Concours de tartes à la crème entre la HAT et les trois mouvances
Après les multiples « scoops» délivrés récemment par Marc Ravalomanana la HAT n’a pas trouvé mieux pour répliquer que de préparer elle aussi une nouvelle série de « révélations ». Il s’agirait de mettre à mal les chefs des trois mouvances à un moment crucial pour l’avenir politique du pays. Étonnant tout de même que la HAT redonne ainsi sa chance a une stratégie éculée, qui d’ailleurs ne lui avait déjà pas souri la première fois (souvenez-vous, l’« ampamoaka » ministère par ministère du tout début). À moins que, contrairement à la plupart des êtres doués de raison, la HAT n’apprenne pas de ses erreurs…
Tuerie du 7 février : une histoire de fous
La lumière n’a jamais vraiment été faite sur les évènements du 07 février 2009. Dernière version en date, celle de Marc Ravalomanana qui avance que le massacre serait l’œuvre de deux militaires « fous » qui auraient tiré sur la foule de leur propre chef. Pas sûr que l’ancien président puisse se dédouaner aussi facilement de sa part de responsabilité dans cette tuerie…
Général Bruno Razafindrakoto, sautera, sautera pas ?
Suspense au Fort Duchesnes. Malgré les multiples démentis et l’assurance qu’il gardait le contrôle du camp à 100 %, le général Bruno Razafindrakoto pourrait finalement être amené à donner sa démission. Les bruits de couloir rapportent que la cohésion au sein de la gendarmerie pourrait primer sur le maintien du général, passablement éclaboussé par l’affaire des milliards de Marc Ravalomanana
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Du rififi chez les forces armées, la FIGN veut la vérité sur les milliards
Il semble que les « révélations » de Marc Ravalomanana sur le prétendu magot de 500 millions d’ariary portent finalement leurs fruits vénéneux au sein des forces armées. Des éléments de la Force d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (FIGN) ont ainsi donné un ultimatum de 24 heures au gouvernement pour dévoiler les conclusions de l’enquête sur l’existence ou non de ce pactole. Les frondeurs auraient également demandé rien de moins que la démission du général Bruno Razafindrakoto, actuel numéro 1 de la gendarmerie, si la vérité n’était pas faite. Subodorant une tentative d’attaque (par qui, pour quoi ?) du camp Fort Duchesnes ils ont même mis en place un dispositif de protection autour de l’enceinte. Un nouveau signe du climat de fébrilité et de tension qui règne actuellement chez les forces armées….
Gouvernement consensuel: la nouvelle carotte de la HAT
Véritable main tendue ou vulgaire pomme tentatrice ? Toujours est-il que la HAT fait ouvertement du pied à divers leaders des trois mouvances. Et que ces grossières manœuvres d’approches n’ont échappé à l’attention de personne, même de Marc Ravalomanana qui n’est même pas sur le territoire. Il a d’ailleurs prévu de faire une déclaration commune avec Didier Ratsiraka et Albert Zafy pour fustiger cette nouvelle initiative du régime en place. Si les stratèges de la HAT espéraient prendre les vieux briscards de vitesse en montant dans leur dos un gouvernement d’union nationale c’est raté. Comme d’habitude, diront certains.
Atelier des 4 et 5 mars : la HAT continue de se bercer de douces illusions
« Les trois mouvances seront présentes à l’atelier ». Voilà le crédo jusqu’à aujourd’hui prêché du côté de la HAT. Cette fois-ci par la voix de Lydia Raharimalala Toto, la HAT montre encore une fois son refus manifeste d’affronter la réalité des évènements. Et le régimede s’enfoncer un peu plus dans la spirale de l’autopersuasion,et ce, alors que Zafy Albert et Marc Ravalomanana ont déjà publiquement demandé à leurs alliers respectifs de ne pas s’y rendre. Mais qui sait, peut être qu’en deux jours le miracle aura le temps de se produire ?
Quand Ravalomanana joue au maître du suspens
Un peu comme le docteur Mabuse, Marc Ravalomanana continue de piloter son organisation à distance, par le seul pouvoir de sa voix. Ainsi, ces derniers temps, il torpille en continu ses amis de la HAT en multipliant les manœuvres stratégiques, les coups de bluff et les effets d’annonce via son intervention radio habituelle. Dernière grande révélation à venir : les noms des heureux militaires qui auraient touché au désormais légendaire pactole de 2009. Une nouvelle qui ne manquera pas de déchaîner les passions au sein de la grande muette. Pour ménager son effet, « Ramose » n’a pas encore révélé le jour de l’annonce. Peut-être pour les 4 ou 5 mars, qui sait?
Le dogme de la HAT sur les événements du 17 mars
Le nouveau ministre des Affaires Étrangères s’érige en docteur du dogme de la foi chez la HAT. Hyppolite Ramaroson est ainsi formel. Il n’y a pas eu de coup d’État ce 17 mars 2009, d’ailleurs il peut en témoigner, il y était lui à l’Épiscopat le 17 mars dernier. Il a ainsi enjoint Marc Ravalomanana à « arrêter ses mensonges » et à reconnaître qu’il avait quitté le pouvoir « de son plein gré », allant jusqu’à affirmer qu’il s’était « auto-putsché ». Hé oui. Ce n’est pas parce que des militaires armés vous disent de signer un papier qu’il y a forcément usage de la force. Bizarrement, pas mal d’observateurs également présent sur les lieux ce jour-là, au premier rang desquels Lala Rasendrahasina, ont eu une tout autre interprétation des faits…
Fuite en avant de la HAT: une stratégie risquée
Malin. Alors que l’étau semblait se refermer progressivement sur Andry Rajoelina il s’en dérobe au moyen d’une nouvelle pirouette. Au programme : faire du neuf avec du vieux en proposant des concertations les 4 et 5 mars prochains en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale. La HAT tente ainsi un énième coup de poker en invitant les leaders des trois mouvances à se remettre une énième fois à la table des négociations, mais tous seuls, entre Malgaches, sans les Africains pour les chaperonner. Une petite réunion familiale comme dans toute bonne famille quoi. Pas sûr que Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka ou Zafy Albert aient très envie de répondre à cette trop amicale invitation.
Alain Andriamiseza s’improvise voyant extra lucide
Après Alain Ramaroson, historien amateur à ses heures, c’est au tour d’Alain Andriamiseza de partager avec nous son tout récent violon d’Ingres : la voyance. Interrogé sur les menaces du GIC, le ministre de la Pêche s’est fendu d’un tout bête : « Je ne crois pas aux sanctions internationales. Il ne faut pas s’inquiéter sur l’ultimatum du 16 mars du GIC ». C’est confirmé, la HAT a fait sien le mantra de Marc Ravalomanana: « N’ayez pas peur, croyez seulement ».












