Madagascar attend une autre visite de Joachim Chissano

Bien qu'accueilli froidement, le médiateur ne baisse pas les bras
Tensions à l’horizon, SEM Joachim Chissano, le pire cauchemar du régime est à nouveau attendu dans nos murs. Après un 18 Août pas très satisfaisant pour la HAT, on peut dire qu’Andry Rajoelina et consorts ne seront pas prêts d’accueillir le médiateur, mieux que lors de sa dernière visite. Cette visite jusque là sine die, aura pour mission d’installer un bureau de liaison de la SADC dans la Grande Île, pour faciliter l’assistance de la communauté internationale dans le processus de résolution de la crise. Ou plus simplement, pour mieux garder un oeil sur nos politiciens. Ce bureau de liaison apportera également son soutien à la CNOSC pour favoriser le dialogue et le rapprochement des partis politiques belligérants malgaches. Quoi de mieux que de lui souhaiter bon courage…
Après un briefing à Mahazoarivo, Joachim Chissano quitte Madagascar

Le PM se sent satisfait de voir partir Chissano
La mission de Joachim Chissano a-t-elle été concluante? Une déclaration de la SADC le dira le 18 Août prochain. Après avoir rencontré les forces vives, entités religieuses et société civile malagasy, le médiateur est venu faire un compté-rendu auprès du PM Albert Camille Vital à Mahazoarivo. Un entretien suite à laquelle il a confié aux malgaches le soin se trouver eux même la solution de sortie de crise. La prochaine intervention de la SADC dépendra donc de l’évolution de la situation dans les jours à venir. Joachim Chissano de rassurer les malgaches, quant à l’appui de la SADC vis-à-vis de quelconque voie vers la sortie de crise, si bien sûr, cela respecte les conditions requises.
Parti Otrikafo: Joachim Chissano est le facteur de blocage

"Chissano a mis nos plans à l'eau"
Rajonah Andrianjaka du parti Otrikafo voulait une entrevue privée avec le médiateur de la SADC, Joachim Chissano. Le chef de parti tenait à ce que le médiateur sache son opinion sur les mission de ce dernier dans l’île. Rajaonah Andrianjaka d’avancer que Joachim Chissano ainsi que la SADC qu’il représente sont les principaux facteurs de blocage dans le processus de résolution de la crise. « Sans l’ingérence – selon ses termes – de la communauté internationale, cette crise aurait déjà été loin derrière nous » suppose-t-il avec frustration. En d’autre termes, sans la communauté internationale, tout se serait déroulé comme prévu…
CNOSC: plus que quelques heures pour charmer Joachim Chissano

Les pourparlers continueront jusqu'à demain
La reconnaissance officielle de Joachim Chissano serait le dernier pas à franchir pour le CNOSC (Coordination Nationale des Organisations de la Société Civile). Cependant, rien n’est gagné d’avance, surtout quand le médiateur mandaté par la SADC se pose encore quelques questions quant à la réelle neutralité de cet organe. L’opposition, en tout cas, n’a pas caché sa réticence vis à vis du CNOSC, ce qui n’a pas manqué d’attirer l’attention du médiateur Mozambicain. Quand Hery Raharisaina de la mouvance Marc Ravalomanana avance que 90% des membres de la société civile sont en vérité du clan Andry Rajoelina, quand Jean-Marcel Miandrisoa de la mouvance Albert Zafy déplore l’inclusion de certains politiciens au CNOSC, ce dernier aura besoin d’un plaidoyer de poids…
La médiation Internationale, Andry Rajoelina s’en moque

"Chissano n'a pas été invité au pays"
Alors que SEM Joachim Chissano, médiateur de la SADC a enchaîné les pourparlers avec les entités politiques et sociétés civiles, Andry Rajoelina a préféré se la couler douce à Mahajanga. En tout cas les propos du PHAT ont été claires: « l’Etat malagasy n’a pas invité Joachim Chissano … désormais il ne s’agit plus de consensualité ni d’inclusivité mais de neutralité ». Et de marteler que les précédentes tentatives de résorption de la crise malgache par la communauté internationale ayant échoué, Madagascar n’ira plus dans cette voie. « La recherche de solutions a été confiée aux soins des malgaches d’où la préparation du dialogue national » a-t-il confirmé.
Fetison Rakoto Andrianirina au dialogue national, le « non » catégorique cède la place au « peut-être »

"Nous participerons au dialogue national (à condition que...)"
Les trois mouvances se trouvent-elles au pied du mur? Depuis le mois de mai, les concessions faites par les trois mouvances ne font que succéder à d’autres. En tout cas, la situation porte à croire que l’opposition perd continuellement de sa vigueur. Les « non » conditionnels laissent maintenant place aux « peut-être »voilés de belles conditions. « Nous participerons au dialogue national à condition qu’il soit organisé dans la consensualité » esquive Fetison Rakoto Andrianirina de la mouvance Marc Ravalomanana. Une esquive assez vaine quand on sait à présent ce qu’il va en découdre. Avec une communauté internationale qui reconnaît, voire soutient la société civile, un Joachim Chissano qui doit se soumettre au processus de résolution malgacho-malgache, ces Maputo et Addis-Abeba seront d’ici peu des noms démodés et bien sûr, les trois mouvances devront inventer une belle excuse pour entrer la tête haute au dialogue national. Faut-il enchaîner cette suite logique jusqu’à briser le rêve des zanak’i Dada?
Dernières nouvelles: SEM Joachim Chissano est arrivé sur sol malgache

La médiation se poursuit
Le médiateur Mozambicain savait faire durer le suspens. Après 3 reports depuis le mois de juin, Joachim Chissano est enfin arrivé à Madagascar. Ce séjour entre dans le cadre de la résolution de la crise malgache par la rencontre des mouvances politiques. Il est prévu avoir une entrevue avec chacun des chefs des quatre mouvances, autre autre les mouvances Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka, Albert Zafy et Andry Rajoelina ce week-end. Les autres forces vives et entités politiques ainsi que la société civile ne seront également pas en laisse. L’évolution des évènements politiques laissent à croire que Joachim Chissano va devoir s’ouvrir davantage sur la fameuse initiative malgacho-malgache. D’ailleurs, les discours de Marc Ravalomanana et des émissaires de la SADC penchent dans ce sens.
Une optique de sortie de crise proposée par le FRDL à SEM Joachim Chissano

Une autre idée pour la résolution de la crise
Front Républicain Démocrate Légaliste
Liberté – Légalité – Paix
Présidence du parti politique
Ambroise Ravonison
Thionville, le 21 Juillet 2010
Votre Excellence,
La Mouvance Légaliste et Le Front Républicain et Démocrate Légaliste dont je suis le Président, partage avec vous sa vision de sortie de crise et demande à la Communauté Internationale, à l’Union Africaine et à la SADC de parler vrai et d’agir en conséquence.
Afin d’amener un apaisement et une sérénité auprès de la population, nous vous demandons officiellement la libération de tous les prisonniers politiques, des journalistes et des pasteurs qui sont encore détenus arbitrairement dans les prisons à Madagascar. Read more
Médiation: le GTT demande à la SADC d’exclure la France des négociations

Pour se détacher réellement de la France
Dans une lettre adressée à SEM Joachim Chissano, le collectif GTT demande l’exclusion de la France des négociations pour la sortie de crise. Pourquoi-pas? A croire que la France est le seul pays intéressé à résoudre la crise malgache, puisqu’à part les organisations internationales et régionales comme la SADC, l’UE, l’UA, elle est parmi les rares pays à se coller aux talons d’Andry Rajoelina en son propre compte. « Le soutien de la France au PHAT rend celui-ci invincible et au-dessus de la loi, pour aller vers une partialité flagrante des négociations » avance le GTT. D’ailleurs, ce collectif demande plus de fermeté au médiateur quant aux prochaines négociation, et que les mesures soient strictement appliquées contre celui qui entraverait la recherche de solutions.
La Présidence de la Transition refuse de classer Joachim Chissano personna non grata

La HAT pour classer Chissano Persona non grata
Il semble bien que la peur s’installe chez les membres de la HAT à la venue imminente du médiateur de la SADC, Joachim Chissano dans la Grande Île. Et des idées, il n’en manquait pas, pour empêcher la visite du grand méchant Mozambicain, jusqu’à demander le classement de celui-ci en « persona non grata » (personne indésirable). Ces membres de la HAT qui n’ont pas encore dû digérer le passage de la délégation de Parlementaires de l’ACP-UE. Une requête frisant le ridicule, que même la Présidence de la Transition a rejeté. Peut-être aussi parce qu’Andry Rajoelina ne voudrait pas briser la course au charme, qui d’ailleurs retrouve bien ses rails vers la levée de sanctions et la reconnaissance internationale.


