Réunion de Vontovorona: les réactions de politiciens

Réactions à chaud à Vontovorona
Tabera Andriamanantsoa, Movance Albert Zafy: Nous n’acceptons plus l’idée de voir nos compatriotes à l’exil. Voilà pourquoi nous exigeons le retour de Marc Ravalomanana et de Didier Ratsiraka et dans la même foulée, la suspension des poursuites et répressions faites sur l’opposition. Nous exigeons également la dissolution de l’actuel HAT qui n’est rien de plus qu’une scène de détournements de fonds, et de pillage de la patrie, avant d’envisager quelconque négociation.
« Rasomotra », ancien député qui réclamait farouchement le retour de Dada: Une attitude désolante. Les malgaches ont assez souffert et il n’est plus question de poser de telles conditions. J’estime que l’essentiel est aujourd’hui de résoudre à tous les prix cette crise, si l’on veut réellement parler de patriotisme.
Alain Andriamiseza, MCDM: Les trois mouvances sont sortis de la salle, une stratégie comme une autre. Je suis certains qu’ils fléchiront bientôt et retourneront sur la table des négociations.
Roland Ratsiraka, MTS: Je suis de l’avis des trois mouvances sur la suspension de toutes les poursuites ainsi que les procès, à conditions qu’ils soient à caractère politique. Nous allons tenter un nouveau rapprochement, car il est primordial de baisser les tensions pour trouver un compromis.
Le face-à-face effervescent des émissaires de la SADC et les membres de la HAT

Lourdement verbalisé par les membres de la HAT
Une journée tendue pour qualifier celle d’hier, lors de la rencontre du staff Dr Leonardo Simao, émissaires de la SADC avec les membres de la HAT. Ces derniers ont certainement attendu longtemps ce moment pour laisser champ libre à leurs humeurs des plus hostiles, à fustiger la paralysante Communauté internationale. « Pourquoi vous immiscez-vous dans nos affaires alors que vous avez vous-même suspendu Madagascar de la SADC? » a interrogé Pierre Andrianantenaina, fortement appuyé par Roland Ratsiraka. A dire que la SADC n’ayant pas pu convaincre la HAT sur la continuité de la démarche internationale ne pouvait que les quitter bredouille. « Nous sommes là pas pour vous imposer quoi que ce soit, mais pour vous consulter et ainsi transmettre vos suggestions à SEM Joachim Chissano » s’est indigné le Dr Leonardo Simao.
Après Roland Ratsiraka, Pierrot Rajaonarivelo compte se faire tester
La bataille pour les élections a déjà pris le départ pour certains politiciens. Pierrot Rajaonarivelo du parti MDM s’est donné rendez-vous avec le « peuple » ce samedi 15 mai 2010 au palais des sports de Mahamasina. Une rencontre pour soi-disant présenter le parti, ses fondements et son point de vue sur la situation actuelle et future du pays. Pierrot Rajaonarivelo qui s’est donné en exil politique pour ne retourner au pays qu’au temps d’Andry Rajoelina. Toutefois, une loi d’amnistie reste jusqu’à présent floue, un obstacle à sa course aux urnes à l’égal de Voninahitsy Jean-Eugène ainsi que Pety Rakotoniaina et consorts. En tout cas, le PHAT savait jouer avec les mots, entre libération et amnistie des « prisonniers politiques ».
Mouvance Ravalomanana: Rakotomaditra Vivato sur les traces d’Alain Andriamiseza

Andriamiseza ou Rakotomaditra, des noms qui ont bien leur sens
Dans le cadre de sa résolution de la crise malagasy, Andry Rajoelina a reçu hier les partis politiques et forces vives de Madagascar. Beaucoup d’entre eux ont répondu à l’appel, notamment le parti MAMAFISOA, le MTS de Roland Ratsiraka, le MDM de Pierrot Rajaonarivelo, le Madagasikara Mandroso d’Yvette Sylla et tant d’autres. Mais l’arrivée de Vivato Rakotomaditra Rakotovao était en apothéose. Cet ancien secrétaire général du Jeune TIM limogé, était accompagné d’Ando Parson, pour soit-disant apporter leur proposition à titre personnel. Un scénario nous rappelant bien l’inclusion d’Alain Andriamiseza dans le gouvernement Monja Roindefo pour faire croire à une ouverture de la part du régime. A plus d’une année après la chute de Marc Ravalomanana, les masques continuent à tomber autour de lui.
Accords de Pretoria ? Roland Ratsiraka n’y croit pas.
Sceptique. L’élu de Toamasina a exprimé ses craintes sur l’issue des négociations de Pretoria en déclarant qu’il ne serait pas étonné si ces dernières n’aboutissaient pas à une solution satisfaisante pour tous. Un nouveau dérapage médiatique pour Roland Ratsiraka, déjà coutumier du fait. Reste à savoir s’il s’agit d’une énième ruée dans les brancards du maître communicateur ou d’un sentiment partagé au sein du pouvoir en place.
Roland Ratsiraka opte pour un gouvernement militaro-civil

Roland Ratsiraka, Vice-président de la HAT
« L’heure est grave, nous devons réagir au plus vite et instaurer un gouvernement militaro-civil » Une proposition du Vice-président de la HAT Roland Ratsiraka, suite aux évènements de la semaine dernière. Il a clairement avancé qu’il y a trop de débordements au sein du régime actuel, et la crise économique que traverse le pays n’arrange pas du tout la situation. Il a également mit un point sur le manque de transparence quant à la formation de la CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante). La HAT est-elle toujours consciente que le peuple les observe d’ici bas? … si bien sûr le « peuple » compte encore.
Roland Ratsiraka a raison…pour une fois
Entendu lors du congrès du parti MTS (Malagasy Tonga Saina) de Roland Ratsiraka « Les sanctions infligées par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine ne sont pas du tout valables du fait que la majorité des présidents africains ont accédé au pouvoir par un coup d’État ». L’enfant terrible de Toamasina doit sûrement se demander pourquoi cette « majorité des présidents africains » continue de bouder Andry Rajoelina, pourtant arrivé au pouvoir par les mêmes moyens qu’eux…
Atelier d’Ivato : Blanche Nirina Richard claque la porte
Nouveau clash interne au sein de la HAT. Après la confrontation entre Cécile Manorohanta et Roland Ratsiraka c’est cette fois-ci au tour d’Annick Rajaona et de Blanche Nirina Richard de se crêper le chignon. Cette dernière, responsable du suivi de l’exécution des résolutions des assises nationales, a ainsi déclaré publiquement ne pas vouloir se rendre à l’atelier d’Ivato, déçue que l’organisation d’une conférence nationale (la finalité, pour elle, des assises nationales de l’année dernière) ait été abandonnée au profit de celui-ci. Une décision qu’Annick Rajaona, en bonne porte-parole de la présidence, s’est empressée de fustiger.
Les douze travaux de Roland Ratsiraka
Chercherait-il à se faire pardonner sa gaffe de la semaine dernière ? En tout cas Roland Ratsiraka semble bel et bien décidé à démontrer son allégeance à la HAT…tout en faisant du pied aux autres mouvances. Il a ainsi indiqué que le régime en place était déterminé à voir ces dernières participer à son atelier « quitte à ce qu’il soit co-organisé par tous les acteurs politiques actuels ». Garder le contact avec la HAT tout en essayant de l’établir avec les autres, voilà tout l’enjeu du dur numéro de funambule auquel l’élu de Toamasina est actuellement en train de se livrer…
Nouvelles chamailleries au sein de la HAT
Nouvel échange de tirs internes chez la HAT. Après la très médiatisée sortie de Roland Ratsiraka, Cécile Manorohanta, sans doute blessée dans son orgueil, se devait de réagir. Hé oui, on ne laisse pas impunément le jeune loup de Tamatave taillé l’organisation des élections, surtout lorsqu’on en est en charge. La vice PM chargée de l’intérieur a ainsi profité d’une interview pour y aller de ses petites piques, jusqu’à accuser le neveux Ratsiraka de « se placer dans le camp de l’opposition ». Oui, un peu comme des gamins qui se chamaillent dans une cour de récré. La preuve qu’au-delà des hypothétiques sanctions, ce sont les luttes intestines qui risquent le plus de mettre à mal la HAT.








