Arrestation : le Gal Ravalomanana a-t-il toujours toute sa tête ?

septembre 22, 2011 by · 16 Comments
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Un Officier tout de même

Un Officier tout de même

Le Gal Richard Ravalomanana a certainement séché les cours de Droit lors de ses études militaires. Malgré tout, il aurait tout de même pu écouter les réactions des juristes ou encore du Professeur de Relations internationales Julien Radanoara. En effet, malgré les explications qui se sont enchainées sur l’impossibilité d’une arrestation de Marc Ravalomanana en Afrique du Sud, le commandant du CIRGN insiste sur la poursuite de l’opération. À cet effet, il a même indiqué que des éléments du Service Anti-Gang (SAG) et des Forces d’Intervention Spéciales (FIS) ont demandé à faire partie de cette mission. Par ailleurs, au point de se ridiculiser, le Gal Richard Ravalomanana a déclaré qu’il compte sur le principe de libre circulation des personnes au sein du territoire de la SADC pour… faciliter l’obtention des visas des membres de l’équipe intervenante. Il demeure également dans l’attente d’une réponse positive à la requête de dérogation judiciaire de la part de la Justice sud-africaine, afin de pallier à l’inexistence d’un accord juridique entre les deux pays. Le commandant du CIRGN est persuadé qu’il revient à la Justice du pays hôte de statuer dans ce sens et non à un ministre de la Coopération et des Relations internationales. On savait que le Gal Richard Ravalomanana n’avait jamais eu peur de se faire ridiculiser, mais à ce point, la honte revient à la Justice ainsi que l’ensemble des Forces armées du pays.

Lu ailleurs : « La police étrangère n’a aucun pouvoir d’arrestation en Afrique du Sud

septembre 21, 2011 by · 12 Comments
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L'opération tombe à l'eau

L'opération tombe à l'eau

Compilé  par le système d’information et de communication du gouvernement

Date: 21 septembre 2011

Titre: Un grand espoir pour Madagascar

Pretoria – Afrique du Sud a annoncé mercredi qu’elle croyait élections pourraient avoir lieu pour la fin de crise à Madagascar au cours des 12 prochains mois.

« Nous pensons que l’atmosphère va de mieux en mieux … La prochaine étape est de s’assurer que nous avions un bureau de liaison pour mettre à l’œuvre les progrès qui ont été établis jusqu’à présent », a indiqué le sous-ministre des Relations internationales et la Coopération Marius Fransman aux journalistes à Cape Town.

Les dirigeants régionaux ont cherché à résoudre la crise à Madagascar qui a commencé quand Andry Rajoelina, soutenu par l’armée a renversé, Marc Ravalomanana  en 2009. Ravalomanana a depuis été en exil en Afrique du Sud. Il encourt la prison à vie à Madagascar après avoir été condamné par contumace pour le meurtre de manifestants par sa garde présidentielle durant les manifestations qui ont conduit à son renversement.

Un Comité ministériel de la SADC de l’organe Troïka a tenu une réunion vers le début de ce mois pour amener les parties belligérantes à travers une mission soutenue par l’Union africaine pour résoudre l’impasse politique qui a paralysé l’économie de l’île.

Fransman, qui faisait partie de la délégation, a déclaré qu’après des consultations approfondies, un « consensus suffisant » pour la signature de la Feuille de route proposé par L’UA pour Madagascar a été trouvé.

Au final, 10 des 11 acteurs politiques ont signé la Feuille de route, tandis que neuf autres l’ont appuyé, dit-il. La feuille de route appelle tous les acteurs politiques à Madagascar à travailler ensemble pour trouver une solution durable aux problèmes de ce pays.

Fransman a également versé le mépris sur les menaces proférées par les autorités de Madagascar selon lequelles elles allaient envoyer la police en Afrique du Sud pour arrêter le président en exil de la nation insulaire. La police trangère n’a aucun pouvoir d’arrestation en Afrique du Sud.

Dans un communiqué, la troïka a également appelé les parties à Madagascar à respecter les normes et standards internationaux pertinentes, si le pays voulait établir livrer la paix et la prospérité à son peuple. Il a déclaré que la SADC continuera à soutenir le processus de médiation à Madagascar, y compris l’établissement du bureau de liaison du corps comme une question d’urgence.

Source : http://www.buanews.gov.za/news/11/11092112251001

Version originale

Compiled by the Government Communication and Information System
Date: 21 Sep 2011
Title: High hopes for Madagascar

Pretoria – South Africa on Wednesday said it believed elections could be held in crisis-hit Madagascar in the next 12 months.

« We believe the atmosphere is getting better… The next step is to make sure that we have an implementary office (sic) to proceed with all the progress that has been made thus far, » International Relations and Cooperation Deputy Minister Marius Fransman told reporters in Cape Town.

Regional leaders have been seeking to resolve the Madagascar crisis that began when Andry Rajoelina, backed by the military, toppled Marc Ravalomanana in 2009. Ravalomanana has since been in exile in South Africa. He faces life in prison in Madagascar after being sentenced in absentia for the killing of demonstrators by his presidential guard during the protests that led to his overthrow.

A SADC Ministerial Committee of the Organ Troika held a meeting earlier this month to bring the warring parties together in an African Union backed mission to solve the political impasse that has crippled the island’s economy.

Fransman, who was part of the delegation, said after extensive consultations, it emerged that there was « sufficient consensus » for political stakeholders to sign the proposed AU road map for Madagascar.

In the end, 10 of the 11 political stakeholders signed the road map, while nine others supported it, he said. The road map calls on all political players in Madagascar to work together in finding a lasting solution to that country’s problems.

Fransman also poured scorn on the threats by authorities in Madagascar that they would send police to South Africa to arrest the island nation’s exiled president. Foreign police have no arrest powers in South Africa.

In a statement, the Troika further called on the parties in Madagascar to adhere to the relevant international norms and standards if the country was to deliver peace and prosperity to its people. It said SADC would continue to support the mediation process in Madagascar, including the establishment of the body’s liaison office as a matter of urgency.

Source : http://www.buanews.gov.za/news/11/11092112251001

Julien Radanoara : le régime joue avec le feu

septembre 21, 2011 by · 10 Comments
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Une arrestation presque impossible

Une arrestation presque impossible

De l’avis de Julien Radanoara, professeur de Relations internationales, le régime Rajoelina joue avec le feu en tentant une arrestation de Marc Ravalomanana en terre Sud-Africaine. Rejoignant l’opinion des avocats de l’ancien locataire d’Ambohitsorohitra il a expliqué qu’une telle opération ne peut se faire que dans deux cas précis. La première est l’existence d’un accord juridique entre deux pays, tandis que la seconde est que la Troika ait accepté cette intervention au cours de son dernier séjour à Madagascar et qu’elle ait été stipulée dans la feuille de route. Le principe de libre circulation des personnes au sein de la SADC n’est même pas envisageable étant donné que cela prendra énormément de temps. Prenons, dit-il, l’exemple de la COMESA dont un accord pareil a été signé vers l’année 2 000 alors qu’il ne sera effectif qu’en 2014. De ce fait, toute tentative des autorités malgaches à interpeller Marc Ravalomanana en Afrique du Sud peut être considérée comme une atteinte à l’intégrité territoriale du pays de Jacob Zuma, a-t-il précisé. De leur côté, les médias pro-HAT éprouvent quelques doutes sur une réponse positive du pays de l’arc en ciel quant à la requête de dérogation judiciaire effectuée par les autorités malgaches. En effet, en tant que meneur de la mise en œuvre de la Feuille de route, l’Afrique du Sud qui assure la présidence de la Troika pourrait très probablement s’opposer à cette interpellation.

Andry Rajoelina : un regain de confiance inouï

septembre 21, 2011 by · 22 Comments
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Sommes-nous pour autant sortis de l'auberge ?

Sommes-nous pour autant sortis de l'auberge ?

Certainement convaincu du retour prochain de Madagascar au sein du concert des nations et fier de son invitation à assister au sommet des Nations Unies, Andry Rajoelina change de ton et affiche un regain de confiance inouï, au point même de se permettre à l’arrogance. Au cours du « Zoma Fanampiana » qui s’est constitué en un don de riz à Anatihazo Isotry, il a déclaré : « ne vous inquiétez pas, je ne tomberai pas de ce piédestal et personne ne prendra ma place » faisant bien entendu allusion à son siège à Ambohitsorohitra. Après avoir effectué cette donation, le Phat a répondu aux quelques questions de la presse. En ce qui concerne son déplacement à New York, il a indiqué qu’il prendra l’avion ce soir après avoir réuni les acteurs politiques malgaches. « Je rencontrerai un grand nombre de chefs d’État et autant de hauts fonctionnaires internationaux. Je vais également insister sur le retour de Madagascar au sein de l’AGOA », a-t-il lancé. Et de poursuivre que désormais plus rien n’empêchera le pays ainsi que son peuple d’avancer vers le développement. Pour le cas de Marc Ravalomanana, notamment en ce qui concerne son arrestation, Andry Rajoelina a précisé que les éléments des forces de l’ordre sont des adultes, qu’ils savent ce qu’ils font et que personne n’a à les dicter ce qu’ils ont à faire. Il ajoute toutefois que tout citoyen est responsable de ses actes et que toute personne cherchant à semer des troubles alors que le pays tente de mettre en place un climat d’apaisement devra en assumer les conséquences. Une manière de dire que Marc Ravalomanana ne peut s’en prendre qu’à lui-même si la situation est arrivée à son stade actuel. Interrogé sur l’éventuelle dissolution du Gouvernement ou la démission de ses membres dans le cadre de la Feuille de route le Phat a renvoyé la question en demandant « s’ils démissionnent qui poursuivra les travaux? ».

Le sommet des quatre chefs de file approuvée par la SADC

septembre 21, 2011 by · 2 Comments
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Une rencontre dans l'agenda de la SADC

Une rencontre dans l'agenda de la SADC

Fanja Lalaina Lazarre, membre de la mouvance Zafy a révélé les évènements qui se sont déroulées dans la soirée du 16 septembre dernier avant la signature de la feuille de route. « Nous tenions une réunion à Ivandry tandis que les membres de délégation de la SADC ont rencontré le Phat à Iavoloha. Après cette rencontre, nous avions appris qu’ils effectuaient une réunion avec les chefs militaires malgaches. Aux environs de 19 heures, nous avions a reçu un appel des représentants de la SADC. Ces derniers nous ont indiqué qu’Andry Rajoelina acceptait la signature et qu’un désistement de notre part nous placerait en facteur de blocage. Bien que peu convaincus, mais surtout méfiants envers cette Feuille de route, nous nous sommes déplacés à Ivato où nous n’avions que quelques heures pour nous pencher sur le document », a-t-il récité. Cette hésitation et cette méfiance, le Dr Emmanuel Rakotovahiny les a d’ailleurs évoqué juste d’apposer sa signature. Par ailleurs, Fanja Lalaina Lazarre a confirmé qu’une conférence au sommet des quatre chefs de file se tiendra bien. La SADC a approuvé la tenue de cette conférence bien qu’elle n’a avancé aucune date exacte, a-t-il poursuivi. Ce qui est certain par contre c’est que la clé de répartition des sièges des Institutions de la Transition devrait être établie à l’issue de cette conférence, sur laquelle, rappelle-t-on, la mouvance Ratsiraka a insisté. Quid de l’intention du régime d’arrêter Marc Ravalomanana quand la SADC prépare une telle rencontre ?

Dolin Rasolosoa : le devoir d’honorer la parole donnée

septembre 21, 2011 by · 2 Comments
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Le sens de l'honneur, c'est au Phat qu'il fallait l'apprendre

Le sens de l'honneur, c'est au Phat qu'il fallait l'apprendre

À présent que la Feuille de route a été signée, le Gal Dolin Rasolosoa président du Conseil Supérieur de la Transition estime qu’il s’avère nécessaire de conjuguer les efforts dans sa mise en œuvre, dans l’intérêt supérieur de la Nation. Cette nouvelle étape qui selon lui requiert de la bonne volonté, un sens de l’honneur ainsi que de la bonne foi de la part des signataires. Il se demande d’ailleurs pourquoi les acteurs politiques continuent à se focaliser sur un seul article de cette Feuille de route alors que le pays attend tellement d’eux. « Marc Ravalomanana ne doit pas être le centre de la discussion et la du pays de la crise ne doit pas être conditionné de l’unique sort de sa personne », a-t-il lancé. Même opinion en ce qui concerne un élargissement ou une refonte des Institutions de la Transition, quand le président du CST affirme que la question devrait plutôt être de fond et non de forme. « Élargissement pu refonte, j’estime en tout cas que la voie à adopter devra être celle qui sortira le pays de l’impasse et contribuera au développement économique et social du pays », a-t-il conclu. Un appel au respect des signatures apposées et des paroles données, on se demande pourquoi le Gal Dolin Rasolosoa est resté sans réaction quand Andry Rajoelina a renié les siennes.

Le régime envoie les forces de l’ordre pour arrêter Marc Ravalomanana

septembre 21, 2011 by · 38 Comments
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Six personnes à arrêter à Johannesburg

Six personnes à arrêter à Johannesburg

Fort de cinq commissaires de la Police et de cinq autres officiers de la Gendarmerie, dont un général, une délégation mixte est désormais prête à s’envoler pour l’Afrique du Sud afin… d’arrêter Marc Ravalomanana. Cette mission a été engagée selon un ordre émanant de la présidence de la HAT et confirmée par le Procureur de la République. À travers une intervention télévisée, le Gal Richard Ravalomanana, commandant du CIRGN a confirmé cette nouvelle. Lui d’indiquer que 5 autres personnes proches de l’ancien locataire d’Ambohitsorohitra sont également prévues être arrêtées et rapatriées avec lui. Ne voulant pas commenter davantage pour des raisons stratégiques ainsi que la confidentialité de cette mission, le commandant du CIRGN s’est contenté d’arguer qu’il ne s’agit point d’une décision politique, mais de l’exécution pure et simple des Mandats d’arrêt délivrés en 2010 et renouvelés le 17 septembre dernier. Cette nouvelle a secoué l’opinion publique depuis qu’elle a circulé. Tant bien que mal, Me Hanitra Razafimanantsoa a tenté de rassurer les militants du Magro sur le fait qu’il n’existe aucun accord juridique entre Madagascar et l’Afrique du Sud. Rappelons d’ailleurs que pour cette raison, le pays de l’arc en ciel n’a jamais fait suite aux requêtes d’extradition soumises par la HAT. Toutefois, il n’en est pas mois que le régime Rajoelina a maintes fois prouvé qu’il était capable des décisions les plus inattendues autant que les moins réalistes. Reste-t-il à savoir comment le pays hôte de Marc Ravalomanana accueillera cette délégation.

Développement du pays : le par-coeur lassant d’Andry Rajoelina

septembre 20, 2011 by · 12 Comments
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Le développement, c'est pas les affaires courantes

Le développement, c'est pas les affaires courantes

Andry Rajoelina a-t-il pris le temps de lire la feuille de route ? Visiblement pas puis qu’à peine celle-ci signée, il a déclaré que : « Désormais, toutes les obstacles sont levés et nous pourrons nous poursuivre sereinement vers le développement social et économique du pays ».   Et bien qu’elle se situe dans la même série des « appelez-moi Président » et « je suis le chef suprême de l’Armée », cette déclaration ne peut être classé comme étant la maladresse du débutant, étant donné les larmes qu’il a laissées coulé sur se joues ou encore les cheveux qu’il a blanchis au sein de la Transition au cours des 30 derniers mois. Le fait est tout simplement que le Phat ne peut s’empêcher de ne pas préparer sa voie vers les prochaines Présidentielles en évitant de paraître pour celui qu’il n’a rien accompli, celui qui n’a fait que gérer les affaires courantes. De toute manière, pourquoi lire jusqu’à l’article 8 de la Feuille de route quand la 3 vous confirme à la Présidence de la Transition. Ce document long de 12 pages est certainement trop barbant pour ses 37 ans.

Constant Raveloson sur les condamnations : soit on retient tout soit on annule tout

septembre 20, 2011 by · 5 Comments
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Traiter les affaires dans l'ordre chronologique

Traiter les affaires dans l'ordre chronologique

Constant Raveloson du parti MFM compte parmi ceux qui n’ont pas apprécié l’initiative du régime d’arrêter Marc Ravalomanana après la signature de la feuille de route. Une mauvaise foi, a-t-il qualifié quand ont prétend vouloir trouver la solution à la crise et concocter l’arrestation de Marc Ravalomanana dans les coulisses. Par ailleurs, ce membre du Mafana est convaincu que si l’on se décidait à jouer à ce jeu devant un Tribunal impartial et apolitique, ceux qui iront moisir en prison pour des années ce seraient plutôt Andry Rajoelina et sa troupe. Pourquoi a-t-on peur de juger l’affaire 26 janvier 2009, les pillages, les décès douteux de plusieurs dizaines de personnes lors de ces évènements et pourquoi a-t-on peur d’écouter les témoignages de certaines personnes comme le Cl Charles Andrianasoavina dans l’affaire 07 février ? Ces questions de Constant Raveloson resteront sans réponse. Il estime en tout cas que si les charges de l’affaire incriminant Marc Ravalomanana devaient être retenues, toutes les autres affaires devraient également être traitées, et ce, en respectant l’ordre chronologique. Il est à présent clair que sa requête au CPI laquelle est certaine d’être impartiale constitue la dernière issue pour l’exilé d’Afrique du Sud, hormis l’attribution d’une amnistie.

FRDL : « Les 11 groupements politiques ont légitimé une Agression constitutionnelle »

septembre 20, 2011 by · 13 Comments
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Libération immédiate de tous les prisonniers politiques civils et militaires

Libération immédiate de tous les prisonniers politiques civils et militaires

Vous avez signé en toute âme et conscience, la Feuille de Route pour la Sortie de Crise à Madagascar.
Vous devrez en assumer les conséquences auprès des 20 000 000 de Malagasy.
La Clé de Sortie de Crise durable appartient au Peuple souverain de Madagascar

Le Front Républicain Démocrate Libéral – Mouvance Légaliste, Souverain dans ses décisions, remercie tous les groupements et partis politiques qui ont suivi et qui continuent à suivre la « Voie de la Raison pour la Défense de Intérêt supérieur de la Nation ».

Les 11 partis politiques dont les 3 mouvances présents le 16 septembre 2011, à l’Hôtel le Paon d’Or, ont légitimé une Agression constitutionnelle, de ce fait, ils ont permis à Andry Rajoelina d’être le Président de la Nouvelle Transition. Les 20 millions de Malagasy et la population de la communauté internationale en tiendront compte.

Le Front Républicain Démocrate Libéral – Mouvance Légaliste, Souverain dans ses décisions et convictions, respectera toujours les Conventions de Cotonou et la Charte africaine de la Démocratie, des Élections et de la Bonne Gouvernance. Par conséquent, la signature de la Feuille de route ne changera en rien notre idéologie et position politique envers les agressions constitutionnelles et institutionnelles.

Pour le Bien être de la Population et l’avenir des Enfants Malagasy, Le Front Républicain Démocrate Libérale– Mouvance Légaliste restera toujours aux côtés du Peuple souverain et continuera ses œuvres de développement dans le respect des valeurs Républicaines, des principes de la Démocratie et des Droits de l’Homme.

Nous sommes satisfaits du fait que tous les exilés pour des raisons politiques puissent rentrer chez eux, et qu’ils puissent apporter leurs compétences au processus de sortie de crise durable et participer aux développements socio-économique et culturel de notre Pays.

La signature de cette Feuille de Route exige la libération immédiate de tous les prisonniers politiques civils et militaires.

Nous attendons de la Troïka la mise en place rapide du bureau de liaison de la SADC (CPA) à Madagascar et rappelons aux entités signataires de la « feuille de route », que la politique est faite pour Servir et non pour Se servir et qu’il n’y a pas de Droit sans Devoir.

Masina Ny Tanindrazana
Tonton Ambroise Ravonison
FRDL-Mouvance Légaliste
GAS-LNRD
E-mail. : frdl.mouvancelegaliste@gmail.com

Marc Ravalomanana : Deux mandats d’arrêt précise-t-on

septembre 20, 2011 by · 14 Comments
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Mandats d'arrêt pour les affaires 07 février et Force One II

Mandats d'arrêt pour les affaires 07 février et Force One II

Trop de bruits pour rien ? Peut-être pas, car les autorités ont affiché leur détermination à arrêter Marc Ravalomanana dès son arrivée dans le pays. Si l’ancien locataire d’Ambohitsorohitra se faisait arrêter, il passera le restant de sa vie en travaux forcés à Tsiafahy. Le Secrétaire d’État à la Gendarmerie nationale, le Gal Randrianazary a en effet relayé deux Mandats d’arrêt contre Marc Ravalomanana, émis par le Procureur général le 17 septembre dernier. Ces Mandats font référence au dossier n° 236/09-CR 102/10-Anta du 23 mars 2010 le condamnant à 5 années de travaux forcés à perpétuité et le paiement de Ar 1 million d’amendes pour complicité de détournement de derniers publics et complicité d’abus de fonction, ainsi que le dossier n° 284/09-CR 178/10-Anta du 30 août 2010 le condamnant à des travaux forcés à perpétuité pour complicité de meurtre avec guet apens.

 

 

 

 

 

 

Encore plus d’attentats contre Andry Rajoelina

septembre 20, 2011 by · 7 Comments
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Après Masay et Iavoloha, le By-pass

Après Masay et Iavoloha, le By-pass

Les responsables de la sécurité du Phat Andry Rajoelina ont évoqué un autre attentat contre le cortège survenu dans la nuit du vendredi 16 septembre dernier. Alors que le Phat quittait Iavoloha pour rejoindre Ambatobe en passant par le By-pass, il a été constaté qu’un véhicule poids lourd était stationné en plein milieu d’une file de la route tandis que des moellons ont été déposés sur l’autre file. Le cortège n’a pas été arrêté est les conducteurs ordonnés de foncer sur lesdits moellons. Quelques véhicules du cortège ont d’ailleurs subi des dégâts mineurs. D’autres pierres ont été déposées du côté d’Ambohimahitsy et d’Ambohimalaza, et ont été contournées. Cette scène s’est déroulée dans la soirée de signature de la Feuille de route. Il est quand même déplorable que de politiciens effectuent de telles manoeuvres alors qu’on prétend signer le document de sortie de crise dans la cohésion, ont indiqué les responsables de la sécurité. Ce énième soi-disant attentat reste cependant dépourvu de crédibilité étant donné l’habitude de Phat à monter de tels scénarios pour se placer à la place de la victime. Rappelons-nous de cette déclaration du Général Andrianafidisoa qui, en tant qu’expert – selon bien ses propos – pensait que les soi-disant attentats à l’exemple de celui de Masay ne sont que pures machinations. Quoi qu’il en soit, l’enquête ouverte sur celui du By-pass révèlera davantage de vérité ou pas du tout.

Feuille de route : le GTT Genève s’y oppose

septembre 19, 2011 by · 13 Comments
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Désapprobation quant à la solution de sortie de crise proposée par la SADC

Désapprobation quant à la solution de sortie de crise proposée par la SADC

Le GTT International met en garde la Communauté Internationale contre une pseudo-solution de résolution de crise

Le GTT International, dans sa recherche d’une solution durable à la crise à Madagascar, ne peut accepter la nouvelle mascarade d’une signature à la hâte d’un texte manipulé.

Ce texte vise en toute évidence à normaliser la prise de pouvoir du putschiste et à empêcher définitivement les parties adverses à se présenter à de futures élections. En particulier, le Président Marc Ravalomanana, en exil forcé depuis le putsch, fait l’objet d’une condamnation établie sur mesure par les putschistes eux-mêmes.

Ainsi, le GTT International Genève,

Exprime sa désapprobation quant à la solution de sortie de crise proposée ce vendredi 16/09/2011 à Ivato,
Dénonce le forcing d’une feuille de route unilatérale initiée par la FRANCE il y a plus d’un an et sans cesse imposée de diverses manières,

Dénonce l’aspect non consensuel et exclusif de la démarche;

Dénonce les machinations et l’absence d’éthique des membres du secrétariat exécutif de la SADC qui sèment délibérément le flou autour de la sortie de crise. D’ailleurs dans une lettre de regret, M Salamao, reconnaît avoir déjà manipulé le PV des décisions de la troïka en faveur de Rajoelina ;

Dénonce le contenu de cette feuille de route qui donne tous les pouvoirs à Rajoelina

Dénonce l’utilisation de nouveaux partis pro Rajoelina visant à laisser Rajoelina s’accaparer de tous les pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires. (art. 1 à 7) Rajoelina, président de la transition, choisit et nomme, le premier ministre, tous les autres membres du gouvernement et du parlement de la transition (CT, CST). Il n’y a pas de séparation des pouvoirs, conditions de toute démocratie.
Au vu de ces éléments, nous demandons à la communauté internationale de maintenir les sanctions initiées par la SADC et l’Union Européeenne tant que les conditions permettant d’organiser une vraie transition capable de mener vers des élections libres et transparentes ne sont pas réunies. En particulier :

- la libération sans conditions et immédiate de tous les prisonniers politiques ;

- l’arrêt immédiat de toutes les répressions et censures des libertés d’expression ;

- le retour sans condition des exilés politiques incluant la levée de toutes les charges qui pèsent contre eux et l’assurance qu’aucune action visant à les exclure du processus électoral ne sera entamée ;

- la mise en œuvre d’une feuille de route réellement consensuelle et inclusive approuvée et signée par les chefs de file des 4 grandes mouvances politiques;

- le désarmement effectif des milices illégalement constituées et qui terrorisent la population.

GTT International, Collectif de la Diaspora Malagasy
15 rue des savoises
1205 Genève
Suisse
collectifgtt@gmail.com

Me Hanitra Razafimanantsoa : aucune arrestation à craindre

septembre 19, 2011 by · 27 Comments
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Que des manoeuvres d'intimidation

Que des manoeuvres d'intimidation

La SADC n’interviendra pas dans les affaires juridiques malgaches, indique la Feuille de route. Une aubaine certainement pour la HAT dont la ministre de la Justice Christine Razanamahasoa s’est empressée de déclarer l’arrestation de Marc Ravalomanana dès lors que ce dernier débarquera à Ivato. De l’avis de Me Hanitra Razafimanantsoa, la Garde des Sceaux fait trop de bruits pour rien. Nous ne craignons pas ces manœuvres d’intimidation, a-t-elle précisé. Si l’on accordait un peu de crédibilité à la Justice actuelle, les voies de recours ne sont pas encore terminées en plus du fait que Marc Ravalomanana ait été jugé par accoutumance. En conséquence, le verdict qui a été prononcé le mois d’août 2009 n’a pas encore valeur exécutoire. Le fait est pourtant que le système judiciaire actuel est dépourvu de toute crédibilité aux yeux de la communauté internationale. Rappelons-nous, précise Me Hanitra Razafimanantsoa, que l’actuelle ministre de la Justice compte parmi ceux qui étaient présents sur la place du 13 mai quand ils préparaient le Coup d’État de 2009. La communauté internationale n’est pas dupe au point de ne pas voir à travers cette image la partialité de la Justice. D’ailleurs, si le système judiciaire malgache avait été reconnu comme étant neutre et impartial, les maintes demandes de rapatriement effectuées auraient été répondues positivement et la CPI de son côté n’aurait eu aucun intérêt d’ouvrir l’enquête sur l’évènement du 07 février 2009, a conclu Me Hanitra Razafimanantsoa.

Feuille de Route Pour la Sortie de Crise à Madagascar du 16 septembre 2011

septembre 19, 2011 by · 1 Comment
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19 groupements politiques finalement

19 groupements politiques finalement

Feuille de Route pour la Sortie de Crise à Madagascar

Engagements des Acteurs Politiques Malgaches

Préambule
Les Acteurs Politiques Malgaches parties prenantes à cette Feuille de Route se sont convenus de prendre les engagements ci-après;

I. Institutions de la Transition

1. Continuation du dialogue Malgacho-Malgache entre les Acteurs Politiques Malgaches pour la formation d’un Gouvernement de Transition d’Union Nationale et l’élargissement de la composition du Congrès de Transition (CT), du Conseil Supérieur de Transition (CST) et de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI);

2. Le processus de transition neutre, inclusif et consensuel devra aboutir à la tenue d’élections crédibles, libres et transparentes à Madagascar;

3. Monsieur Andry Rajoelina est le Président de la Transition. En cette qualité, il exerce les fonctions du Chef d’Etat;

4. Nomination d’un Premier Ministre de consensus qui va diriger un Gouvernement de Transition d’Union Nationale;

5. Le Premier Ministre sera nommé par le Président de la Transition sur une liste de personnalités proposées par les Acteurs Politiques Malgaches parties signataires de la Feuille de Route. Il est entendu que le Premier Ministre de consensus ne peut être originaire ni de la même province ni de la plateforme politique qui soutient le Président de la Transition;

6. Les Acteurs Politiques Malgaches parties prenantes à cette Feuille de Route sont invités à présenter une liste de personnalités parmi lesquelles le Président de la Transition, sur proposition du Premier Ministre de consensus, nomme les Membres du Gouvernement de Transition. Dans la formation du Gouvernement de transition, le Président de la Transition et le Premier Ministre de consensus s’engagent à opérer à une allocation juste et équitable des portefeuilles, en respectant les critères de provenance politique, de représentation de genre et d’équilibre régional. En cas de révocation d’un membre du gouvernement, il sera remplacé par un autre membre de son groupe de provenance politique selon les mêmes règles de procédure de nomination;

7. Pour l’élargissement de la composition des autres institutions de la transition, comme le Congrès de Transition (CT), le Conseil Supérieur de Transition (CST) et la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), les Acteurs Politiques Malgaches parties prenantes à cette Feuille de Route sont invités à présenter une liste de personnalités parmi lesquelles le Président de la Transition nomme les membres de ces institutions. En nommant les membres de ces institutions, le Président de la Transition s’engage à opérer une allocation juste et équitable des postes, en respectant les critères de provenance politique, de représentation de genre, d’équilibre régional, ainsi que l’équilibre de partage entre les Acteurs Politiques Malgaches signataires de la présente Feuille de Route, pour une bonne gestion de la transition;

8. Le Gouvernement de Transition sera chargé de l’administration des affaires courantes du pays et la mise en place des conditions nécessaires pour des élections crédibles, justes et transparentes en coopération avec la communauté internationale. Il s’abstiendra de prendre de nouveaux engagements à long-terme, ceux-ci ne relevant que de la compétence du futur Gouvernement à l’issue des élections;

9. Le Parlement de Transition sera chargé du contrôle du travail du Gouvernement de Transition. Le Parlement de Transition sera aussi chargé de la ratification des ordonnances adoptées pendant la transition, en particulier celles qui concernent le processus électoral, ainsi que de la proposition et de l’adoption de la législation pertinente.

II. Cadre Électoral

10. Élaboration et mise en œuvre, avec l’appui des experts des Nations Unies, d’un cadre électoral crédible, neutre, transparent et indépendant, fondé sur le respect des droits fondamentaux et des normes internationales, notamment par:

a. L’élargissement de la composition de la CENI et la révision de ses tâches essentielles pour assurer une représentation équilibrée de tous les Acteurs Politiques Malgaches parties prenantes à cette Feuille de Route. La CENI devra être chargée d’organiser toutes les élections, notamment les élections législatives, présidentielles et municipales. Disposant des pleins pouvoirs dans la gestion de l’ensemble du processus électoral, la CENI aura la responsabilité d’assurer que les élections se déroulent de manière libre, juste et transparente. Lesdits pleins pouvoirs de la CENI s’arrêtent à la publication des résultats provisoires des élections;

b. la révision du Code électoral;

c. promouvoir l’adoption et le respect d’un Code d’Éthique et de Bonne Conduite Électorale des Acteurs Politiques Malgaches;

d. l’utilisation du système du bulletin unique;

e. l’éducation électorale;

f. la révision systématique des listes électorales;

g. Le calendrier électoral sera déterminé conjointement par la CENI et les représentants des Nations Unis sur la base du rapport de la mission d’évaluation des besoins électoraux des experts nationaux et internationaux et ce pour organiser des élections crédibles justes et transparentes dans les meilleurs délais possibles à Madagascar;

h. la distribution au niveau des 119 districts des données et du matériel des centres informatiques régionaux.
11. Une Cour Électorale Spéciale devra être créée à titre exceptionnel et provisoire. Elle sera chargée du contentieux électoral et de la proclamation des résultats définitifs des élections présidentielles et législatives. Le fonctionnement, la composition et la compétence de ladite Cour seront fixés par une loi adoptée par le Parlement de Transition;

12. En vue de mieux assainir l’espace politique malgache, le Parlement de Transition devra adopter de nouvelles lois sur les Partis Politiques et le Statut de l’Opposition;

13. La Société Civile Malgache est invitée à faire l’observation des élections législatives et présidentielles et à interpeller les Acteurs Politiques Malgaches qui transgressent le Code d’Éthique et de Bonne Conduite Électorale. La communauté internationale sera appelée à soutenir le renforcement des capacités de la société civile;

14. Le Président de la Transition, le Premier Ministre de consensus et les Membres du Gouvernement sont tenus de démissionner de leurs fonctions 60 jours avant la date du scrutin, s’ils décident de se porter candidat aux élections législatives et présidentielles. Toutefois, afin de pallier à toute éventualité de vide juridique, une loi sera adoptée par le Parlement de la Transition pour définir les conditions de mise en œuvre y afférentes.

III. Mesures de Confiance et Efforts de Réconciliation Nationale

15. Le Président, le Gouvernement, les Chefs d’institutions et l’ensemble de l’administration de la transition doivent rester neutres dans la période de transition, en particulier dans le processus électoral;

16. Le Président, le Gouvernement, l’ensemble de l’administration de la transition et toutes les institutions de transition doivent s’engager chacun en ce qui le concerne à adopter des mesures de sécurité et de confiance pour créer une atmosphère sereine et apaisée, en mettant un terme aux poursuites judiciaires en cours engagées à l’encontre des membres de l’opposition qui pourraient apparaître comme fondées sur des motifs politiques, et en assurant le respect de l’état de droit et du principe de l’égalité de traitement. Ces mesures de confiance ne peuvent pas concerner les poursuites judiciaires engagées dans le cadre des crimes contre l’humanité, crimes de guerre, crimes de génocide et violations graves des droits de l’homme et des libertés fondamentales;

17. Le Président, le Gouvernement de Transition, l’ensemble de l’administration de la transition ainsi que toutes les institutions de la transition doivent s’engager à protéger et promouvoir les Droits de l’Homme à Madagascar, et à respecter les libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression, d’opinion, d’association et de manifestation, ainsi que la liberté de la presse. L’exercice de ces droits doit être fait en respectant les lois du pays;

18. Octroi d’une amnistie large pour tous les évènements politiques intervenus entre 2002 et 2009. Sont exclus de l’amnistie les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, les crimes de génocide et les autres violations graves des droits de l’homme et des libertés fondamentales. La loi d’amnistie sera ratifiée par le Parlement de Transition et aucune élection ne devra avoir lieu avant cette ratification;

19. Le Parlement de Transition devra adopter une loi sur le Statut des Anciens Chefs d’Etat comme une des mesures clés pour assurer la paix sociale et un climat apaisé au pays. Le Statut d’Ancien Chef d’Etat doit être réservé aux Anciens Chefs d’Etat qui ont décidé de cesser toute activité politique partisane, en tenant compte de la considération due à leur rang passé et de la nécessité de préserver et garantir leur dignité et leur sécurité;

20. La Haute Autorité de la Transition (HAT) devra permettre à tous les Citoyens Malgaches en exil pour des raisons politiques de rentrer à Madagascar sans conditions, y compris Monsieur Marc Ravalomanana. La HAT devra fournir la sécurité à tous les exilés malgaches rapatriés. La HAT devra développer et promulguer d’urgence les instruments juridiques nécessaires, y compris une loi d’amnistie, afin d’assurer la liberté politique de tous les citoyens Malgaches dans le processus inclusif de transition, débouchant sur la tenue d’élections libres, justes et crédibles.

21. Les Acteurs Politiques Malgaches parties prenantes à cette Feuille de Route s’engagent à adopter sans délai un Code d’Éthique et de Bonne Conduite Politique pour régir les activités politiques à Madagascar pendant la période de transition. Ils s’engagent également à respecter ce code;

22. Tous les Acteurs Politiques Malgaches parties prenantes à cette Feuille de Route sont invités à participer de bonne foi au processus de transition. Ils s’engagent également à instaurer un climat de paix et de sécurité pour tous les Malgaches, à éviter l’obstruction du processus de transition et à maintenir une conduite constructive et patriotique pour faire avancer la transition;

23. Aucun Acteur Politique Malgache partie prenante ou non à cette Feuille de Route ne peut ni ne doit s’arroger un droit de veto à l’exécution de cette Feuille de Route durant la période de transition;

24. Tous les Acteurs Politiques Malgaches parties prenantes à cette Feuille de Route doivent refuser le recours à la violence ou la menace d’un tel recours pendant la période de transition. Ils doivent également s’abstenir d’inciter à la haine et de mener toute action déstabilisatrice au cours de la transition;

25. Un processus de réconciliation nationale, dirigé par une institution nationale dénommée le Filankevitry ny Fampihavanana Malagasy (Conseil de la Réconciliation Malagasy) et facilité par la communauté internationale, devra être entamé afin de soigner et commencer à guérir les blessures individuelles et collectives du passé et établir de saines fondations pour l’avenir de Madagascar. La composition, le fonctionnement, la gestion et la compétence dudit Conseil seront établis par une loi adoptée par le Parlement de Transition;

26. Toute personne victime des évènements politiques entre 2002 et la date de signature de la présente Feuille de Route qui aurait subi des préjudices de quelque nature que ce soit aura droit a une réparation et/ou indemnisation par l’Etat dont les modalités seront fixées par le Filankevitry ny Fampihavanana Malagasy (Conseil de la Réconciliation Malagasy);

27. Un Fonds National de Solidarité (FNS) sera mis en place afin d’indemniser les ayant-droits et les victimes pour les préjudices subis lors des évènements politiques entre 2002 et la date de signature de la présente Feuille de Route. La communauté internationale sera appelée à soutenir ce Fonds;

28. Les membres de la Société Civile Malgache, dont les Raiamandreny Mijoro, le FFKM, la CNOSC et le FINONA sont chargés du suivi et du contrôle nationaux de l’application de cette Feuille de Route, jusqu’à la fin de la période de transition. Dans l’exercice de leurs fonctions ils sont invités à préserver leur apolitisme et leur unité. La communauté internationale sera appelée à soutenir le renforcement des capacités de ce mécanisme national de suivi et de contrôle de l’application de la présente Feuille de Route;

29. Un Bureau de la Médiation de la SADC sera installé à Madagascar pour y soutenir le dialogue Malgacho-Malgache et le processus de transition, avec le soutien technique des
Nations Unies. La mission du Bureau de la Médiation s’achèvera le jour de l’investiture du nouveau Président de la République, qui marquera la fin de la transition;

30. Les présents engagements annulent et remplacent tous les engagements pris et/ou signés antérieurement concernant la transition à Madagascar;

31. Aucune procédure d’empêchement ou de destitution du Président de la Transition, ni aucune motion de censure à l’endroit du Gouvernement de Transition, ni aucune mesure de dissolution du Parlement de Transition ne peuvent être exercées, pendant la transition;

32. Tout conflit dans l’interprétation et la mise en œuvre des dispositions de la présente Feuille de Route sera soumis à l’attention de la Médiation de la SADC pour résolution.

IV. Mécanismes de Mise en Œuvre et d’Accompagnement de l’Accord

Après la mise en place effective d’un Gouvernement de Transition d’Union Nationale, du Parlement de Transition et d’une Commission Électorale Nationale Indépendante neutre, inclusive et consensuelle, ainsi que la conclusion d’un accord sur une Feuille de Route pour la période de transition, la SADC et l’Union Africaine appellent fortement la communauté internationale à prendre les engagements suivants:

33. L’établissement d’un Bureau de la Médiation de la SADC à Madagascar pour y soutenir le dialogue Malgacho-Malgache et le processus de transition. À cet égard, les Nations Unies sont appelées à apporter une assistance technique, administrative et financière à la Médiation de la SADC;

34. Reconnaissance internationale du Président et du Gouvernement de Transition de Madagascar, après la mise en place des institutions de transition inclusives et consensuelles;

35. La SADC et l’UA demandent aux partenaires bilatéraux et multilatéraux de Madagascar d’apporter, dans le respect de leurs procédures respectives, leur soutien multiforme aux institutions de transition consensuelles et inclusives, notamment le Gouvernement de Transition, le Congrès de Transition, le Conseil Supérieur de Transition et la Commission Électorale Nationale Indépendante et le Filankevitry ny Fampihavanana Malagasy (Conseil de la Réconciliation Malagasy);

36. La SADC, l’Union Africaine, les Nations Unies, l’OIF, la COI et plus largement tous les partenaires concernés s’engagent à apporter leur soutien politique, technique, matériel, logistique et financier à ce dialogue et à ce processus de transition, pour assurer une transition sans heurt débouchant sur des élections crédibles, libres, justes et transparentes;

37. A cet effet, les Nations unies établiront un bureau d’appui à la Médiation de la SADC dans les efforts de continuation du dialogue Malgacho-Malgache, d’organisation des élections, de réconciliation nationale et de consolidation de la paix;

38. Octroi d’une aide financière, technique, matérielle et logistique au processus électoral;

39. Sous l’égide de l’Équipe de Médiation de la SADC, appuyée par les Nations Unies, la communauté internationale sera chargée du suivi et du contrôle internationaux de la mise en
œuvre de cette feuille de route, en collaboration avec les acteurs nationaux et internationaux pertinents;

40. La SADC et l’Union Africaine recommandent que la communauté internationale s’engage à envoyer des observateurs internationaux pour les élections législatives et présidentielles;

41. Suspension et levée progressive et conditionnée des sanctions imposées à Madagascar en fonction de la mise en œuvre des étapes fixées dans cette feuille de route;

42. Les partenaires examineront la possibilité de reprendre leur aide et coopération au développement, humanitaire, financier et économique;

43. En cas de graves violations de cette Feuille de Route les partenaires examineront la possibilité de prendre des sanctions contre les auteurs de ces violations, qu’ils soient ou non signataires de la présente Feuille de Route;

44. Le Médiateur devrait continuer à suivre de près la situation, apporter en tant que de besoin son soutien et sa facilitation aux parties malgaches, et faire régulièrement rapport à la SADC, l’UA et la communauté internationale sur l’évolution de la situation à Madagascar.

45. L’article 20 de la présente Feuille de Route sera lue avec la Note explicative, en annexe, qui constituera une partie intégrante de cette même Feuille de Route.

(16 Septembre 2011)

 

NOTE EXPLICATIVE DE L’ARTICLE 20 DE LA PRESENTE FEUILLE DE ROUTE

Dans le cadre du mandat donné par le Sommet de la SADC tenu à Sandton et réitéré à Luanda, les 17-18 Août 2011, la Troïka de la SADC propose le texte suivant pour le paragraphe 20 de la feuille de route :

« La Haute Autorité de la Transition (HAT) devra permettre à tous les Citoyens Malgaches en exil pour des raisons politiques de rentrer à Madagascar sans conditions, y compris Monsieur Marc Ravalomanana. La HAT devra fournir la sécurité à tous les exilés malgaches rapatriés. La HAT devra développer et promulguer d’urgence les instruments juridiques nécessaires, y compris une loi d’amnistie, afin d’assurer la liberté politique de tous les citoyens Malgaches dans le processus inclusif de transition, débouchant sur la tenue d’élections libres, justes et crédibles. »

La Troïka souhaite apporter l’interprétation suivante du terme « sans conditions » énoncé dans les décisions du Sommet de la SADC.

1. Les principes et valeurs de la SADC n’acceptent pas l’impunité. Le terme « sans condition » s’applique à la notion de liberté de rentrer à Madagascar pour tous les citoyens malgaches en exil pour des raisons politiques. Cela implique qu’aucune mesure administrative et politique ne devrait être appliquée pour restreindre ou empêcher leur liberté de rentrer au pays.

2. Ainsi, « sans conditions » ne suggère et n’implique pas les citoyens malgaches rapatriés une exonération de poursuites judiciaires ou pour des crimes allégués.

3. Les principes et les valeurs de la SADC reposent sur le respect de l’intégrité territoriale et la souveraineté des Etats membres. La SADC reconnaît et respecte la compétence, la légitimité et l’indépendance des systèmes judiciaires de ses Etats membres. La SADC n’a pas le pouvoir de s’ingérer ou d’annuler quelque condamnation judiciaire par le tribunal national de tout Etat membre.

4. La SADC ne définit pas et ne détermine pas l’étendue et le contenu des lois d’amnistie des Etats membres. Il est du ressort des autorités compétentes de ses Etats membres de débattre et de s’accorder sur leurs lois d’amnistie en prenant compte des normes internationales applicables qui excluent de l’amnistie les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les violations graves des droits de l’Homme et des libertés fondamentales.

 

 

 

Les félicitations de la France à une transition porteuse d’espérance

septembre 19, 2011 by · 4 Comments
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Fidèle à ses valeurs, elle se tiendra aux côtés du peuple malgache

Fidèle à ses valeurs, elle se tiendra aux côtés du peuple malgache

La délégation ministérielle conjointe de la troïka SADC (Southern African Development Community) et de la COI (Commission de l’Océan Indien) est parvenue à trouver un accord hier au soir avec la HAT (Haute autorité de transition) et les mouvements politiques malgaches.

La France félicite l’ensemble des parties prenantes pour leur détermination à aboutir et le sens du compromis dont elles ont su faire preuve. Elle adresse ses compliments à la mission conjointe de la SADC / COI et à l’ensemble des acteurs qui ont contribué à la Médiation. Elle salue le courage politique et le sens des responsabilités que la HAT, et plus particulièrement son Président, ainsi que l’ensemble des forces et des mouvances politiques signataires, ont démontré dans la résolution de cette crise.

Conformément à l’esprit et à la lettre de la Feuille de route signée dans la nuit, Madagascar vient de franchir une étape importante vers des élections démocratiques, libres et transparentes. La France se réjouit du retour programmé de la Grande Île dans le concert des nations. Fidèle à ses valeurs, elle se tiendra aux côtés du peuple malgache pour le soutenir dans cette transition porteuse d’espérance.

Ce qui se dit dans les deux camps protagonistes

septembre 19, 2011 by · 3 Comments
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Mamy Rakotoarivelo signe au nom de la mouvance Ravalomanana

Mamy Rakotoarivelo signe au nom de la mouvance Ravalomanana

La signature de la Feuille de route vient de marquer le début d’une nouvelle ère dans la sphère politique malgache. Dans les deux camps protagonistes, celui de Marc Ravalomanana d’un côté et celui du Phat de l’autre, aucun ne s’estime perdant.
Au Magro, la liesse était sans égale. « Dada reviendra bientôt », criaient les uns tandis que les autres continuent à fantasmer sur le départ d’Andry Rajoelina du pouvoir. Oui, mais sera-t-il réellement ainsi ?  Il est vrai que la SADC dans sa Feuille de route exige le « Retour sans condition de Marc Ravalomanana ainsi que l’adoption d’une loi d’Amnistie », et hourra… Cependant, la touche de subtilité, celle qui a certainement servi à convaincre les partisans du Phat à signer, c’est cette « Note explicative », laquelle indique que : « La SADC n’a pas le pouvoir de s’ingérer ou d’annuler quelque condamnation judiciaire par le tribunal national de tout État membre, la SADC ne définit pas et ne détermine pas l’étendue et le contenu des lois d’amnistie des États membres. Il est du ressort des autorités compétentes de ses États membres de débattre et de s’accorder sur leurs lois d’amnistie en prenant compte des normes internationales applicables qui excluent de l’amnistie les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les violations graves des droits de l’Homme et des libertés fondamentales ». En conséquence, du côté du régime, on crie déjà à l’arrestation de Marc Ravalomanana dès son arrivée à Ivato, si bien entendu il décide de revenir. Plusieurs alliés d’Andry Rajoelina ont d’ailleurs tenu plusieurs réunions d’urgence au cours du week-end pour se pencher sur les stratégies visant à acquérir certains ministères clés comme celui de la Justice. Malgré tout, les leaders de la mouvance  Ravalomanana demeurent optimistes. Manandafy Rakotonirina est même allé jusqu’à lancer que « désormais, ce ne sera plus des mois que nous compterons, mais des semaines ou des jours, avant le retour de Ravalomanana ». L’exilé d’Afrique du Sud quant à lui, à travers une déclaration assez évasive a lancé que … viendra le jour où il reviendra. Ce qui est plus certain par contre, c’est la libération des prisonniers politiques, la réouverture des médias fermés par la HAT et la levée du dernier NOTAM qu’elle a émis.

Article 20 : Sur le retour des exilés politiques

Article 20 : La Haute Autorité de la Transition (HAT) devra permettre à tous les Citoyens malgaches en exil pour des raisons politiques de rentrer à Madagascar sans condition, y compris Monsieur Marc Ravalomanana. La HAT devra fournir la sécurité à tous les exilés malgaches rapatriés. La HAT devra développer et promulguer d’urgence les instruments juridiques nécessaires, y compris une loi d’amnistie, afin d’assurer la liberté politique de tous les citoyens malgaches dans le processus inclusif de transition, débouchant sur la tenue d’élections libres, justes et crédibles.

1. Les principes et valeurs de la SADC n’acceptent pas l’impunité. Le terme « sans condition » s’applique à la notion de liberté de rentrer à Madagascar pour tous les citoyens malgaches en exil pour des raisons politiques. Cela implique qu’aucune mesure administrative et politique ne devrait être appliquée pour restreindre ou empêcher leur liberté de rentrer au pays.

2. Ainsi, « sans condition » ne suggère et n’implique pas les citoyens malgaches rapatriés une exonération de poursuites judiciaires ou pour des crimes allégués.

3. Les principes et les valeurs de la SADC reposent sur le respect de l’intégrité territoriale et la souveraineté des États membres. La SADC reconnaît et respecte la compétence, la légitimité et l’indépendance des systèmes judiciaires de ses États membres. La SADC n’a pas le pouvoir de s’ingérer ou d’annuler quelque condamnation judiciaire par le tribunal national de tout État membre.

4. La SADC ne définit pas et ne détermine pas l’étendue et le contenu des lois d’amnistie des États membres. Il est du ressort des autorités compétentes de ses États membres de débattre et de s’accorder sur leurs lois d’amnistie en prenant compte des normes internationales applicables qui excluent de l’amnistie les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les violations graves des droits de l’Homme et des libertés fondamentales.

Monja Roindefo : le sort de Ravalomanana aux mains de la HCJ

septembre 16, 2011 by · 12 Comments
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La Haute Cour de Justice pour juger Marc Ravalomanana

La Haute Cour de Justice pour juger Marc Ravalomanana

À l’issue de sa rencontre avec les représentants de la Troika, Monja Roindefo a fait part des propositions qu’il a émises. Cet ancien locataire de Mahazoarivo a indiqué que la Démocratie n’est pas encore effective dans le pays. Si Marc Ravalomanana a été chassé par les rues en 2009, c’est parce qu’il a effectué des erreurs durant ses mandats. Il se trouve pourtant, aussi regrettable qu’il soit que le régime actuel effectue toujours les mêmes erreurs, voire plus. Monja Roindefo préconise par conséquent la révision complète de toutes les Institutions de la Transition et de la CENI. Cela va de soit, a-t-il ajouté puis qu’actuellement, le régime n’est régi par aucun cadre légal. À cet effet, il prend en exemple la Primature qui en dehors du cadre de l’accord de Maputo lui revient toujours. En ce qui concerne le retour de Marc Ravalomanana qui constitue le centre des débats des politiciens, Monja Roindefo estime que la Haute cour de Justice devrait être mise en place dans les meilleurs délais. Il lui reviendra ensuite de juger l’exilé d’Afrique du Sud et de permettre ou non son retour. Il convient malgré tout d’érigé cette Cour sous l’approbation de la Communauté internationale pour que le verdict qu’elle rendra soit reconnu. L’ancien premier ministre de la Transition d’évoquer qu’à la vue du manque de volonté des acteurs politiques, il doute qu’une signature de quelconque Feuille de route puisse aboutir ce jour. Qui sait, on peut toujours espérer a-t-il résumé.

Feuille de route : la mouvance Ravalomanana prête à signer

septembre 16, 2011 by · 9 Comments
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Silence radio depuis sa rencontre avec la Troika

Silence radio depuis sa rencontre avec la Troika

À la suite de l’annonce de la Troika selon laquelle la Feuille de route devra être orientée selon les résolutions de la SADC et non du Dr Tomaz Salomao, la mouvance Ravalomanana a affiché son enthousiasme quant à la signature. Henri Roger Ranaivoson a indiqué que cette mouvance a toujours soutenu les résolutions de la communauté internationale et qu’il est regrettable que les erreurs d’interprétation des Mozambicains aient semé autant de trouble dans le processus. Pour sa part, Mamy Rakotoarivelo insiste sur l’attribution de la Primature aux trois mouvances. En effet, l’amendement proposé par la SADC indique que « La HAT devra permettre à tous les citoyens malgaches en exil pour des raisons politiques de rentrer à Madagascar sans condition, y compris M. Marc Ravalomanana. La HAT devra garantir la sécurité à tous les exilés malgaches rapatriés. La HAT devra développer, promulguer les instruments juridiques nécessaires, y compris une loi d’amnistie, afin d’assurer la liberté politique de tous les citoyens malgaches dans le processus inclusif de la Transition, débouchant sur la tenue des élections libres, justes et crédibles ». La question du siège de Mahazoarivo n’est pas évoquée dans cet amendement, a-t-il précisé. Avec des opinions partagées des parties prenantes, le doute plane toujours sur la tenue de la cérémonie de signature de la Feuille de route prévue pour ce jour. Le silence assourdissant que maintient le Phat après sa rencontre avec les représentants de la Troika ne vient certainement pas apaiser l’opinion publique.

Ricky : des propositions pour la sortie de crise

septembre 16, 2011 by · 10 Comments
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Retour aux valeurs fondamentales

Retour aux valeurs fondamentales

Alors que maintes tentatives de recherche de solution à la crise ont été vouées à l’échec, Ricky, de son point de vue artistique, mais également en tant que partisan des valeurs malgaches propose une solution assez particulière. Une révolution culturelle et spirituelle a-t-il qualifié. L’idée est en effet de retrouver les valeurs malgaches léguées par nos ancêtres. « Les politiciens, les leaders religieux ou encore l’armée ont tous échoué au cours des 33 derniers mois. Je suis d’un avis que le souci se situe au niveau même de la voie que nous avions empruntée » a-t-il lancé. Dans ce sens, Ricky explique que la démocratie occidentale ne convient pas à la culture malgache. Il convient plutôt de retrouver les bases de la société ancestrale à travers la désignation des dirigeants par le Fokonolona lui-même. Les PDS ou chefs de Régions désignés seront en conséquence à bannir. En ce qui concerne la gestion équitable des ressources du pays, cet artiste estime que le droit de propriété devrait laisser place au droit d’usage, car n’oublions pas, a-t-il ajouté que cette terre, nous l’empruntons à nos enfants. Ricky a toujours été connu pour avoir véhiculé le respect de la culture malgache ainsi que les traditions ancestrales. On se demande toutefois si ce concept demeure dans le cadre du réalisme et du réalisable dans la société actuelle.

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