadres militaires malgaches pour qu’ils se remettent en cause et ne privilégient que les solutions urgentes et efficaces qui permettent à ce pays de sortir de l’état ou ces hommes et femmes civils et militaires amateurs de véhicules 4X4 comme signes de positions de pouvoirs et de réussites personnels l’ont enfoncés.

En conclusion, malheureusement, nous pouvons encore imaginer voir surgir les vieux réflexes de ces officiers généraux malgaches qui ont produit autant de « régressions » pour notre pays, surtout, chez ceux qui jusqu’à nos jours ne savent toujours pas tirer les leçons de l’histoire pour se remettre en question. Accentuée par les excès d’influences de ces principes militaristes et favorisées par les instabilités politiques et institutionnelles, l’interprétation baisée du symbole idyllique des militaires étant comme seuls corps étatiques garantissant l’ordre, la discipline, le patriotisme absolu, les crises successives n’ont jamais permis de promotion en promotion, à nos élèves officiers militaires de se débarrasser et de s’extraire de ces mœurs et réflexes coutumiers dépourvus d’éthique et code d’honneur, destructeurs pour la Nation malgache. Tout au contraire, devenus obsessionnels chez bon nombre de généraux et confortés par cette main-mise du système politique, les contextes politico-institutionnelles du pays ont favorisé la perpétuation de cette tradition militariste des pouvoirs, à vouloir monopoliser les clés d’attributions des institutionnelles et postes stratégiques de la république qui leur a permis jusqu’à nos jours de normaliser et légitimer cette vision des pouvoirs visant à faire appel systématiquement aux officiers de l’armée pour occuper des fonctions étatiques civiles.

Voilà pourquoi cette tradition militariste de gouvernance continue d’influencer de façon généralisée une bonne partie de la classe politique malgache. Et quand l’interprétation et la mise en œuvre de tel dogme est poussé à l’extrême à travers le temps et les crises majeures, il n’est plus surprenant d’apercevoir des officiers militaires exerçant des fonctions politiques étatiques oser ignorer, piétiner, détourner les mémoires des grands hommes, les grands principes Universels, et même les Lois et Droits les plus élémentaires de ses propres concitoyens. J’ose espérer que ma démarche fera des échos positifs pour pouvoir interpeller la subconscience de nos officiers généraux en activités. Si la Nation malgache peine toujours à trouver ses propres repères de sortie de Crises, c’est parce que toutes les avancées de types normatifs républicains, d’équilibres institutionnels et d’alternances politiques pacifiques effectuées par la Nation malgache restent souvent fragiles et demeurent sous les jougs et menaces permanentes des actes et actions militaristes anticonstitutionnelles de la part de ces groupes d’officiers généraux que je qualifie à juste titre comme les « barbares de la Nation ».

Bref, le combat politique antimilitariste sera permanent et de longue haleine pour tous défenseurs convaincus d’une Administration étatique démilitarisée, et d’un régime politique civil ou le contre-pouvoir et l’équilibre des Institutions jouent plus ou moins en mieux leurs jeux. Ainsi, pour l’intérêt de la Nation malgache ainsi que la dignité et prestige de notre armée, il est plus que souhaitable que le général Ranto Rabarisoa et consorts réapprennent le sens du respect de notre histoire ainsi que l’histoire universelle. À partir de là, on pourra se permettre d’espérer que d’autres généraux de l’armée encore récalcitrants aux progrès oseront moins s’aventurer, interpréter maladroitement les mémoires de grands Hommes qui ont bâti les relations internationales contemporaines, ainsi que les faits et actes diplomatiques de nos partenaires régionaux et internationaux. À court et moyen terme, j’ose croire que tout officier général militaire digne de ce grade et qui se trouve aux responsabilités étatiques se regarde mille fois devant son miroir avant de prendre comme référence les Codes d’Honneur du Général Charles de Gaulle et du Général David Eisenhower. Dans tous les cas de figure, et quelle que soit les configurations politiques et institutionnelles entre les civils et les militaires à Madagascar, il est acquis du côté des citoyens libres et républicains de conviction qui optent pour les changements de logiciels politiques et institutionnels et qui veulent initier des visions et pratiques de pouvoirs modernes, que les débats d’idées citoyens enrichis restent les meilleurs outils et armes efficaces pour dénoncer, combattre ces coutumes militaristes et antipatriotiques de ces hommes politiques et officiers militaires qui continuent de détruire la Nation et faire honte à la crédibilité de l’armée malgache entière.

Garde-à-vous ! Marche ! Les militaires à la caserne comme les pasteurs et chefs religieux prêchent et officient dans les temples et Cathédrales ! Exécution !

ROMA

« Marc Ravalomanana doit s’allier à Andry Rajoelina avant qu’il ne soit trop tard»

novembre 21, 2011 by · 54 Comments
Filed under: Opinion des lecteurs, Politique 
Un piège énorme comme ça !

Un dindon énorme comme ça !

Courrier, Opinion des lecteurs

Finalement, ceux qui étaient contre une alliance de la mouvance Ravalomanana avec les mouvances Zafy et Ratsiraka avaient raison sur toute la ligne.

Après les coups foireux d’Albert Zafy et de son Premier Sinistre Omer Beriziky, c’est désormais Didier Ratsiraka qui révèle ses intentions à travers ce communiqué de son parti, l’AREMA.

L’Amiral dévoile ni plus ni moins qu’il n’a jamais digéré toute sa rancoeur envers le laitier depuis 2002 et qu’il a bien l’intention de se venger au-delà du Coup d’État de 2009 auquel il a participé avec son compare Albert Zafy.

Réconciliation nationale ? Trois mouvances ? Ce n’était donc que du vent et Marc Ravalomanana se voit de plus en plus confirmé dans son rôle de dindon de la farce.

L’existence d’une alliance « côtière » pour prendre le pouvoir semble de plus en plus vérifiée.

Il faudrait que les mouvances « merina » Rajoelina et Ravalomanana s’accordent avant qu’il ne soit trop tard et que Didier Ratsiraka n’achève son projet.

En confiant par exemple à la mouvance Ravalomanana, les ministères très très convoités par les mouvances Zafy et Ratsiraka : Mines et Hydrocarbures et Finances et Budget.

Cette alliance serait en tous cas moins contre nature que les précédentes. La balle est dans le camp de ces messieurs.

 

Formation du Gouvernement : entre unilatéralisme et blocage

novembre 21, 2011 by · 2 Comments
Filed under: Politique 
Omer Beriziky peine à trouver sa voie

Omer Beriziky peine à trouver sa voie

Le Premier ministre de consensus a de nouveau engagé les pourparlers avec l’opposition samedi dernier, sans trop de succès. Alors que le Front de l’opposition n’est pas prêt de changer sa position, Andry Rajoelina a évoqué l’urgence de la mise en place du gouvernement.

De lourdes pressions
Les pressions s’accumulent sur Omer Beriziky. L’Union Africaine, la Troïka de la SADC, Andry Rajoelina, les groupements politiques proches du Phat, de même que les Grands Corps de l’État et plateformes civiles diverses exigent la présentation des nouveaux ministres dans les meilleurs délais. Si les deux organisations régionales ont exprimé leur souhait d’une réussite de cette seconde tentative du Premier ministre de Consensus, les Grands Corps de l’État ont défini au 24 novembre prochain, la date butoir. Le cas échéant, cette confédération qui compte 21 plateformes syndicales s’avancera sur la mise en place d’un gouvernement de techniciens.

À travers une déclaration à la Nation, Andry Rajoelina a mis en avant son pouvoir de choisir librement les ministres parmi la liste soumise par le locataire de Mahazoarivo. Il a d’ailleurs précisé que la Feuille de route ne confère aucun droit aux groupements politiques signataires de choisir les ministères qui leur conviennent.

Une opposition plus exigeante
De leur côté, les membres du Front de l’opposition ont renforcé leur position en plaidant pour le consensus et l’équilibre de partage. À l’issue de plusieurs heures de négociations à Ivandry, la mouvance Ravalomanana, la mouvance Zafy avec l’appui du Monima ont même posé une condition de plus à leur participation au sein de l’équipe d’Omer Beriziky. Un audit et des enquêtes sur la manière dont la Transition a été dirigée, tel a été la condition, révélée par le Pr Albert Zafy.

L’homme au chapeau de paille n’a pas manqué de rappeler le grand déballage qu’il a effectué sur le trafic de bois de rose impliquant plusieurs personnalités du régime de la HAT dont des ministres. « Qui sait ? C’est peut-être pour cette raison qu’Andry Rajoelina tient tant à garder le ministère de la Justice », a lancé le Dr Marcel Miandrisoa de la mouvance Zafy.

A la vue des échecs des négociations, deux voies s’ouvrent à Omer Beriziky. Choisira-t-il de se plier aux volontés du Phat et présenter son gouvernement, ou enchainera-t-il pourparler sur pourparler avec le Front de l’opposition ? En tout cas, une source politicienne indique qu’Ambohitsorohitra se penche sur une cérémonie de présentation des nouveaux ministres pour demain 22 novembre.

CCAL : les stations-services entre le marteau et l’enclume

novembre 21, 2011 by · 1 Comment
Filed under: Economie, Politique 
Les stations-service endossent d'énormes pertes

Les stations-service endossent d'énormes pertes

Sous diverses raisons, le Groupement professionnel des gérants libres de stations-services (GPGLSS) a décidé il y a plus d’une semaine de suspendre la réception des Chèques carburants et lubrifiants (CCAL). Il se trouve toutefois que certains individus détenteurs de chèques arrivent à s’approvisionner en faisant usage d’influence.

Cette suspension de la réception des chèques carburants n’a pas été décidée uniquement à cause de la prolifération des faux chèques, mais également parce que la trésorerie publique se trouve dans l’incapacité de solder les chèques collectés par les stations-services et remises aux compagnies pétrolières. Les redevances enregistrées au mois de juillet courant s’élèvent à 9 milliards d’ariary. De ce fait, le ravitaillement en échange de CCAL ne devrait reprendre qu’après le règlement de ces arriérés, en plus de la somme de CCAL perçus jusqu’au mois d’octobre dont le montant n’a pas encore été communiqué.

Malgré cette mesure, certaines hautes personnalités du régime continuent à présenter des CCAL auprès des stations-services. Certains pompistes et gérants se plaignent des menaces lancées contre eux, les obligeant à décrocher la pompe. D’ailleurs, de simples citoyens continuent à rejoindre ces stations munis d’un ou de plusieurs chèques en espérant retirer des espèces.

Bien obliger de ravitailler sous la pression des menaces, les gérants de certaines stations-services se trouvent confrontés à un déficit financier de taille. Le fait est qu’après l’adoption de la mesure de suspension citée ci-dessus, les opérateurs pétroliers ont catégoriquement refusé de payer les CCAL qui arrivent chez eux. Les stations-services se trouvent par conséquent obligées d’endosser la perte engendrée. En ce sens, les gérants revendiquent des mesures sécuritaires ainsi qu’un assainissement des départements étatiques vis-à-vis de ces chèques carburants.

Report sur la formation du gouverement : la position de l’Union Anfricaine

novembre 21, 2011 by · 3 Comments
Filed under: Politique 
Communiqué du 19 novembre 2011

Communiqué du 19 novembre 2011

AFRICAN UNION
UNION AFRICAINE
UNIÃO AFRICANA

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

L’Union Africaine préoccupée par le retard accusé dans la formation du Gouvernement d’Union Nationale à Madagascar

L’UA demande instamment aux parties malgaches de faire preuve d’esprit de compromis pour surmonter les difficultés actuelles 

Addis Abéba, le 19 novembre 2011 : Le Président de la Commission de l’Union africaine (UA), Jean Ping, continue de suivre de près l’évolution de la situation à Madagascar, notamment le processus de mise en oeuvre de la Feuille de route pour la sortie de crise, signée à Antananarivo, le 16 septembre 2011, sous les auspices de la Troïka ministérielle de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

Le Président de la Commission rappelle que la nomination des membres du Gouvernement transitionnel aurait dû intervenir le 17 novembre 2011, conformément au Cadre de mise en oeuvre de la Feuille de route approuvée le 30 septembre 2011 par toutes les parties prenantes malgaches.

Dans ce contexte, et au vu de la nécessité de maintenir et de renforcer la dynamique créée par les efforts de médiation de la SADC, le Président de la Commission engage toutes les parties prenantes malgaches à faire preuve d’un sens élevé des responsabilités et de l’esprit de compromis requis pour former, sans autre délai, le Gouvernement d’union nationale tant attendu par la population malgache et l’ensemble de la communauté internationale. La formation de ce Gouvernement ouvrira la voie à la mise en oeuvre des autres étapes de la Feuille de route, y compris la préparation et l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles pour restaurer l’ordre constitutionnel.

Le Président de la Commission réitère le plein appui de l’UA aux efforts de la SADC et lui exprime de nouveau son appréciation pour les résultats enregistrés jusqu’ici en vue de trouver une solution durable à la crise et permettre à Madagascar d’ouvrir une nouvelle page de son histoire. Il encourage la SADC à persévérer dans ses efforts en vue de faciliter l’application de la Feuille de route et le respect de son Cadre de mise en oeuvre.

Le Président de la Commission rappelle que des dispositions ont été prises en vue de la tenue, dès la formation du Gouvernement, d’une réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, pour examiner la situation, à la lumière du rapport qui sera soumis par la SADC, et prendre les décisions appropriées. Cette réunion sera suivie d’une rencontre du Groupe international de contact sur Madagascar (GIC‐M) que préside l’UA, aux fins de mobiliser l’appui nécessaire pour l’aboutissement rapide du processus de sortie de crise à Madagascar.

Mandan’ny Fanoherana : une lettre à Jacob Zuma

novembre 18, 2011 by · 6 Comments
Filed under: Politique 
Le porte-parole du Mandan'ny Fanoherana

Le porte-parole du Mandan'ny Fanoherana

Face au blocus auquel le processus de formation du gouvernement d’Union nationale est confronté, le Mandan’ny Fanoherana enverra une lettre à Jacob Zuma à l’intention de la Troïka. Le Mandan’ny Fanoherana n’est autre que la coalition de la mouvance Ravalomanana, la mouvance Zafy et le Monima/UAMAD.

C’est Monja Roindefo, président du Monima qui s’est placé en tant que porte-parole de cette coalition. Il a déclaré qu’une lettre sera envoyée à Jacob Zuma, président en exercice de la Troïka pour lui faire part des anomalies quant au processus de formation du gouvernement. Le Mandan’ny Fanoherana entend par la même occasion demander l’assignation d’une force exécutoire pour suivre de près la mise en oeuvre de la Feuille de route.

Selon les propos de cet ancien Premier ministre de la Transition, il s’agit de demander à la Troïka une traduction concrète de la Feuille de route afin de mettre un terme aux débats d’opinions. Que signifie réellement la transparence ? Que signifie le consensus ? Que signifie l’inclusivité ? Autant de questions auxquelles la Troïka devra répondre afin que le document de sortie de crise soit établi dans un cadre bien précis.

Monja Roindefo n’a pas manqué de faire remarquer les lacunes du processus engagé par Omer Beriziky, notamment au niveau de l’équilibre de pouvoirs et l’équité du partage de sièges. De son avis, ce ne sont pas les postes ministériels en tant que tels qui sont importants, mais les valeurs et l’esprit dans lesquels le gouvernement sera mis en place. « Autrement, je ne vois pas pourquoi avoir réclamé le changement. Si les mêmes pratiques reviennent, nous aurons perdu 3 années pour rien », a-t-il conclu.

« Page précédentePage suivante »